L. scopuloram. Il donne une couleur carmélite
Lichen d’Islande. ( mousse d’Islande. ) ( L. ceiraria islandica; lichen islandicus.) Sur la terre , dans des endroits boisés. Il teint jaune foncé. Les Islandais l’étendent sur l’étoffe , la roulent, et font bouillir 6 heures. Par un procédé semblable j’ai obtenu un beau jaune brunâtre ; par un mordant d’alun faible, jaune clair. Cramer le recommande pour le tannage. D’après Cartheuser il teint brun foncé et noir. Hoffmann, après l’avoir laissé tremper 4 semaines dans l’urine, obtenait avec sel d’étain sur laine, brun de cannelle. A l’air, comme avec les alcalis, cette matière colorante devient brunâtre.
LICHEN. 4o5
Ce lichen est employé comme médicament, et lorsqu’on a enlevé la matière amère il est employé comme aliment.
Lichen de chaux. (Z. calcareus .) Se trouve sur les pierres calcaires. Il teint en rouge avec les alcalis. A Scio on le pulvérise , on le met pendant 5 semaines dans l’urine , et alors on l’emploie pour teindre en rouge. En Ecosse on l’emploie , comme le lichen à couleur pour la fabrication du persio.
Lichen a petites feuilles. (Z. microphyllus.) Sur terre.
Il teint brun de noix.
Z. s ul fur cic eus. Sur des arbres, pins , sapins, rochers, etc.
Il teint jaune et brun, et contient beaucoup de matières résineuses , par conséquent il faut employer des alcalis pour
extraire la matière colorante.
Lichen coralloïde. ( Z. cotclIIcïius Sud de la France.
Il vient avec le lichen vuriolcinct oi citici. En Au\eigne il est rejeté sous le nom de barbe fine , parce qu’il donne seulement une couleur jaune d’ocre tirant tantôt sur le verdâtre, tantôt sur le rouge (Cocq). Vestring a obtenu par une immersion de 5 jours dans l’eau , un vert de pistache sur laine; après 4 jours, sursoie, un joli carmélite ; trempé 24 heures avec du sel de cuisine , un vif jaune-citron sur laine, sur soie jaune d’or brillant; mais avec les alcalis, des teintes brunesc De la soie teinte en bleu de ciel avec lessive de sang et sulfate de fer devenait d’un beau vert jaune par immersion dans de l’eau renfermant ce lichen.
Z. pseudocoralhnus . Il donne une couleur aurore aussi élevée que celle que fournit le roucou , et qui d’après Vestring la surpasse, 11 teint sans mordant la laine et la soie en jaune-orange; après une longue immersion dans le vinaigre ,brun foncé , brun noir, et plus tard presque noir.
Lichen gloeuleux. ( Z. globiferus. ) Dans les bois. Ne contient pas, d’après Vestring , autant de matières colorantes que le Z. spinosus , mais donne de plus belles nuances.
4o6 LICHEN »
L . uncicdis. Sur des terrains sablonneux. Il contient une matière colorante brune. Si on le met .dans l’eau pendant y jours dans un lieu chaud, et si on y plonge de la laine , elle vient couleur de carmélite; la soie brun de noix. Le sel marin et le salpêtre fixent la couleur. (Vestring.)
Lichen des teinturiers. Orseille , parmelia roccella. (Z. rocella. ) Vient sur des rochers , sur les rivages de la Méditerranée, des Canaries, des îles du cap Vert , etc.
Histoire. L’orseille , et en général les lichens qui contiennent une matière colorante rouge analogue , ont été employés depuis long-temps en teinture. Pline en parle. On croyait alors que la couleur de pourpre provenait des lichens qui lui servent de nourriture.
Après l’extinction de l’empire romain , on perdit en teinture l’usage de l’orseille. Au commencement du quatorzième siècle , un Florentin , de race allemande , nommé Federigo, la reproduisit. Il avait découvert par hasard dans le Levant ses propriétés tinctoriales. Il en introduisit l’usage à Florence , et fit une si grande fortune qu’il devint le chef d’une des premières familles de Florence, qui prenait le nom d’Oricellarii (plus tard Rucellarii et Ilucellai). Pendant plus d’un siècle, fltalie livra exclusivement cette marchandise ; on la recueillait sur les côtes et les îles de la Méditerranée.
