‹ Traité complet des propriétés, de la préparation et de l'emploi des matières tinctoriales et des couleurs (volume 2)Chapitre 109 sur 124 · TOURNESOL · texte numérisé non relu

TOURNESOL

colorante dans l’eau. Autrefois on l’employait principalement en Hollande où l’on en expédiait beaucoup de Montpellier, pour teindre les vins , le papier à sucre , l’enveloppe de certains fromages.

Montet a donné un traité complet sur la préparation de ce tournesol dans le village du Grand-Calargue , à 5 lieues de Montpellier , dans les Mémoires de l’académie de Paris de 1764. Les paysans ramassent la plante sauvage du 28 juillet jusqu’au 8 septembre ( il est défendu de faire la récolte avant) à i5 et 20 lieues à la ronde. Ils pressent le jus avant qu’elle ne fermente. On trempe dans le jus, ae suite , ou après 1/2 heure, des chiffons de lin ou de chanvre lavés , quelquefois on ajoute au suc i/3o de son volume d’urine pourrie. Le trempage se fait en frottant les chiffons dans le suc comme si 011 voulait les laver. Âpres 011 les seche au soleil ( un séchage rapide est necessaire ) ; ensuite on les expose à des vapeurs ammoniacales jusqu’à ce que la couleur bleue paraisse. Les vapeurs ammoniacales proviennent d’urine humaine ou du fumier. On remplit 4 semaines d’avance des cuves de pierre avec de l’urine (aluminados) (i)> de manière qu’il y en ait de 5 à 6 pouces, on la laisse pourrir et la mêle avec de la chaux pour l’ usage ( 5 à 6 livres sur 3o cannes ). On met sur la cuve des bois ou des branchages sur lesquels on place les chiffons que l’on retourne de temps en temps pour que les vapeurs puissent agir uniformément. Si on prend du fumier (de cheval ou d’âne) on le met dans un tas dans une écurie, on le recouvre de paille, et on met les chiffons dessus , ou 011 les met enveloppés de toiles entre deux couches de fumier ( une addition de chaux accélérerait le développement de l’ammoniaque.) Cependant on emploie rarement le fumier, parce qu’il développe moins

(1) Ce nom provient de ce qu’autrefois on ajoutait de l’alun à l’arme, maintenant on le supprime comme inuliie.

5o8 TRÈFLE.

d’ammoniaque , et quand on laisse trop long-temps les chiffons, la couleur est détruite; effet que ne produit point l’urine.

Les chiffons sont trempés plusieurs fois jusqu’à ce que la couleur soit suffisamment foncée , ces immersions se répètent jusqu’à 4 fois.

La cure avec l’urine est employée long-temps , mais on l’alimente avec de l’urine nouvelle et de la chaux. On la remue toujours avant de remettre les chiffons dessus; quelquefois on la chauffe aussi, d’après Montet. Le village de la Grande-Calargue, qui a ‘j5o maisons et 1 ,000 habitans , livre au commerce annuellenfent pour 10 à 12,000 francs de tournesol.

TREFLE. ( Trifolium pratense .) Europe, dans les prés.

( Trifolium arvense. ) Europe , clans les champs.

La décoction des feuilles du premier teint en vert , la décoction de la plante est jaune brunâtre.

La semence de la première espèce teint en jaune ; on 1 emploie pour cet objet en Suisse et en Angleterre. Sa décoction est jaune et très-mucilagineuse ; les alcalis la rendent plus foncee , les acides plus claire. Dans les décoctions alcalines, 1 alun et le sel d étain produisent un précipité jaunecitron , le sulfate de cuivre un précipité jaune-vert , le sulfate de fer un précipité vert-noir. Cette décoction teint en jaunecitron la laine aiunée , et d’une nuance plus brillante avec le sel d’étain, avec sulfate de fer vert d’olive. La soie, le lin et le coton n y prennent pas de couleurs. Si on veut teindre l’étoffe en vert après la teinture en jaune , l’étoffe doit être lavee avec du savon afin d enlever la matière glutineuse. La couleur n’a pas éprouvé de changement après 4 semaines d exposition a la lumière; elle est plus solide contre le

savon et les acides que celle de la gaude , de la sarrette et du genêt. ( Fogler. )

