O PIN
vent pour les cuirs d’empeignes que pour les cuirs de se nielles , parce qu’elle ne rend pas ce dernier assez dur. Le tanneur de maroquin Meyer à Frinberg en Saxe, faisait bter l’écorce extérieure , et employait seulement l’écorce intérieure; il lui en fallait la moitié seulement du tan ordinaire. Il obtenait des cuirs plus beaux et plus clairs.
Cette écorce est quelquefois employée pour teindre en gris et en noir. Si on fait bouillir 3 à 5 jours avec de l’eau celle qui a été recueillie en automne, on obtient, d’après Hesz, une teinture qui teint en beau violet le coton imprimé avec le tartrale et le nitrate de fer; plus foncé en ajoutant de la potasse.
Les fruits peuvent être employés pour tanner; ils resserrent beaucoup le cuir, et le rendent dur. Ils sont alors avantageux pour les cuirs de semelle.
Les fruits jeunes et leur peau extérieure donnent une jolie couleur rouge , qui teint la peau et le papier solidement (Loeve).
Les feuilles , d’après mes essais , ne donnent point de couleur à l’eau bouillante, mais seulement un peu de tannin, car les sels de fer rendent la décoction noire. Avec de l’eau alcaline on obtient une décoction d’un beau jaune de gomme gutte, dans laquelle la laine aîunée prend un jaune clair. La matière colorante devient brune à l’air; par un plus long bouillage on obtient brun clair.
La racine bouillie dans de l’eau alcaline donne une liqueur brune; la laine alunée y prend une teinte jaune brunâtre vif, avec sels d’étain jaune-brun. Le lin et le coton ne prennent pas bien ces matières colorantes résineuses.
L’écorce du pinus picea et celle du pinus abies sont également employées pour tanner dans quelques parties de l’Allemagne. Les feuilles donnent avec l’eau alcaline une teinture