Après 1 4 o 2 , époque delà découverte des îles Canaries, on en tira ce lichen , et plus tard aussi des îles du cap Vert. Ce dernier était plus riche en couleur, parce qu’on lui laissait prendre tout son accroissement (i).
(i) D’après un rapport cîe 1735 , l’île de Te'ne'riffe livrait au commerce annuellement 5oo quintaux de lichen, l’île Canarie 4°°> Fuerta Sentura 3oo, Lancerot 3oo , Gomera 3oo, île de Fer 800; sur les îles de Canarie , de Tenériffe, Pal ma, l’exploitation appartenait à la couronne , et rapporta, en 1750, i,5oo piastres. Les fermiers payaient de i5 à 20
Sur les côtes de Suède, d’Écosse , d’Irlande, du pays de Galles, les habitans emploient ce lichen depuis un temps
immémorial pour teindre en îouge
Depuis long-temps on livre au commerce la matière de ce lichen et de quelques autres, en pâte d’un rouge-violet, sous le nom à'orseille , et plus tard on la produisit en masses plus ou moins sèches, sous le nom de persio . Le eutbear est une poudre rouge de même nature , mais qui est ordinairement préparée avec le lichen à couleur (L. tartareus ). Le tournesol est une matière encore analogue , tournée au bleu par les alcalis ; ce dernier provient aussi du lichen à couleur. Voyez leur préparation dans le second volume.
En Hollande on vend aussi une préparation d’orseille liquide, sous le nom de tournesol rouge. ( Rood Lackmeos.)
La matière colorante de ce lichen est résineuse ainsi que celle des espèces voisines , et les poudres et les pâtes de couleur qu’on en obtient {persio , cut-bear et orseille ) renferment de l’ammoniaque. La matière colorante se dé\eloppe par l’absorption de l’oxigène; aussi la couleur rouge d’une dissolution d’orseille disparaît par les corps désoxigénans , et les corps oxigénans peuvent la reproduire (1).
La décoction d’orseille est d’un cramoisi foncé tirant au violet. L’alcool la dissout et prend une belle couleur cramoisie. Les acides changent la couleur de la . décoction en rouge , la potasse la rend un peu plus violette ; le
réaux par quintal pour le droit de le ramasser. Dans le commencement du dix-septième siècle le quintal coûtait à Ténenfïe 3 a 4 piastres, mais en i725 10 piastres. En 1726 à Londres ,1e tonneau coûtait 80 livres st. En 1780 le quintal coûtait /{.livres sterling.
(1) L’infusion de tournesol est aussi décolorée que les sels de protoxide d’étain, elle devient brune dans des vases clos, mais reprend sa couleur bleu-violet par l’exposition à l’air. L’acide hydro-sulfurique la rougit , et la décolore dans des vases clos. Le muriate de baryte .y /orme un précipité bleu.
sel de cuisine cramoisi plus clair; le sel ammoniac rouge de rubis. L’alun forme un précipité rouge-brun, et la liqueur devient d’un rouge jaunâtre. Le sel d’étain produit un précipité rougeâtre qui tombe lentement , la liqueur surnageante reste rougeâtre. Le sulfate de fer forme un précipité brun-rougeâtre foncé, le sulfate de cuivre, un précipité brun de cerise.
Le persio , le cut-bear et l’orseille teignent sans mordant en cramoisi, et avec alcalis violet.
Avec tartre et alun , on obtient des teintes plus rouges ; avec tartre seul , des nuances plus saturées et plus solides. Pœrner obtenait avec alun le rouge de tuile , avec sulfate de chaux couleur de pourpre, avec sulfate de fer brunrouge , avec sulfate de cuivre brun-rouge , avec sel d’étain rouge , presque écarlate (d’autres obtenaient cramoisi ) (1 ). Avec des dissolutions de mercure , brun de cerise; avec dissolution de zinc espèce de cramoisi ; avec eau de chaux rouge bleuâtre.
