CURCUMA
elle en diffère par sa grande solubilité dans les alcalis , par Faction des acides forts, etc. : elle peut être considérée comme une matière particulière. Elle fond à la chaleur, s’amollit à l’air ( parce qu’elle contient un peu de muriate de chaux) ; elle se dissout dans les huiles et les graisses , un peu dans l’eau froide, beaucoup plus dans l’eau chaude. D’après John , la matière résineuse soluble dans l’alcool, quand les matières extractives et les sels ont été dissous par l’eau, a beaucoup d’analogie avec la gomme-gutte, et peut la remplacer.
Action des alcalis . Les alcalis dissolvent facilement la matière colorante jaune du curcuma et prennent une teinte brunâtre (1). Les acides la précipitent sans altération. Pour obtenir des dissolutions saturées pour la teinture , il faut constamment ajouter un peu d’alcali. Si on fait bouillir la racine avec de l’ammoniaque, on obtient une teinture rouge-brun; mais si on chauffe beaucoup plus long-temps, la liqueur redevient jaune. (Pœrner. ) La décoction aqueuse devient rouge par les alcalis; il en est de même de la couleur fixée sur les étoffes ; elle rougit mêmeun peu par la salive (2), mais les acides ramènent immédiatement la couleur.
Action des acides. Les acides étendus n’agissent pas sur la matière colorante jaune. Elle se dissout dans l’acide acétique sans passer au rouge , elle se dissout également dans
(1) On a employé long-temps le papier teint avec du curcuma comme réactif pour reconnaître les alcalis. Ceux-ci le rendent brun-rouge. Des observations récentes ont fait voir que ce n’est pas une épreuve bien certaine, parce que quelques sels d’urane et l’acétate de plomb (Bukoltz etKarster), l’acide sulfurique, l’acide nitrique, l’acide muriatique et acide borique (Tromsdorf), et acide phosphorique ( Sementini et Fogler)le brunissent également.
(2) On emploie ce moyen pour reconnaître les étoffes teintes par le
curcuma.