‹ Traité complet de métallurgieChapitre 91 sur 150 · tp · texte numérisé non relu

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Fig. 4S. Four styrien de grillage. Coupe yerticale sur G H, flg. 41 .

Des rigoles desservent les intersections de la base pyramidale formée par les plans inclinés du sol de chaque section ; d'autres a, a, a^ sont tracées sur les faces mêmes de ces pyramides. Sur la face des arêtes de thalweg et au niveau du sol, sont pratiquées dans le mur des rigoles e, c, fig. 42 et 43, pour Técoulement du soufre liquide, et aboutissant au dehors à des récipients en forme de quart de sphère. Le but de cet arrangement est double :

de faire pénétrer d'abord Tair extérieur dans le tas, ensuite d'amener au dehors le soufre déposé sur le sol. Enfin, quatre ouvertures ou chambres e, e sont ménagées dans les angles, pour fournir Pair nécessaire à la mise à feu. Une halle en charpente, recouverte d'une toiture en planches, abrite tout l'appareil contre les intempéries.

Mode de chargement. — Cette opération nécessite encore des soins particuliers. On commence à placer aux quatre angles le bois nécessaire pour allumer le four, et par recouvrir les rigoles de pierres plates. Au sommet^ d, des croisements culminants de ces conduits', on élève des cheminées, formées de couronnes superposées et séparées Tune deTautre àTaide de pièces cubiques, toutes confectionnées avec du minerai menu gâché et du schlich tamisé. Cette disposition a ravantage de répartir à la fois Tair dans toute la masse, et aussi de fournir des noyaux du schlich qu'on ne pouvait obtenir par l'ancien procédé. On accumule enfin le minerai dans tout l'espace vide, en alternant par couches, le gros et le menu, et en réservant de distance en distance quelques lits de copeaux, pour activer la mise à feu. Il ne reste plus alqrs qu'à rétablir la partie du mur qu'on avait été obligé d'abattre, pour faire le défournement et allumer. La combustion une fois bien acheminée avec le bois, se continue comme ailleurs avec le soufre du minerai. On traite 288 tonnes à la fois, et le grillage dure de cinq à six mois.

Cassage et triage. — Après le défournement, le gros se sépare du schlich et est porté à l'atelier de cassage. Des enfants armés d'un marteau fendent les morceaux et détachent le tazzonne (noyau) de l'enveloppe terreuse (oxyde de fer) où il est renfermé. L'essentiel est qu'aucun noyau n'échappe, parce qu^'il serait perdu dans le traitement par la voie humide (1). En outre, il faut diminuer autant

(1) Dans un récent voyage en Espagne, M. Petherick a visité une localité où Ton exploitait une grande quantité de pyrites de fer cuivreuses, d*ott Ton extrayait le cuivre à Tétat de sulfate, après le grillage du minerai ; tous les noyaux formés pendant le griUage étaient lavés avec Tenveloppe et ensuite rejetés. Les échantillons de minerai grillé qu*il avait recueillis lui-même et qu'il nous fit voir, consistaient en noyaux distincts et caractéristiques, petits, il est vrai, mais cependant trop précieux, semble-t-il, pour être négligés ainsi.

que possible la quantité de terre ferrugineuse qu'on ne peut jamais enlever entièrement. Les incuits sont mis de côté et repasses dans un nouveau tas de grillage. Peut-être serait-il possible de tenter une séparation plus parfaite, au moyen d'engins mécaniques établis sur la différence de ténacité des noyaux, qui sont durs, et de la croûte terreuse, relativement plus friable.

Les proportions des divers produits, y compris la terre qui reste inévitablement adhérente aux noyaux des minerais grillés, sont les

suivantes

Pour 100. Pour 100.

Terre . . 86.74

Noyaux bons 89.00 11.78

— pauvres 11.00 . 1.48

D'où les teneurs moyennes en cuivre sont :

Pour les bons 5 . Oî pour 100 J Moyenne :

Pour les pauvres. ... 4.45 > 4.5 poar 4oo

Pour les enveloppes . 0.7041 ] de cuivre.

La moyenne de cuivre est déduite par le calcul.

La consommation de bois nécessaire par tonne de minerai cru,

est de :

Bois de corde 0**0î5

Copeaux 0"«00l

Le grillage occupe sept ouvriers à la tâche, et le cassage cent vingt-et-un, qui sont obligés de fournir par jour^ chacun une mesure de 54 kilogrammes de noyaux.

Par suite, la main d'œuvre s'élève par tonne de minerai cru :

Grillage 0«*15

Cassage et triage î''-50

La quantité de minerai traitée annuellement se monte à 1 5,502 tonnes réparties en 80 opérations.

Suivant M. David Forbes, en Norwége (1865) où l'on grille des minerais pauvres qui ont une teneur de 1/2 à 1 pour 1 00 de

TRAITEMENT DU CUIVRE A AGORDO ff)9

cuivre seulement, on produit des noyaux qui ne contiennent généralement pas plus de 7, et jamais plus de 15 pour 1 00 de cuivre ; la première moyenne est considérée comme la plus profitable.

Fabrication du soufre. — Le four styrien place la récolte du soufre dans des conditions plus faciles et plus avantageuses. Par la disposition des charges en couches horizontales, avec alternance de lits de menus et la mise à feu à la partie inférieure, c'est d'abord là que le soufre est amené ; i( coule sur la sole du four dans les creusets extérieurs dont il a été question. Le feu se propageant graduellement dans la masse, le soufre sort successivement par les divers étages des conduits inclinés, d'où il tombe sur la solcdes chambres. Vers la fin de l'opération, on pratique encore quelques cavités dans la couverte supérieure pour recueillir le soufre.

Le soufre brut ainsi obtenu est nécessairement très-impur; on le purifie dans des chaudières en fonte par une simple fusion « suivie d'une période de repos, dans laquelle les crassesetlesimpuretés tombent au fond ou se rassemblent à la surface. Ce qui surnage est écume, et le soufre est ensuite coulé dans des moules en bois, formés de deux parties symétriques qu'on rapproche et qu'on maintient avec des pattes. On charge par chaudière 160 kil. à la fois de soufre, dont l'élaboration dure de 4 à 5 heures. Ce travail occupe trois ouvriers en trois postes et donne lieu par tonne de soufre à une consomniation de :

Bois de corde 0'»-7l8

La perte est de :

i. Soufre brut des meules 2.5 p. 100

î. Soufre du four styrien 14.0 —

Rendement en soufre :

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