LIVRE III
Exfcrientia in rébus medicis dnhel unimari ratiociniis, sine quitus non est nisi rcs mortua ac vclut rudis inditjestacjuc moles.
Linné.
Le Iraitemcnl des maladies vénériennes peut èlre, comme celui de toutes les affections morbides, curalif ou prophylactique. Cette distinction est vicieuse, puisqu'on ne traite pas une maladie quand on se borne à mettre en usage des' moyens capables de la prévenir. Cependant je l'adopterai, parce qu'elle est consacrée.
Le traitement proprement dit, celui qu'on appelle curatif, peut être administré de deux manières différentes. Tantôt les agens médicinaux sont mis en rapport avec les parties malades elles-mêmes, et tantôt ils sont appliqués sur d'autres points de l'économie. Le traitement porte l'épithète de général dans le second cas, et celle ;ae spécial, direct ou local, dans le premier. Quoique L'on combine souvent ces deux méthodes l'une avec l'autre, la première est celle dans laquelle l'usage veut, depuis long-temps, qu'on mette le plus de confiance, et souvent même la seule que l'on emploie. C'est pourquoi je crois devoir commencer par clic.