‹ Traité complet de métallurgieChapitre 16 sur 150 · BO · texte numérisé non relu

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I^ mélange chauffé dans un creuset découvert de Cornouailles, et placé dans un moufle, se fondit aisément au rouge au bout de vingt minutes environ. Le produit était un verre d'un gris-noir, vu par transparence^ mais d'un bleu irisé à la surface.

SotiS'Sulfure de cuivre. — Formule Cu^S. — \jd cuivre a une extrême affinité pour le soufre. Si l'on chauffe au rouge un mélange de soufre en poudre et de tournures de cuivre, il y a combinaison avec une vive incandescence et il se forme du sulfure de cuivre. On peut facilement faire cette expérience en grand, en laissant tomber des morceaux de soufre sur du cuivre porté au rouge vif, dans des creusets, ou bien en chauffant un mélange de battitures de cuivre et de soufre. Ainsi préparé, il est compacte et s£^ cassure à grain, striée ou plus ou moins conchoïde; il est noir, avec un reflet gris-bleuâtre ; son éclat est faiblement métallique. Il fond à une température plus basse que le cuivre, et, quand il est fondu, il n'attaque pas le creuset comme la galène ; il se réduit aisément en poudre par la trituration. Suivant Karsten, son poids spécifique est 5,9775. Chauffé fortement à l'abri de l'air, il ne subit aucun changement.

Sous-sulfure de cuivre chauffé avec d'autres sulfures, — Suivant Berthier, il a une forte tendance à se combiner avec tous les sulfures métalliques. On obtient facilement des sulfures doubles de

cuivre et de métaux alcalins en chauffant des mélanges de sulfure de cuivre et de sulfure alcalin dans des creusets brasqués. Berr thier (1 ) a préparé de cette manière les deux sulfures doubles suivants :

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