TROENE. 5o9

La semence seule teint la laine en jaune verdâtre. Le sel d’étain ne doit pas être employé comme mordant , l’alun doit 1 être seul. On n’obtient pas avec le bleu un aussi joli vert que par la gaude. (Dizé. )

La seconde espèce contient du tannin û l’époque de la floraison. On prétend que la semence donne une couleur rouge au pain. J’ai obtenu de toute la plante une décoction jaune qui devenait plus claire par les acides, plus jaune par les alcalis , et foncée par les sels de fer. Elle donnait avec l’alun et les sels d’étain un beau précipité jaune; la laine traitée par l’un et l’autre mordant prenait une belle couleur jaune , et le lin et le coton un jaune de soufre.

TROENE. Fresillon. ( Ligaslrum vulg.) Europe, dans les haies , terrains secs sablonneux.

Les fleurs blanches paraissent en mai , les fruits noirs mûrissent en octobre et novembre.

Le bois et l’écorce teignent en jaune faible. (Dambourney. ) Les feuilles renferment des matières astringentes (1).

Les fruits noirs contiennent un matière colorante ronge. Les alcalis la rendent violette , bleue et verte , les acides rouge foncé. Les sels de fer bleu-noir, et plus tard noire (2), les sels de cuivre bleue.

La matière colorante des fruits a une certaine analogie avec l’indigo , parce qu’en les écrasant dans un mortier la couleur ne se passe pas pendant une année d’exposition à l’air. Ils moisissent d’abord et se dessèchent ensuite en conservant leur couleur. ( Denso. )

16 onces de fruits , 1 once d’alun , 1 once de sul-

(1) Les habitans des campagnes emploient la décoction des feuilles pour affermir les gencives et contre le mal de dents.

(2) Dehnc obtenait avec le jus des fruits, sulfaté de fer, alun et gomme, une encre d’abord bleuâtre; mais qui avec le temps devenait complètement noire.

5 io TROENE.

fate de fer, et 48 onces d’eau , donnent une teinture d’un rouge violet , qui par le refroidissement prend une couleur bleue. Elle teint la laine et le lin en joli bleu. (Dehne. )

Les étoffes de coton teintes avec du genièvre et les fruits du ligustrum 9 et passées dans de l’acétate de cuivre ou de l’acétate d’alumine, deviennent d’un vert pâle. (Hesz.)

Les fruits pressés avec de l’eau froide donnent un suc rouge donnant dans le violet. Le résidu broyé avec de l’eau chaude donne un liquide semblable. Les fruits ont alors perdu toute leur matière colorante.

L’infusion teint en bleu les étoffes de lin, de laine, de coton traitées par muriate d’étain. Les deux premiers conservent leur couleur dans Feaude savon , mais il n’en est pas ainsi des étoffes de coton. Les étoffes traitées par le sulfate de fer deviennent bleu d’acier (le lin prend une teinte plus prononcée que les autres ). La couleur résiste au savon et à la lumière , l’acide nitrique la rend rouge , les alcalis reproduisent la couleur primitive. Le mordant d’acétate de plomb, non plus qu’une addition de potasse , n’est favorable à l’infusion. Après la teinture il se dépose une laque violette (î).

La décoction produit en général les mêmes phénomènes : seulement les étoffes traitées par le sel d’étain deviennent toutes d’un beau bleu donnant dans le lilas : la teinte du lin est la plus forte, ensuite celle du coton, et celle de la laine. La lumière ne paraît pas changer la couleur. L’acide nitrique étendu ne change pas la couleur dans les deux premières heures, et la détruit dans les G heures suivantes.

