METAUX ÉTRANGERS
y a mélange d'oxyde, de carbonate, etc., il faut augmenter la pro-. portion des agents réducteurs.
Le cuivre en barre exige généralement la fusion et Taffinage. Il est bon de vernir l'intérieur des creusets avant de s'en servir, ce qui s'obtient facilement en y fondant un peu de borax.
Oxychlorure de cuivre. — On le fait fondre directement avec du carbonate de soude et un agent réducteur, comme le charbon de bois, le tartre, etc. On ne gagne rien à griller. Le cuivre brut est ensuite affiné, si cela est nécessaire.
Malte. — Matte riche. 1 . — Il faut la réduire en poudre et la griller dans un creuset avec les précautions habituelles. Pour compléter le grillage on le mélange ensuite avec 1 ^- 300 à 1 ^- 600 de poussier de coke ou d'anthracite et on grille de nouveau. Si on ne la traite pas ainsi, elle peut retenir des sulfates qui occasionneraient un déchet et produiraient une matte dans la fonte pour cuivre brut. 2. — On fond pour cuivre brut. 3. — On affine. Comme la matte anglaise est généralement pauvre en cuivre, il faut d'abord enlever une partie du soufre et du fer par un grillage partiel, ou encore en y ajoutant du nitre; ensuite il faut fondre pour matte et l'opération suit son cours habituel.
Scories. — Ce sont généralement des silicates de protoxyde de fer, etc., contenant du cuivre. La meilleure méthode de purification consiste à les fondre directement avec de la pyrite de fer et à concentrer ainsi le cuivre dans une sorte de matte grossière.
Métaux étrangers qui se rencontrent dans les minerais de cuivre, etc.
Étain. — Il se présente dans les minerais de cuivre à l'état d'oxyde d'étain ou de sulfure d'étain et de cuivre. A l'état d'oxyde, la plus grande partie est entraînée dans la scorie par la fusion avec le nitre, etc. ; mais quand il existe à l'état de sulfure, ou quand il y a en présence une forte proportion d'autres
sulfures, le minerai doit être soumis, avant la fonte pour matte, à un grillage préliminaire, de façon à produire une matte plus riche; dans ce cas, Tétain tend à passer dans la scorie comme oxyde.
Fer. — Il se rencontre k l'état de pyrite de fer, de pyrite arsenicale, de mispickel, d'o.xyde, etc. La calcination ou remploi du nitre font passer très-facifement tout le fer dans la scorie à Tétat d'oxyde.
Zinc. — On le trouve souvent à l'état de sulfure (blende). Le grillage ou le nitre sont les seuls moyens employés pour oxyder le zinc et l'entraîner dans la scorie, en ayant soin de retenir assez de fer et de soufre pour former une matte convenable.
Plomb, — Il se rencontre dans les minerais de cuivre gris, à l'état de sulfure de plomb (galène). Sa présence donne beaucoup d'embarras à l'essayeur de cuivre, parce qu'on ne peut le faire passer dans ia scorie, même par un grillage prolongé, et qu'il se retrouve dans la matte et dans le cuivre brut. Voici la meilleure méthode de traiter un minerai contenant du plomb. — S'il tient de la pyrite de fer, on peut se passer du grillage préliminaire ou de l'addition de nitre et le faire fondre de suite pour matte; quand il est en fusion, on y laisse tomber quelques décigrammes de fil de fer ou on y plonge pendant 10 minutes environ l'extrémité d'une tige mince de fer. On peut alors retirer la tige et couler la matte qu'on laisse refroidir. En détachant la matte, le plomb se trouve au fond sous forme de culot, ou bien, s'il est en petite quantité, disséminé en grenaille. On peut le séparer de la matte en la triturant dans un mortier ; on retire alors les grenailles de métal aplaties. La matte peut ensuite être traitée comme un minerai de cuivre pyrifeux, suivant la méthode ordinaire. Le plomb contiendra un peu de cuivre que l'on recherchera par la voie humide. Si le minerai ne tient pas de la pyrite de fer, il faut en ajouter comme pour les minerais gris, etc. On éprouve d'abord quelque difficulté à appliquer cette méthode, quand il s'agit de déterminer exactement les conditions de chaque minerai ; mais -c'est la plus efficace que nous connaissions, et si on l'emploie convenablement, on
n'éprouve plus aucune difficulté, du fait du plomb pour le grillage de la matte et la fusion pour cuivre brut, etc.
Antimoine. - • Il se trouve généralement dans quelques variétés ài^fahlerz. Pour quelques minerais riches, la meilleure méthode consiste à griller dans un creuset, en ayant grand soin, pendant Topération, d'empêcher l'agglomération;- on maintient une basse température, à cause de la grande fusibilité du minerai ; par ce moyen, l'antimoine est oxydé et s'échappe en grande partie à l'état de vapeur, sous forme d'oxyde antimonique (SbO^). Le minerai grillé est mélangé avec du poussier de coke ou d'anthracite et grillé de nouveau. On le fait fondre ensuite pour cuivre brut, avec addition de plus de carbonate de soude et de moins de borax que d'ordinaire. Si le minerai est pauvre, il faut le fondre après grillage, pour matte, avec addition de fer et de soufre, etc.
Arsenic. — S'il existe de l'arsenic dans les minerais gris, on les traitera de la même façon que les minerais antimonieux ; s'il est à l'état de mispickel, de pyrite de fer arsenicale, etc., le minerai peut être grillé partiellement, ou traité avec/lu nitre dans la fonte pour matte. Quand il se trouve dans la matte, celle-ci devra être mélangée, après grillage, avec un peu de poussier de ooke ou de charbon de bois, et grillée de nouveau pour réduire les arseniates basiques qui se forment toujours pendant cette opération, et pour chasser Tarsenic aussi complètement que possible.
On connaît plusieurs procédés pour doser le cuivre par la voie humide f c'est-à-dire, à l'aide de réactifs liquides, mais il y en a peu qui soient applicables au dosage des minerais, soit qu'ils prennent trop de temps, soit qu'ils ne conviennent pas en pratique. Les méthodes par la voie humide donnent des résultats plus exacts que ceux de la voie sèche : quelleque soit la méthode employée, ou la localité où se fait l'essai, si les échantillons ont été bien choisis, les résultats s'accorderont toujours parfaitement ; on ne peut en dire
autant de la voie sèche. On indiquera seulenaent ici les méthodes qu'une longue expérience nous a fait considérer comme les meilleures.
• Échantillonnage. — l/échantillon ayant été préparé, comme pour la voie sèche, on prend une petite quantité de minerai, soit environ 6 grammes, qu'on réduit en poudre très- fine.