JAUNE MINÉRAL
blanc (1) ; si on le fond avec 1/4 de son poids de litharge il devient gris de perle; mais fondu avec la moitié de son poids de sous-carbonate de plomb , il devient d’un jaune foncé, en refroidissant jaune-citron, et plus tard couleur de perle. Si. on prend beaucoup plus d’oxide de plomb , ou de sous-carbonate de plomb , la couleur reste d’un joli jaune. Ordinairement on produit le jaune de Kassler en fondant ensemble 4 parties de minium et 1 partie de sel ammoniac ; plus rarement en faisant rougir le muriate de plomb.
Préparation. On met la matière dans un creuset à tondre (2); on presse un peu et on chauffe d’abord lentement, et ensuite au rouge-blanc. Le mélange reste en fusion pendant 6 à 10 minutes, après quoi on le verse dans un vase de fer poli intérieurement et bien chauffé , d’où il s’enlève facilement après le refroidissement.
L’oxide de plomb et le sel ammoniac doivent être mêlés aussi bien que possible. Il ne faut pas mettre dans le mélange des corps combustibles (5), et en général il faut observer la plus grande propreté; on remue avec une tige de fer (en petit avec un tuyau de pipe ). Le four doit être construit de manière qu’il ne puisse tomber ni cendres ni charbon dans le creuset (4).
(î) On l’obtient en traitant une dissolution saline de plomb par l’acide muriatique , ou l’oxide de plomb par le meme acide.
(•2) Comme le mélange attaque ordinairement les creusets, on prend ordinairement des vases de grès que l’on recouvre extérieurement d’une couche d’argile 5 ou l’on fait des creusets de terre de pipe de i/4 de talc ou de stéatite.
(3) Le sel ammoniac noir et la partie inférieure des pains sont nuisibles, par cette même raison.
(4) Le fourneau disposé comme celui des essayeurs est le meilleur ; il peut encore être plus simple. Dans une espèce de fourneau à vent
r° Avec oxide de plomb et sel ammoniac . Hahnemann indique 21 parties de minium , et 2 parties de sel ammoniac , comme la meilleure proportion , quand les vases peuvent tenir la masse liquide 8 à 10 minutes sans être pénétrés; mais si on a des vases qui tiennent bien la matière liquide, une proportion de 10 à 1 est préférable; on laisse alors la matière de 10 à i5 minutes en fusion. On peut prendre alors seulement 4 parties de minium sur 1 de sel ammoniac. En général la couleur devient d autant plus foncee que l’on prend moins de sel ammoniac.
Quand le mélange a une couleur trop claire , il a été trop peu de temps en fusion , ou bien on a ajouté trop de sel ammoniac. On peut alors le pulvériser et le fondre de nom eau. Quand il est trop foncé on le refond de nouveau avec de l’oxide.
En place de minium on peut prendre de la litharge ou du blanc de plomb , mais on obtient alors d’autres nuances.
20 Litharge et sel marin . On change la litharge en muriate , en faisant une pâte avec parties de litharge finement pulvéïisee, et 100 parties de sel marin dissous dans 4oo parties d’eau , et agitant continuellement, parce
dans lequel 011 met le combustible par la partie supérieure , et qui contient un moufle d argile réfractaire dont la voûte passablement haute, a 2 ou 3 pouces de l’ouverture du moufle se trouve une ou— verture circulaire, dans laquelle entre le creuset, qui est maintenu par son bord et peut être enievé aisément et sorti. Le creuset est mis près de l’embouchure pour que l’on puisse facilement voir dedans. Une petite porte en fer ferme la moufle pour concentrer la chaleur. En se servant de vase de grès la chaleur ne doit pas être alimentée par un soufflet , parce que l’air froid ferait fendre le moufle. A l’endroit convenable est une grille en fer; on met à l’extérieur quelques barres de fer pour soutenir le fourneau.