Les fds traités par parties égales de tartre et d’acétate de cuivre deviennent dans la décoction des fruits : le lin bleu-gris , au second passage bleu-noirâtre : le coton bleu clair pâle, second passage bleu saturé : la laine gris-bleu

(i) La laque chienne de la décoction d’alun et de potasse peut être employée en peinture (Kastner).

TORMENTILLE. 5n

faible, seconde immersion bleu-noirâtre : avec un mordant d’égale partie de sulfate de fer et d’alun , le lin bleu-faible , seconde immersion bleu-noirâtre; coton gris -bleu pâle , deuxieme immersion bleu-grisâtre : avec un mordant de sel d’étain, le lin bleu de pavot , deuxième immersion bleu pavot; coton lilas clair, deuxième immersion joli lilas; laine lilas plus foncé , deuxième immersion lilas plus foncé. En faisant chauffer les étoffes teintes , qui avaient reçu un mordant de fer , i /4 d’heure dans de l’eau de son et aussi long-temps dans une dissolution d’arséniate et potasse, la couleur de la laine et du coton prenait un grand éclat , et celle du lin était affaiblie. De celles qui avaient été traitées par un mordant de sel d’étain, la laine seule prenait un peu plus d'éclat, le lin beaucoup moins, et le coton moins encore. ( Kastner. )

Ces fruits peuvent, d’après cela, être introduits utilement dans la teinture , et devraient, d’après Dingler , remplacer dans la teinture du coton et de la soie les fruits du solanum qui viennent d’Italie. Ils peuvent principalement être employés pour produire des couleurs vertes sur les étoffes teintes en jaune.

Les fabricans de cartes utilisent depuis long-temps ces fruits pour teindre en pourpre et violet. Le rouge s’obtient du jus par le sel de glauber (5/52) , et le sulfate de potasse i/52, le pourpre par un mélange d’urine , le bleu par la chaux et la potasse 1 once de chaque par livre de jus.

TORMENTILLE. ( Tormentilla erecta . ) Europe , dans les pâturages.

La tige et principalement la racine contient des matières tannantes. En Danemarck et dans plusieurs parties de l’Ail cmagne cette plante est employée à cet usage.

Avec sulfate de fer elle donne une encre plus pâle que le knoppern. ( Buchner. )

Si2 TULIPES.

L’alcool extrait de la racine une matière colorante rouge semblable à celle que l’on obtient du sandragon. (Leyszer. ) Les Lapons la mâchent, et en frottent le cuir pour le teindre en rouge.

D’après Hermbstaedt elle contient presque 5 fois , et d’après Cadet-de-Gassicourt 6 fois autant de tannin que l’écorce de chêne ; elle mérite pour cela d’être cultivée. Elle donne une couleur rougeâtre aux cuirs. Avec alun elle teint brun.

TULIPES. ( Liriodendron tulipifera.) Nord Amérique, Europe, dans les jardins.

La teinture jaune rougeâtre des feuilles et des branches fraîches devient brun-rouge foncé par les alcalis , jaunecitron par l’alun , vert-noir par le sulfate de fer. On peut s’en servir pour donner à la laine différentes nuances. ( Succow. ) ,

VERGE D’OR. ( Solidago canadensis . ) Nord Amérique , Europe , dans les jardins.

( Solidago semper virens. ) Idem .

( Solidago verga aurea.) Europe, sur des prés.

Toute la plante de la première espèce, mais particulièrement les feuilles et les fleurs, teignent sans mordant en jaune pâle , avec alun jaune citron , avec sulfate de fer brun-noir ; preuve que la plante contient aussi de l’acide gallique ou du tannin. (Hellot, Gadd. ) Avec l’alun et la potasse elle donne une laque jaune.

Elle remplace avantageusement la gaude pour l’impression, parce que la teinte est aussi vive sur les parties garnies de mordant , et que la teinture qu’elle donne aux endroits non mordancés s’enlève plus facilement ; enfin parce qu’elle est plus riche en couleur. (Bancroff.)

VIGNE. 5x3

La seconde et la troisième espèce teignent également en jaune.

\IGNE. ( Vitis venifera. ) Europe.

