‹ Traite complet des maladies des femmes (volume 2)Chapitre 24 sur 102 · DU VAGI?'» ET DE SES VARIÉTÉS DE CONFOMIIATIOX · texte numérisé non relu

DU VAGI?'» ET DE SES VARIÉTÉS DE CONFOMIIATIOX

Le vagin présente également un grand nombre de variétés, qu’il est important de connaître. Chez les vierges, il est. ordinairement fermé à sa partie postérieure par la membrane de l'hymen dont l’épaisseur peu considérai^ peut cependant , dans certains cas rares, être portée à plusieurs lignes. Cette mem-

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hrane forme dans l’enfance un repli semi-lunaire , et ce n’est qu’à l’âge de la puberté que selon Ruisch et Meckel il prend quelquefois une forme circulaire.

Le premier de ccs anatomistes, et quelques auteurs modernes , entre autres M. Lisfranc , ont cité des observations qui prouvent que l'hymen peut être double.

Ce repli, qu’on regarde avec raison comme un des meilleurs indices de la virginité, existe quelquefois chez des jeunes personnes déflorées en résistant par son épaisseur ou son élasticité aux efforts de la copulation. Les exemples de ce genre sont des exceptions très-rares , car dans l’immense majorité des cas , l’hymen se déchire à la première approche sexuelle , et les lambeaux qui en résultent forment alors les petites éminences charnues appelées caroncules myrtiforines, qu’il faut bien prendre garde de confondre avec des végétations vénériennes. Quoiqu’on attache une grande importance morale à la présence de l’hymen , il est des cas où le chirurgien doit sacrifier cette membrane , au moyen d’une opération que nous ferons connaître en parlant des indications où elle devient indispensable.

L’oriflce vulvaire du vagin, qui est très-dilatable chez les jeunes filles pubères , l’est beaucoup moins chez les femmes adultes qui ont eu des enfants, et sa j dilatation est presque nulle chez les femmes parvenues à 1 âge critique et surtout chez celles qui l’ont passé

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depuis longtemps. Les organes sexuels n'ayant à cette époque aucune fonction à remplir, s’atrophient rapidement; le vagin se rétrécit, sa muqueuse qui dans la jeunesse était molle et plissée devient alors unie, blanchâtre et polie; l’orifice vaginal, au lieu de former un anneau souple et facilement dilatable, devient dur et résistant, et souvent se trouve si rétréci, qu'il permet à peine l inlroduction du doigt auriculaire.

Au lieu de former un canal cylindroïde, comme le disent presque tous les anatomistes, le vagin offre dans son tiers supérieur une dilatation qui permet que dans le toucher on peut vers ce point en refouler largement les parois et porter le doigt explorateur jusque sur le corps de l'utérus. C'est la connaissance que nous avions depuis long-temps de la grande extensibilité du vagin vers son extrémité utérine qui nous a fait naître l'idée de notre spéculum brisé et de notre procédé opératoire pour l’amputation du col de l’utérus. Cette région supérieure du vagin se trouve en arrière et sur les côtés en rapport direct avec le péritoine, de sorte que si, vers ce point l’on perforait postérieurement et latéralement les parois vaginales on pénétrerait infailliblement dans la cavité abdominale, de même qu’on arriverait dans le bas-fond de la vessie, si la perforation était faite en avant et en haut.

Au lieu de s’insérer sur le col de la matrice, hori-

zontalement et comme un anneau, ainsi que le disent tous les anatomistes, l'extrémité supérieure du canal vulvô-utérin vient se fixer obliquement d'arrière en avant sur cette partie saillante et inférieure de l’organe gestateur, c’est-à-dire que la paroi antérieure est plus rapprochée du museau de tanche et la postérieure plus éloignée de cette ouverture. Cette disposition qu’il est extrêmement important de connaître lorsqu’on pratique l’excision du col utérin , laisse entre ce dernier et la paroi vaginale un espace plus considérable en arrière qu’en avant. M. Li* franc a trouvé sur plus de cent sujets que la largeur de l’in- , sertion du vagin est bien plus étendue qu’on ne le croit généralement, et qu’elle peut varier de six à quinze lignes. Selon cet habile chirurgien, la moindre distance de la partie inférieure du col au péritoine, est de neuf lignes en avant et de dix en arrière. Cette découverte a souvent permis à M. Lisfranc de couper six à huit lignes du col de la matrice, en laissant cependant à celte partie de l'organe assez d insertion pour soutenir le poids des viscères. On concevra facilement les avantages qui doivent résulter des dispositions anatomiques que nous venons de signaler, et l’on pourra apprécier l'importance qu'il y a d en avoir une connaissance exacte lorsqu’on aura à pratiquer certaines opérations sur le col de rulérus.

Nous ajouterons encore que le canal vulvo-Utérin

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