Malheureusement cette couleur n’est pas solide et ne devrait pas être employée seule. On l’emploie très-fréquemment comme fond pour les draps qui doivent être teints avec l’indigo ou la cochenille, pour épargner une partie de ces matières colorantes , et aussi pour les draps qui doivent être teints en rose par la garance , parce que cette dernière seule donne une nuance qui tire trop vers le jaune (2).
L, barbatus . Forêts épaisses , sur les pins et autres arbres. Il renferme des parties astringentes. Trempé quelque
(1) On a annonce à Liverpool, qu’à la teinture bleue on pouvait épargner i/3 d’indigo en employant ce lichen. 1/2 livre de cut-bear teint 1 livre de drap. 11 parties teignent 16 parties de soie avec une nuance élevëe.
(2) On teint rouge cramoisi en ajoutant à la décoction de l’orseille un peu de sel d’étain , et 011 y passe le drap préparé par un mordant d’étain et de tartre. A la tin on le passe à l’eau chaude.
LICHEN, 4o9
temps dans l’eau il donne une couleur rouge-jaune. En Pensylvanie on l’emploie pour teindre orange. Vestring obtenait sur laine avec alun, sel marin , salpêtre et potasse, sur soie jaune-orange vif.
Parmelia candelaria , candelarius. Sur les chênes, les murs. Vestring teignait avec lui en jaune rougeâtre; Hoffmann, avec àlun et sel ammoniac, en couleur de chair; avec sulfate de fer, gris de cendre. Les paysans de l’île d’Oéland ( mer Baltique ) le font bouillir avec de. l’eau pour en extraire la matière colorante; avec la galle ils teignent jaune de cire.
L. Parmelia pulmonacea , lichen pulmonarius. Sur les chênes , pins , hêtres , plus rarement sur les rochers. Ce lichen teint sans mordant la laine en brun foncé, et en beau noir celle qui a reçu un fond bleu; avec alun jaune; avec sulfate de fer noir. Il est aussi employé pour tanner. En Angleterre on l’emploie pour teindre les fils de lin en brun , en les traitant d’abord par l’alun , le tartre, et les passant ensuite dans une dissolution de sulfate de fer froid. Vestring , par un contact de 6 jours , obtenait sui laine et soie un beau brun carmélite; avec sublimé corrosif , presque noir; avec salpêtre et sel de cuisine, joli orange (solide
contre les acides et les alcalis. )
En Sibérie on en ajoute à la bière, qui devient alors trèscapiteuse. Il est souvent employé dans les affections pulmonaires.
L. jubatus. Dans les forêts épaisses , sur les arbres. Il teint rouge (Hagen). Après un contact de i/, jours il teint la laine alunée en carmélite. Par une immersion de 6 à 9 semaines dans l’urine , brun de châtaigne; avec lessive de potasse, jaune. (Vestring.)
Lichen farineux. (L. farinaceus . ) Sur les loches, les arbres, Avec les alcalis il teint rouge. Par 1 immersion dans
4io LICHEN.
Farine pourrie on obtient de Forseille. Far immersion dans Feau on obtient sur laine et soie brun-jaune. (Vestring.) Avec I eau , la chaux et le sel ammoniac , couleur carmélite ; avec sulfate de cuivre, vert.
Lichen blanc de lait. ( L, lacteus , variolaria . ) Par une immersion de 4 jours dans Feau , ce lichen teint la laine et la soie en brun jaune ( avec sel de cuisine , salpêtre et potasse, joli rouge de tuile); avec potasse seule, jaune de cire. Par la fermentation il donne de Forseille.
L. viuscoru7n. En Pensylvanie on l’abandonne pendant 3 mois dans de Furine , et alors il teint en rouge. ( Kalm. )
L. omphalodes . Sur des arbres ( saules , tilleuls ) et pierres. En Norvège , Angleterre et Écosse , les paysans 1 emploient pour teindre en pourpre foncé. Ils le laissent sécher, le pulvérisent, Fhumectent avec de Furine, et le mettent en gâteaux qui sont conservés jusqu’à leur emploi. Avec de l’alun on obtient un jaune brunâtre; seul il teint en brun. On l’emploie aussi pour le persio.
Lichen comprimé. ( L . impressus. ) Sur des pierres. Sans mordant il teint brunâtre. Par l’immersion dans l’ammoniaque, beau rouge-cramoisi. Quand il est vieux, brun de cannelle foncé.
