O DR LA NAT. DES RAD. QUI EXCIT. LA PHOSPH., ETC
été répctée quatre fois , les fragments contenus dans les capsules sont devenus de plus en plus phosphorescents: mais leur lueur a été la même dans toutes les capsules : c'était uiie blancheur pâle, peut-être un peu verdàtre, dans laquelle il était impossible d'apprécier aucune distinc* tion de nuance. Ayant pris les fragments qui , sous l'influence de la radiation atmosphérique , émettaient und teinte jaune légèrement verdâtre , et les distribuant dans deux capsules complètement recouvertes dé boîtes de carton à fond percé, auxquelles on avait hermétiçjuement lûtes, des écrans de verre coloré, Tun d'eux transmettait un rouge sensiblement simple : c'est le verre coloré superficiellement par le protoxide ae cuivre ; le second verre, interposé dans là lumière d'une bougie dispersée par un prisme très-réfringent, donnait unei image rougé simple bien définie, séparée par un grand intervalle de bleu ef de violet très-dilaté. Ce verre paraissait d'un beau violet fort sombre.
Les fragments placés sous ces deux veiTes ont été exposés pendant *20 secondes à la radiation atmosphérique d'un ciel presque serein. Les capsules étant rentrée^ suécessiyement dans l'obscurité, puis observées aussitôt après l'enlèvement des écrans , les fragments qui étaient placés sous le verre rouge n'ont pas paru sensiblement phos-
f)horescents; tandis que ceux que recouvrait le verre vioet jetaient Une faible lueur d'un blanc peut-être un peu verdâtre. Rerais nus sous l'influence directe de la radiation atmosphérique, ces fragments se sont montrés un peu lumineux, et peut-être un peu plus verdâtres. Après qu'ils ont paru éteints, on les a soumis de nouveau à la radiation atmosphérique, sous le verre rouge pur, pendant un temps beaucoup plus long; ils ont encore acquis une très-faible lueur qui avait la même apparence. M. Biot a fait une autre expérience pour apprécier les différences de coloration,. mais non d'intensité, dans la lueur phosphorescente excitée. Il a associé à cet effet les verres colorés rouge et violet à un verre bleu, à un verre d'une très-belle teinte verte , et à un autre verre
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jdr j p rapprqfîl^i)l( l^ ei^p4ridnotb do M. Mdidni 4ç çê)I^ gpi Q^^ 4é M^ F^r ^. Biot, il tdmble évident HX^é lg3 r^ypns txgfisn^is p^r l'élut) liOnt trè^<«peu BfQotMë pfi^p'^qiteir 1^^ iiQpres^ioos pulPrifiquea^ â, pu coo^i tirairi^l tr§s-dî^f^c^ pOur détenufiuer I09 phénonèhM» chimiques, il était donc probable que oetle Bfpëce Ûê verre, quoique très-transparent, serait particulièrement inefficace pour exciter la phosphorescence et pour impressionner le papier préparé avec l'éther muriatique et le nitrate d'argent. Cette conjecture s'est parfaitement confirmée.
La radiation transmise par ce verre ne produit aucune impression sur le papier sensible; toutefois son action sur les fragments d'écaillés d'huîtres calcinées n'est pas aussi absolument nulle : elle est seulement extrêmement faible, même après une exposition de 20 minutes ou d'une heure entière; mais elle est perceptible e certaine, ce qui décide une différence de limi^s dans les qualités des radiations qui produisent ces deux ordres d'effets.
Après ce verre vient celui qui transmet une lumière verte et jaune, très-abondante, associée seulement à une petite quantité de rouge et de bleu qui lui sont coutigus. Ce verre a montré une action sensible sur les écailles et même sur le papier. Le verre rouge violacé a été, dans ces deux cas, beaucoup plus actif que les précédents, tant sur le papier que sur les écailles. Enfin , le verre rouge a ét^ absolument inactif sur le papier impressionnable. Il a seulement imprimé aux écailles une très-faible lueur, à peine perceptible; toutefois! ce genre de verre n'est que peu inférieur au verre blanc pour la transmission des radiations purement calorifiques.
3 1 a DK LA NAT. DES RAD. QUf £XCIT. LA PH08PH. , ETC.
£n résumé, M. Biot considère généralement les radiations émanées des corps comme composées ^une infinité de rayons avant des qualités et des vitesses diverses, susceptibles détre émis, absorbés, réfléchis, refractés; et qui, selon leurs qualités propres, parmi lesquelles il faut comprendre leur nature et leur vitesse actuelle, peuvent produire la vision, la chaleur, déterminer certains phénomènes chimiques, et probablement exercer beaucoup d'autres actions encore inconnues, lorsqu'ils sont reçus par des corps ou par des organes^ sensibles à leurs impressions.