DE LA THÉORIE S LECTRO- CHIMIQUE
miques aux propriétés électriques des corps, je dois commencer par rappeler quelques phénomènes généraux qui sont indispei|3aibles po^r i^ntçiligence du sujet.
Voici comment a été posée , dans le pnncipe, la question électro-chimique. L'action des particules hétérogènes les unes sur les autres, et la permanence de leur union dans 1^ combinaisons , ainsi tfde J'action exercée
Far les molécules similaires les unes sur les autres dans agrégation, sont-elles dues à des forces électriques ou à des forces dont la nature ;i,9jy|s est inconnue ?
Telle est la grande question qui a occupé depuis quarante ans et qui occupe encore les physiciens et les chimistes. On a comparé d'abord les atomes à de petites pUes électriques, analogues aux tourmalines, ayant par conséquent une polarité électrique dont Ja' chal^r exalte les propriétés. On a dit ensuite que ces mêmes atomes possédaient une électricité propre, inhérente à leur nature, et qu 'ils étalent entourés de toutes p^i'ts, quand ils n'étaient pas en combinaison, d'atmosplières électriques de nature contraire à la leur. Dans le premier c^s, on tfup^ posait que les atomes avaient deur pèles; que chaqtie pôle n'avait pas la même intensité; et, dans le second, qu'ils n^ej^çuîssaient pas de I9 polarité éleolxiqua.
Cette polarité, outre les raisons que j^indiquerai plus Ipip, .est ^ss^ dii$.cil(^ à admettre, car on xiè voît pas, P9;* ex^inpte, cig^mept 3, 4 ou 5 atomes d'oxigène pour* rai^t s^ grovper ^yM.i.éltrîau|çi9.ept autour duo atome.d'iui i:iidica] ou d'upp b^sedoMejs également d'ipe polariiléileotf'iîf^e^de manip*jçà produiiie une âgjure régulière, comme ce)),e qup j^ous prépenteut les cristaUisations saline^
pd^yf ajrrjvei' ^ cQujçi^ître l'étet .^lectrique des molécu)|^s ()at^ |ç^ CQvibini^sQns , voyons ce qui a lieu f|juaud mi cliy,ç un prista) d'ycie ^ubslaiicç quelconque, rjuygée a^,i),s la d^i^is^ de^ corps mauvais conducteurs: chaque i^pç Sé9?^4^ ninporte alorjs ^ye^i; elle un excès i^'éiectri* çj^ié çoulfaii'e ; ce fait mont^^e que h .deslruction de Tatt/*^f;|lioi^ piQ^cMlaire dpiu^e lieu à des effets ^ectnques
W ^^?Wf^ ^Pff^ aACQ)ppdgivé9 <|b lumière. P'*m ioàti^
noyp sor^mes pprtés à cro,ire .que Je dégpgej^ei^ dp |çl<jctricitc (laas le fioUçuient provient dua dérfingelaçnt daos la posUion aatiirelle des molécules, soit par l'ébirfialeoieiU qui a lieu, soit par Veffct de la fofce ntlrae- Ùyequi se mauifeste enti'e les particules d^s suji^^^pces ITotX^es. ^-s pai:ti,cules qui ODt teplusdé (lexi|iililjé,,ef: qu,i pf^dent leplusfàcil.tPtn^nt leur po,si}joii d'equilibre,^an^ précisément celles q,yi prçpnei)t dç préférence | élpjjlri^ cite pég^tive. I}'uD autre côté , si un corps e^t soijini^ 9 racti.oin par iiiâueuce d'uQ autre corps elertn.sé , )^p p^r/ie , de sou électricité natiirellç est' déco^p,9,^,ç; f.^ 4çu][ guides coatraire^ dont elle esi fprii/ée pociipe^ f\it s^ surfa^c^ deux j^ffi^ PSP^M^^- t^"^ ^^f^Rfi A? ^^ deujt éjeçtficités est d'autau^ p]ij.s for.te, .quç jejcçrps çp pt;;çseDj^ duquel il se trouve, ,e^t pli^> l'ortef^en^ élec; ^jsé ; d^jis lés ^jSi^çs circopstapces , les aflîpité§ ^,9ot afiaibjies , et d'aiil^fit plus qu.e la force agissante est pluf çoiuijdéral>le; il peut même arj^ver que £,e.tte force ai| as&^ (jéijergie pour vatat:re Jes afliiiUes. p'après cela, oii fifi peut douter qu'il n'existç des rapports intitnea eij^rt; les afÎGpités et j^es foraes électriques , f^gpqrts c]ui i^oiveçi. *^yir de base à ,une itiéorie plççtrp-c^miq^ç. Quels qqe spleju^ ces rapports, pou;* 1 inst^9.t po peut tpuîpufs CQf^cl^re dçs îai^s géuéraux dont je v),eDS de parle^,