L • subfuscus. Sur les arbres. Il teint en jaune faible, et par une plus longue immersion , brunâtre.
Lichen couleur d’olive. ( L . olivaceus.) Sur les arbres et les rochers. Avec sel d étain il teint en joli brun rougeâtre; avec alun et sulfate de fer, gris de cendre.
A. pcrlatus . Sur les arbres. Il a une saveur amère, et contient une matière colorante brune qui se fixe sur laine et sur soie.
Parmelia prunastri , L. pruna&trL Sur les arbres. Avec les alcalis il donne une couleur rouge, semblable à Forseille; avec le sulfate de cuivre Hoffmann obtenait un
LICHEN. 4n
i brun de châtaigne; avec sulfate de fer, brun foncé; par le sel ammoniac et la chaux , Yestring obtenait jaune et brun-rouge.
On l’employait pour de la poudre à cheveu. En Égypte , on dit qu’on le mêlait au pain pour lui donner un goût ; agréable (selon d’autres, il était employé comme froment.)
Z. subulalus . Il teint comme le lichen aduncus. (Ves-
tring.)
L. prolifer. Dans les bois, sur la terre et aux arbres j] pourris. Trempé dans l’urine il teint, avec le sulfate de fer i en vert grisâtre.
Z, sarmentosus . Sur des arbres. L’infusion aqueuse | après deux mois reste incolore; avec addition de sel de ! cuisine et salpêtre , il teint la laine en brun clair , l’infusion » reste cependant sans couleur.
Z. scruposus. Après 6 jours de digestion dans l’eau avec de la chaux et du sel ammoniac, il teint la laine et : la soie en violet.
Lichen du rêne. (Z. rangïferinas .) D’après le procédé A, page 4oo, il teint sans addition la laine en jaune de cire, la soie couleur de paille foncée; avec salpêtre ou sel de cuisine , la laine et la soie jaune de paille; avec la potasse, un peu plus clair; avec la chaux, jaune clair; avec le sulfate de cuivre , la laine en vert clair, la soie vert, grisâtre.
Z. caparalus . Sur les pierres et les arbres. Avec sulfate de fer il teint brunâtre; avec salpêtre et sel de cuisine, jaune; avec chaux et sel ammoniac , brun de noix. Trempé dans l’urine et la chaux , il teint en rouge.
Z. hœmatoma. Sur des pierres. Il teint avec les alcalis jaune et brunâtre.
Z. rugosus . Sur les arbres. Avec chaux et sel ammoniac il teint la laine en jaune; la soie, brun de noix.
Z, deustus . Sur les montagnes. Trempé avec de la chaux
4ra LICHEN.
et de l’urine, il donne une couleur rouge. Le lichen soyphife, qui est employé en Écosse pour la fabrication du persio , a les mêmes propriétés.
Z. croceus. Il teint en beau jaune.
Bœomyces cocciferus , L. cocciferus. Croît sur les hautes montagnes. Il teint en pourpre : on l’emploie en Suède à cet usage. Par son immersion dans Peau il ne donne point de couleur, mais par une addition dépotasse il devient violet.
Fausse orseille, orseille de terre. (Paimelict , parella , Z. parellus . ) Sur les pierres et sur les écorces d’arbres. Ce lichen donne une couleur rouge-jaune. En Auvergne il n’est point employé pour préparer l’orseille; les ouvriers le rejettent, parce qu’if altérerait la beauté de la couleur du violaria orsina (Cocq ). Cependant on peut en obtenir du tournesol , mais qui n’est pas aussi beau que celui du lichen rocella (Chaptal). Vestring , après un trempage de 6 jours , obtenait sur soie une forte teinte grise.
Lichen de neige. ( L. nivalis. ) Croît sur des collines sablonneuses. Il teint faible brun-jaune.
Lichen blanc d’argent. (Z. argentata .) Il teint rouge.
Lichen cassant. (Z. fragilis.) Croît dans les bois et sur les collines. Il teint jaune brunâtre.
