‹ Traite complet des maladies des femmes (volume 3)Chapitre 86 sur 86 · HYGIÈNE DES FEMMES EN COUCHE. 1 36 I · texte numérisé non relu

HYGIÈNE DES FEMMES EN COUCHE. 1 36 I

connaissances, d’étiquette ou de parents, qu’on doit attribuer une fouie de maladies qui ont les suites les

plus fâcheuses.

Le temps qu’une femme en couche doit rester au lit est nécessairement très-variable, et le terme fixe de neuf jours, que le vulgaire adopte , ne doit l’être que comme une période moyenne et générale; dans quelques cas six jours suffisent , tandis que, dans d’autres, quinze ou vingt jours sont indispensables , surtout si les symphyses sont fatiguées , si la matrice est disposée à se déplacer, et si la santé générale est chancelante. Du reste , les premiers essais du lever ne doivent se prolonger que d’une demi-heure à une heure sur une chaise longue ou un canapé ; mais jamais les femmes nouvellement accouchées ne doivent consacrer leur première sortie à aller à l’église y faire ce qu’elles appellent leurs relev ailles : l’air froid et humide qui y règne, et la position agenouillée dans laquelle elles s’y tiennent, les exposent à y puiser les principes d’affections graves. Une religion éclairée et bien entendue défend de pareilles imprudences, et ordonne, au contraire , qu’avant d’aller rendre grâces à Dieu dans l’église, les femmes nouvellement accouchées aient repris des forces chez elles, et ne fassent leurs premières sorties que par un beau temps, et après s’être assurées que leur santé est suffisamment rétablie pour qu’elles puissent, sans danger, s’exposer à l’air libre. 11 est encore un usage qui

l5Ô2 lésions relatives a la reproduction. demande toute l’attention du médecin, c’est le repas du baptême, auquel les nouvelles accouchées ne devront jamais assister, à moins qu’il n’ait lieu après le dixième jour : encore doivent-elles y apporter la plus grande réserve, pour ne pas faire succéder des jours de deuil à un jour de fête.

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