!|ue ie§ dpm él^rîcités e^ûstcnt, d^us les inlerstipes mo^ éçujaifres ^es corps, à l'éti^ .d'^j,^c^>.<=it,4 jja^ui^lle, et qi;i*elles çn soçf expulsées par des ^çltffiis méçapiques, ep içâips ;(e,mps c|ue le calorique qui s'y iroiiye égalçin*-'»!** p-'autres faits dont il sera qujçstioji ci-npr,ès, ;^émoptr^t CACpre l'existence d'une quantité énor^^e d'é- Ijçctficité dans les espaces moléculaires oii s'opèrent Içs pl^epomèçes les plEi.s ffiystérie.ux de la nature, et quf ^f. f^lleoipiil ideuti^ée avec les forées qui ^|nis^etif le| oiol.é<;ule^ entrs .elles, quç l'oif de/ruit l'action de ce^ forces quand oft enlèye tq.ule cejte élec^rieité. ^i doue e)Jl.ç n,eçppâtltuç pas Jes aiBnités et }f fo.rce fJ'agiégi^tipUj eUç (çsjt du iiipini indispensable ^ jeiw ^î^isteiicç. ' yjîJP»? P'iflïep.^qyçI^ïftpnjlesrapppjji^'qj/icîLJsfp^
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entre l'élentricité et la clialeur, afin d'avoir un nouveau lien entre les aitiriilés et les forces électriques j car nous savons que tes |ihcnoniènes{lcclialenr, coiiime les phénomènes électriques, se rattachent aux actions chimiques. Toutes les tbis que la chaleur se propage tians un [ rircuit métalliquéfernié, si elle rencontre sur son passage i tin obstacle quelconque qui arrête sa marche, là ouest l'obstacle il y a séparation des deux, électricités ; l'électricité positive le franchit ordinairement. Quelques expériences prouvent, du reste, que celle espèce d'éleclririté jouit de la propriété de franchir plus facilement les milieux résistants que l'autre électricité. Réciproqu^ tuent, quand le fluide électrique circule dans un corps, u sa vitesse est duninuée en un point quelconque, et I que sa circulation par conséquent ne soit pas libre, il j d dégagement de chaleur au point même où se trouve [ l'obstacle. Il n'y a encore qu'une seule exception à cette rtgle générale , et elle est relative aux métaux qui cris- - tallisent facilement. Je veux parler de l'observation faite parM-reltier dansun circuit de bismuth et d'antimoine. D'un autre côté, la chaleur, dilatant les molécules des corps, doit produire des effets analogues à ceux I £[ue l'on observe dans le clivage, c'est-à-dire qu'en écartant les molécules, celles-ci éprouvent uu coininence- I Inent de clivage , qui met en liberté une certaine portion I des deux électricités associées aux molécules, lesquelles \ âcctricités se recoinbinent immédiatement, et quelque- : avec dégagement de lumière, d'où résulte la phosplio- I Vesceiice. L'abaissement de température doit produire 1 des effets électriques analogues , mais inverses. Ces effets f ne peuvent être observés que dans dçs cas irès-rcstrcinls, attendu que la recomposition est souvent immédiate, Comme dans le cas où l'un clive des corps bons conducteurs. Il en est de même quand on broie des corps cristallisés mauvais conducteurs; les lamelles qui se séparent, possédant des électricités contraires , et se trouvant en contact,|la recomposition s'effectue sur-le-champ. D'un autre côté , dans quelques substances réguiièi