Les feuilles et les vrilles peuvent être employées avec le tan ; elles teignent avec alun en brun solide.

Les graines des fruits contiennent du tannin, et ce tannin , d’après Davy, est très-voisin de celui des noix-de-gaile. On pourrait ainsi employer les résidus des grains après le pressage pour teindre en noir.

VIOLETTE. ( Viola tricolora. ) Europe, sur des terrains sablonneux.

( V. odorata. ) Europe.

La racine de la première teint rouge , la plante jaune. La racine est employée dans le Nord.

Les fleurs de la seconde espèce donnent par la pression un suc d’un beau bleu qui devient rouge dans des vases fermés (par la formation de l’acide carbonique) , et redevient bleu à l’air (par le dégagement de cet acide.) Le muriate de protoxide d’étain ne décolore pas le suc de la violette, mais rend le bleu plus vif, alors il ne devient plus rouge par les acides, mais seulement violet. (Gehlen).

Les alcalis rendent le suc d’abord vert et ensuite jaune, les acides le rougissent. On l’emploie comme couleur de suc bleu , ainsi que pour teindre l’eau-de-vie , les sucreries et certains médicamens (i).

D’après Smithson, la même matière colorante se trouve dans plusieurs autres plantes , en partie à l’état bleu et en partie rougie par les acides. Par exemple dans la rose rouge, dans l’œillet rouge , dans la hyacinthe bleue, dans la mauve,

(i) Pour préparer le sirop de violette on arrose et on broie une partie des fleurs, dégagées de toutes les matières vertes et jaunes, avec 3 parties d’eau bouillante, on fait bouillir i heure 1/2, on presse le suc et on ajoute de s à 2 parties de sucre. On peut le conserver des années.

Toïu. I. 33

5i4 VIORNE.

dans la lavande , dans les feuilles intérieures de l’artichaut, dans la grenade, et dans la peau de différens fruits rouges , dans le choux rouge , dans la peau supérieure des radis. Quelques-unes de ces matières colorées deviennent, déjà bleues par le broyage. Probablement alors elles doivent leur couleur rouge à de l’acide carbonique qui se dégage.

"VIORNE. Bourdaine blanche. ( Viburnum lanterna. ) Europe , Orient.

( V. opulus. ) Sureau d’eau. Europe , lieux humides.

Les feuilles de ia première espèce teignent îa laine alunée en jaune paille (Herz). Les branches et les rejetons de la seconde espèce teignent en jaune brun. Les fruits en jaune rougeâtre. La décoction répand une odeur de gélatine.

VIPERME. ( Echium , vulg. ) Europe, sur les chemins.

( Echium italicum .) Sud Europe, Europe, dans les jardins.

Les racines, les liges et les feuilles de la première espèce teignent en olive faible. ( Dembourney. ) J’ai obtenu des feuilles et des fleurs une décoction jaune foncé qui devenait par les acides d’un jaune rougeâtre, par les alcalis d’un jaune brunâtre, par le sel de fer noire verdâtre , et qui teignait jaune avec alun et sel d’étain. L’écorce delà racine contient une belle matière colorante rouge qui ressemble à celle de la garance, et qui se comporte avec les acides de îa même manière. Mais dans les vieilles racines une partie se transforme en une matière brune difficile à dissoudre.

La racine de deux ans de la seconde espèce renferme une matière de couleur rouge qui sert comme fard. (Gmelin. )

VESCE. ( Vicia cracea.) Europe, sur les prés.

La décoction de cette plante est jaune , elle devient plus claire par les acides et plus foncée par les alcalis. Elle ne teint pas sans mordant; avec sel d’étain ainsi qu’avec alun elle teint en jaune ; les sels de fer ne changent pas sa couleur.

V ESSE-DE- LOU P. ( Licoperdon bovisla. ) Europe, dans

VESSE-DE-LOUP. 5x5

les prés et les pâturages sablonneux (1). La semence des autres espèces a peu de forces teignantes.

