MÉTHODE ANGLAISE
La réduction s'opère dans de grands creusets fermés dans le haut, et ayant; au fond, une ouverture à travers laquelle la vapeur de zinc passe dans un récipient inférieur, où elle se condense et se rassemble. On chauffe plusieurs de ces creusets, à la fois, dans un fourneau tout à fait semblable aux fours circulaires des verreries. Quoique ce procédé soit généralement connu sous le nom de procédé anglais, on ne peut pourtant pas affirmer que ce soit une invention anglaise. Nous le décrirons tel que nous Tavons vu employer près de Swansea en 1 848 et près de Neath en 1 859 dans le traitement de la blende. Les gravures, ci-jointes, ont été exécutées sur les croquis et d'après les dimensions que nous avons relevées nous-même, à cette époque.
Grillage de la blende, — Lorsque le minerai c'est pas apporté aux usines suffisamment divisé, on l'écrase sous des meules en fer, de façon à ce qu'il passe à travers un crible percé de deux à quatre trous par centimètre carré (5 à 6 par pouce ang.), on le lave ensuite pour en séparer les matières terreuses.
Le grillage s'opère dans un four à sole plate dont la structure n'offre rien de particulier.
Chaque charge de 800 kilogrammes est grillée vingt-quatre heures durant, en consommant environ deux tonnes de charbon. Il est nécessaire de bien retourner, de temps à autre, la matière. Le minerai perd, au grillage, environ 20 pour lOO ; mais ce chiffre varie nécessairement suivant la nature du minerai.
On était parvenu, il y a quelques années, près de Swansea, dans une usine où le procédé anglais était en vigueur , à chauffer avantageusement des fours de grillage à double sole superposée, en utilisant la chaleur perdue des fours de réduction.
Chaque sole avait 3 mètres de longueur sur 1"" ,80 de largeur; le
minerai, de )a sole supérieure, passait par une ouverture, à la sole inférieure. On étalait une charge de 250 kii. sur la sole supérieure ; là, on ia chauffait au rouge pendant douze heures, puis on la faisait tomber sur la sole inférieure, où recevant directement la flamme du foyer, elle restait exposée pendant le même laps de temps, h une chaleur beaucoup plus intense. La flamme passait ensuite à la sole supérieure.
Creusets et condenseurs. — La figure 45, dont l'échelle est doubje de celle des figures 47 et 48, représente une section verticale passant par le milieu d'un creuset.
La charge est introduite par une ouverture circulaire placée au sommet de la section horizontale ; ses bords extérieurs sont aplatis de manière à recevoir un couvercle, représenté au-dessus du creuset dans la figure ci-dessous. On voit au fond du creuset, une ouverture plus petite pour admettre le condenseur.
L'appareil de condensation, fig. 46, consiste en deux tubes de tôle de O'^jOG 15 d'épaisseur; le tube supérieur ou condensetir^ a, est plus court que le tube inférieur, ou ^
allonge j b. On façonne ces tubes en roulant simplement les tôles de manière à ce que les bords, en se superposant, permettent un rivage grossier. Le condenseur est conique, évasé par le bas.
L'extrémité supérieure du condenseur est entourée d'un anneau de fer épais qui forme bride, c. Cette bride est maintenue en place en la pointant sur la surface intérieure du condenseur ; elle est faite ^'^- "■ co"p«<*'»«««^"~'grossièrement, et quelquefois même, ses extrémités ne joignent pas. Au-dessous, se trouve un autre anneau de fer, r/, libre et d'un diamètre tel qu'il ne puisse pas glisser plus haut que ne l'indique la figure.
On applique fortement la bride, c contre le fond du creuset, pour que les centres des deux ouvertures se raccordent. Le con-