M. Le Play a cru pouvoir stimuler à volonté la production
(i) Op. cit. page S74.
METHODE galloise; RÉACTIONS 2^
du cuivre métallique , en un point déterminé de la matte, après la coulée, en introduisant, soit du sulfure de fer dans une matte très-' blanche^ soit de roxydule dans une scorie qui ne contenait que peu de cet oxyde. Des expériences de ce genre, souvent répétées, ont toujours répondu à son attente.
5. Au milieu de la rigole de coulée destinée à recevoir le contenu du fourneau, il fit pratiquer un bassin circulaire en forme de calotte, de 0"',60 de diamètre et de 0",25 de profondeur au centre, vers lequel cette profondeur allait progressivement en diminuant sur le bord. Ce bassin, en communication avec le reste de la rigole, se trouvait rempli complètement de matte, puis recouvert d'une masse de scories ayant 0",25 d'épaisseur environ; dès que la coulée était achevée, il introduisait en un point de la matte bleue, suivant la nature des matières sur lesquelles il opérait, une dose plus ou moins forte de matte bronze très-ferreuse et une dose équivalente de silicate d'oxydule, dans la région correspondante de la scorie. Aussitôt que la pellicule supérieure de c^tte scorie était solidifiée, il projetait, à la surface, du charbon pulvérulent et une masse considérable de sable, pour préserver les matières fondues de toute cause d'un refroidissement subit. Dans l'un de ces essais, au contact de la matte et de la scorie, il se présenta à l'observateur une vaste géode, d'une capacité d'au moins 200 centimètres cubes, entièrement remplie de cuivre groupé en fils extrêmement déliés, irisés des plus vives couleurs et possédant presque le même degré de flexibilité que des fils de matières organiques. L'ensemble de ce dépôt avait à peu près la consistance d'une grosse masse d^étoupes. L'analyse, dont voici le résultat, prouve que ces fils se composent de cuivre presque pur :
Cuivre (obtenu par la voie sèche) 98. î*
Nickel 0.6
Sable et charbon mélangés O.S