‹ Traité complet de métallurgieChapitre 48 sur 150 · Fil recuit d'abord au rouge 9,6 8,»39i · texte numérisé non relu

Fil recuit d'abord au rouge 9,6 8,»39i

il. — — 7,7 8,9438

Marchand et Scheerer ont conclu de ces données que plus le cuivre est étiré fin, plus sa densité augmente légèrement, mais qu'il n'y a pas d'accroissement correspondant dans la dureté. 11 faut remarquer cependant que, si Ton doit attacher quelque importance à la troisième décimale, la première conclusion n'est pas établie d'une manière satisfaisante.

On a déterminé la densité du cuivre déposé par la pile et préparé à Taide d'une solution de sulfate de cuivre, mais sans avoir

(1) Il a*jr a pas eu de correction de faite pour U pesée dans Tair.

DENSITÉ Dr CUIVRE 71

été fondu. Quatre morceaux de ce cuivre, soigneusement choisis, avaient les densités suivantes : 8,914, — 8,900 et 8,843. Les différences entre ces nombres , peuvent s'expliquer par ce fait que le cuivre déposé par la pile est plus ou moins poreux ; traité de différentes manières, sa densité a été ainsi déterminée par A. Dick :

Morceau de liogot vésiculaire fondu dans les conditions ordinaires. . 8,K35

Autre morceau du même lingot 8,505

Fil non recuit fait avec le même lingot 8,9i6

Même fil recuit 8,»i»

Morceau de lingot coulé dans un moule contenant assez de pous-^

sier de charbon pour protéger la surface du cuivre contre l'action > 8,946

de Fair )

Autre morceau du même lingot SfiHt

Morceau d*un autre lingot coulé de même 8,92S

Fil non recuit tiré du dernier lingot '. 8,95î

Fil non recuit provenant du cuivre fondu sous le charbon et refroidi |

dans le creuset } '

Même fil recuit 8,930

Morceau d'un lingot coulé dans le gaz d'éclairage 8,948

Autre morceau du même lingot 8,958

On remarquera que la densité du cuivre fondu sous le charbon est poreux après la coulée et s'accroît par l'étirage, de sorte qu'elle est presque aussi considérable que celle des fils provenant du cuivre compacte. .La densité du cuivre, fondu sous le charbon et à structure dense, n'augmente pas avec l'étirage, et la densité du fil est presque la même avant qu'après le recuit. La densité d'un échantillon de cuivre coulé dans le gaz, 8,958, est sensiblement plus élevée que le chiffre le plus élevé de Marchand et Scheerer, soit 8,952, que présentait un échantillon de fils de cuivre, forgé à l'épaisseur de 0", 0001 5.

Marchand et Scheerer ont trouvé que les densités de quatre échantillons de cuivre natif cristallisé, laminés avec soin, étaient de 8,940, — 8,935, — 8,933 et 8,962; le dernier venait du Brésil et contenait une quantité sensible de matières étrangères;

en voici la composition qui a été constatée à la suite de plusieurs essais comparatifs :

Cuivre ! .. 99,66

Argent 0,30

Or 0,08

Fer 0,10

D'après les faits énumérés, il semble probable que le cuivre ne subit pas une diminution de volume permanente par la compression et que les variations de densité sont causées par les différences de porosité de la masse métallique. En supposant qu'il soit possible de couler du cuivre pur, tout à fait exempt de bulles, s'il se contracte pendant la solidification après la fusion , il doit encore se former des vides dans l'intérieur, parce que l'extérieur se solidifie d'abord, et, à cet état, il est capable de résister à la pression atmosphérique, pendant que le métal, encore liquide à l'intérieur, se contracte graduellement et se solidifie.

M. Charles 0' Neill a communiqué depuis, à la Société philosophique de Manchester (5 mars 1861), un mémoire sur les changements de densité éprouvés par le cuivre laminé et recuit. Ces résultats sont consignés dans l'extrait suivant des actes de cette Société.

€ Dans la première série d'essais, dix morceaux de cuivre ont été coupés sur une feuille de O",0O47 d'épaisseur; ces morceaux pesaient de 1 0 à 20 grammes chacun ; leur densité moyenne était 8,879, Les morceaux furent ensuite soumis séparément à Faction d'une puissante machine à compression, fondée sur le principe du genou; environ cinquante coups de piston furent donnés. La densité de ces morceaux comprimés présentait une moyenne de 8,8Ù5, avec une perte de 0,024. Les mêmes morceaux furent recuits en les plaçant dans du sable chauffé au rouge et en les abandonnant à un refroidissement lent. Après avoir enlevé l'oxyde adhérent, on trouva que la densité moyenne était 8,884, avec une augmentation de 0,029 sur les morceaux comprimés, et de 0,005 sur les mor-

CONDUCTIBILITE DU CUIVRE 73

ceaux primitifs. Une seconde série d'expériences faites avec un très-grand soin, vint corroborer les premières. Les morceaux provenaient d'une autre feuille de cuivre de la meilleure qualité : dix morceaux, pesant chacun de 27 à 34 grammes, offrirent une densité moyenne de 8,898 ; sous la pression de la même machine, la densité moyenne devint 8,878, soit une perte de 0,020 par la compression. Après le recuit dans un feu de charbon de bois, la densité moyenne de cinq des morceaux était de 8,896, offrant une augmentation de 0,018 sur les morceaux comprimés et une perte de 0,002 sur la densité primitive. Une troisième série d'essais sur les changements de densité d'une barre de cuivre, par des pressions successives, donna une diminution de densité de 8,885 à 8,867. »

L'auteur de ces expériences conclut que la densité du meilleur cuivre de commerce laminé est, contrairement à ce que l'on aurait supposé d'abord, sensiblement diminuée par la compression ou par le martelage.

Conductibilité électrique du cuivre. — Nous sommes redevable à MM. Matthiessen et Holzmann des recherches entreprises à ce sujet (1). On en trouvera les résultats dans le tableau suivant; le pouvoir conducteur d'un fil d'argent étiré à froid pris comme type, étant égal à 100.

Température Pouvoir au moment

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