Lichen a épine. (Z. spinosus . ) D’après Vestring sa matière colorante se fixe facilement sur la soie, peu sur la laine. Il teint sans mordant jaune et jaune brunâtre; avec sulfate de cuivre, verdâtre.
Z, chalybeiformis . Croît sur les rochers, plus rarement sur les arbres. Il renferme une matière colorante brunjaune et brune.
Lichen pulvérulent. ( Z . pulverulentus . ) Croît sur les montagnes et les pierres. Il teint jaune, mais après une longue immersion dans l’ammoniaque , violet.
LICHEN. 4i3
Byssus candellarius. Croît sur les écorces d’arbres. Il teint la laine et la soie sans mordant en jaune-citron trèsvif. Il contient beaucoup de matières colorantes.
Byssus aurea. Croît sur les pierres et les vieux murs , etc. Il teint en jaune le lin sans mordant; il est employé en Suède pour cet usage.
L, pungens . Il contient beaucoup de matières colorantes d’un brun- jaune. Par le procédé A , page 4oo, il teint sans addition la laine en brun jaunâtre, la soie en brun de noix ; par le procédé B, page 4oo> il teint la laine et la soie en jaune de paille; avec sulfate de fer, vert.
L. parmelia saxalilis , L. saxatalis . Croît sur pierres et écorces d’arbres. Avec lessive ou de l’eau acidée par du vinaigre , il donne une décoction brunâtre , qui teint la laine brun-clair , et avec vitriol , brun-foncé. En Suède et Norvège les paysans l’emploient pour teindre en brun et rouge-violet. Hoffmann en obtenait, avec addition de sulfate de fer, des couleurs brunes. En Ecosse on en fait du persio. Yestring en doutait, parce qu’il ne put jamais en obtenir I qu’une couleur d’orange élevée.
L. diffus us. Croît sur des montagnes. Il teint en jaune brunâtre , et par une plus longue immersion , en brun de noix.
L. cucullatus. Sur des collines rocailleuses. Il teint en brun faible.
L* vanolaria aspergilla. France du sud , sur rochers. Il donne une couleur faiblement rougeâtre. On ne l’emploie
pas pour l’orseille , quoiqu’il accompagne le variolaria orsina .
L. phcatus. Sur des branches d’arbres. Il teint jaune et contient aussi des parties astringentes. D’après Kalm, j celui qui a poussé sur les pins et les bouleaux teint la laine
bleue en vert. Vestring obtenait sans mordant un jaune d’orange clair, et avec alun , un jaune d’orange foncé.
Lichen du genévrier. [L. juniper us.) Croît sur les genévriers. Il teint la laine et la soie en jaune. Il est employé à cet usage en Gothie (province de Suède).
L’alun avive et fixe la couleur. Il faut teindre à une chaleur tempérée , la couleur est plus belle et plus solide. Le lichen brun du genévrier ( L. sepincola) donne peu de couleur.
Lichen jaune des arbres. ( Parmelia parietina , L. pa riehnus. ) Sur les arbres, les toits , etc. Il teint jaune. L’alun rend la couleur rougeâtre,* le sulfate de fer , un peu plus foncé. Si on traite le lichen pulvérisé par l’alcool bouillant, il se dépose par le refroidissement une matière colorante jaune, qui cristallise en petites lames entrelacées. Ces cristaux se fondent facilement ; sont solubles dans l’alcool et l’éther , et les alcalis avec une couleur rouge foncée. Ils doivent être regardés comme une résine jaune. (Schvader.)
L. venlosus . Croît sur les montagnes. Après deux jours d’immersion dans l’eau , il teint la laine en brun de cannelle foncé (la soie couleur de chair) , après quatre jours joli brun , et plus tard brun-noir. Celte couleur supporte le lavage dans le savon et la lessive. L’alcool dissout une matière colorante d’un brun-noir. Si on fait bouillir avec ce lichen des fils de laine avec de la chaux et du sel ammoniac , ils prennent une teinte violette tombant un peu dans le rouge. Ce lichen trempé dans l’eau avec de la chaux et du sel ammoniac pendant i4 jours, donne à la soie une teinte violette saturée.
L . centrifugus. Sur pierres. Il contient beaucoup de ma tière colorante jaune , qui par un long contact avec l’eau passe au brun.