ZnO,2SiO
Résultats. NM . — Ce mélange placé dans un creuset de Cornouailles, placé lui-même dans un moufle, a été exposé pendant cinq heures à une forte chaleur blanche ou à peu près. Le produit était fritte ; il fut pulvérisé et chauffé exactement dans les mêmes conditions que la première fois. Le second produit, quoique plus fortement fritte que le premier, n'était cependant pas fondu. N* 2. — Ce mélange fut chauffé exactement dans les mêmes conditions et pendant le même temps que le n" 1 ; le produit était fritte, mais pas autant que le n* 1 . N*" 3. — Le mélange fut encore chauffé dans les mêmes conditions et pendant le même temps que le n"" 1 ; le produit était fritte, mais pas autant que le n"" 1> mais plus que le n"* 2. N"" 4. — Ce mélange fut chauffé pendant trois heures et demie dans les mêmes conditions que le n"" 1 ; le produit était légèrement fritte, mais s'égrenait facilement sous les doigts ; il était d'un blanc jami&tre. On chauffa, pendant deux heures, une portion du centre de la matière frittée obtenue à la première des trois expériences précédentes, dans un creuset de platine mince, placé dans un fourneau à vent ; le creuset de platine fut déposé dans un creuset d'argile couvert, et défendu du contact des parois de ce creuset par des supports en fil de platine. La chaleur fut amenée au blanc j et les creusets d'argile furent ramollis et déformés. Des expériences semblables furent tentées dans le four De-
ville, OÙ le platine fut fondu, sans doute parce qu'il avait été attaqué par le zinc réduit par les gaz de combustion. N* 1. — Pas de modification sensible. N* 2. — Produit fondu, légèrement poreux, opaque, translucide sur les bords; cassure vitreuse, brillante, blanche, avec une très-faible teinte jaune. N' 3. — Produit fonda, jaune verdâtre, plus translucide, mais, sous tous autres rapports, semblable au n* 2.
Du silicate hydraté de zinc natif presque pur, fut parfaitement fondu, après avoir été exposé dans un creuset de platine, dans les conditions énoncées plus haut ; il donna une masse opaque, pierreuse, d'un gris verdâtre.
Chacun de ces produits, traité par Tacide chlorhydrique, donna de la silice gélatineuse ; on avait donc, dans chacune de ces expériences, obtenu du silicate de zinc.
Lors de TExposition universelle de 1851 , on exposa, dans le département français, des échantillons de verre incolore, composés de silice, d'oxyde de zinc et de bases terreuses ou alcalines.
Silicate de zinc chauffé avec le carbone. — On a fait les expériences suivantes (S.) : NM. — 1«%295 de silicate de zinc artificiel de la formule 3ZnO, SiO% obtenu de la manière décrite plus haut furent mêlés, après avoir été réduits en poudre, avec 0",324 de charbon de bois. Le mélange fut mis dans un petit creuset brasqué couvert, tel qu'il est d'usage dans la méthode suédoise, pour essayer les minerais de fer ; ce creuset fut enfermé dans un autre creuset en plombagine couvert; on remplit l'espace vide entre les deux creusets de poudre d'anthracite, et on les exposa à la chaleur blanche pendant une heure. Le résidu de la cavité brasquée était très-léger, poreux et friable ; il occupait le même volume que le premier mélange ; l'acide chlorhydrique ne le rendit pas gélatineux. On le fondit avec un mélange de carbonate de potasse et de soude et ce produit analysé soigneusement ne décela aucune trace de zinc ; il contenait cependant un peu d'oxyde de fer et du carbone. En supposant que l'oxyde de zinc ait été complètement réduit et le zinc volatilisé, le résidu de
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silice n'aurait dû peser que 0*%358, tandis quMl pesait effectivement 0^', 408; la différence s'explique toutefois par l'oxyde de fer et le charbon contenus dans le résidu. — N"* 2. ^^^295 de silicate de zinc natif, à peu près pur, furent mélangés avec 0«% 324 de charbon de bois, et traités comme précédemment. Le résidu pesait 08%422, et après incinération O'^^BSO; cette différence provenait de la combustion d'une petite quantité de charbon ; l'acide chlorhydrique ne le rendit pas gélatineux et, en suivant le même mode d'analyse que pour le n* 1 , on n'y découvrit aucunes traces de zinc. L'expérience répétée donna les mêmes résultats. — N" 3. 38S239 de silicate de zinc naturel réduit en fine poussière, furent chauffés exactement dans les mêmes conditions, dans un creuset brasqué, sans addition de charbon de bois; le résidu, poreux, légèrement scorifié à l'extérieur, pesait 08',893, et ne renfermait pas de zinc, — N" 4. 8»^% 42 du même silicate, en petits morceaux^ gros comme des lentilles, furent chauffés sans mélange de charbon, dans un creuset brasqué, dans des conditions pareilles aux précédentes; les débris qui restèrent étaient agglutinés sur les bords, pesaient 2^S85 et contenaient du zinc. La conclusion à tirer .de ces expériences est que l'oxyde de zinc, dans le silicate de zinc réduit en poudre fine, peut être complètement réduit quand il est exposé à une haute température dans un creuset brasqué, même sans être mélangé avec du charbon de bois.
Silicate de zinc chauffé avec de la chaux et du charbon de bois (S.). — On employa du silicale hydraté, des États-Unis. Après l'analyse, on le trouva presque pur; ilwe renfermait qu'une trace légère de fer et de chaux. Un mélange intime de 5 grammes de silicale de zinc calciné, 5 grammes de chaux et 2 grammes de charbon de bois fut chauffé, à la plus haute température possible, dans un creuset brasqué et luté, mis pendant une heure, dans un fourneau d'essai à fer. Le résidu se gélatinisa par l'addition d'acide hydrochlorique et dégagea une petite quantité d'hydrogène sulfuré, mais on n'y trouva aucune trace de zinc.
Oxyde de zinc chauffé avec l'acide borique. — On a exécuté les expériences suivantes (^^) :
Rapport en poids de chaque essai.
Rapport du mélange. Oxyde de zinc. Acide borique fondu