La matière brune intérieure (la semence) peut être employée avec avantage pour teindre et comme couleur de peinture; dans l’état sec elle est brun clair, légère, en poudre fine, et se mouille difficilement. Humectée elle est brun foncé et reste long-temps sans être changée parce qu’elle est peu sujette à fermenter.

Action de l air et de la lumière . L’air a peu d’action sur la matière colorante brune de îa semence de ce champignon ; cependant il la rend un peu plus foncée, et fait passer au brun le jaune de la moelle non mure. La lumière affaiblit après quelques mois la couleur du papier qu’on a teint avec elle sans mordant, mais pas la teinte brun foncé des étoffes de laine ; après 4 mois d’exposition à la lumière solaire, elles n’avaient pas souffert.

( r) Cette plante se distingue de celles de la même famille par son pédoncule central en forme de coin et par sa surface noire, c’est presque la seule espèce que l’on trouve en quantité chez nous. Sa forme est ronde 5 son pédoncule est ordinairement dans la terre. En dehors elle est environnée d’une peau épaisse analogue à du cuir, qui est dans le commencement d’un joli hlanc, mais il passe successivement au brun et au brun foncé. Dans l’intérieur elle est remplie d’une moelle, qui avec le temps passe également du blanc au brun, et qui présente, à l’époque de la maturité, une poudre brune très sèche. A cette époque le champignon éclate de luimême; quand on le presse il éclate avec bruit, et la poussière légère s’envole. 11 pousse principalement en automne, et après une pluie, sur des champs incultes, sur des prés secs, dans les bois (principalement dans les bois de pins ), souvent aussi sur des tas de fumier : il paraît ordinairement isolé , mais en assez grand nombre dans une petite étendue. Sa grandeur varie. Sur des terrains sablonneux il a ordinairement 1 à 3 ponces de diamètre. On en a vu sur des tas de fumier et des terrains gras qui avaient plusieurs pieds de diamètre et qui pesaient a5 livres. Il paraît qu'il pousse très-vite, car on en voit rarement de tres-pelits. C’est probablement pour cela que l’on trouve tant de sable dans la tige.

5i6 VESSE-DE-LOUP.

Action de Veau. La matière colorante n’est pas soluble dans l’eau pure , mais elle se dissout facilement dans celle qui contient des alcalis. Cependant la matière colorante , telle qu’elle existe dans la semence , est un peu soluble dans l’eau , mais cela tient à ce que les semences contiennent un peu de potasse (1). La dissolution est brun foncé. Si on sature la potasse avec un acide , il se forme un précipité brun en poudre fine , qui peut être employé comme couleur de peinture. La dissolution aqueuse peut se conserver des années; cependant avec le temps la matière colorante paraît un peu s’altérer , puisqu’elle n’est plus précipitée par les acides, qu’elle devient soluble dans l’eau , et que sa couleur est d’un brun plus rouge.

Action des acides. Les acides précipitent de la décoction récemment préparée , la plus grande partie des matières colorantes; mais ils ne forment qu’un faible précipité brunjaune avec celles qui sont vieilles. L’acide nitrique la rend jaune brunâtre. L’acide sulfurique , l’acide oxalique, l’acide muriatique , et en général tous les acides forts, agissent de la même manière.

Si on fait bouillir la semence avec de l’acide nitrique , elle se dissout en partie avec une couleur jaune, et il reste une poudre jaune grasse au toucher. L’acide nitrique agit alors sur elle comme sur les matières animales. La matière jaune ainsi obtenue teint comme celle qui provient de la chair musculaire , de la laine , etc. , en jaune vif et solide.

Action des alcalis. Les sous-carbonates alcalins facilitent la dissolution de la semence , et rendent plus foncée la couleur de la décoction. Les alcalis caustiques et la chaux vive dégagent un peu d’ammoniaque , preuve que cette se-

(i) 1,000 parties de ce champignon donnent 164, 3i de cendres et £pd contiennent 18, 43 de potasse, io8de siiice pure.

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