‹ Traité complet du magnétisme (volume 2)Chapitre 125 sur 145 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

i £tre décomposée par lui : celte conclusion ne paraît pas exacte. En effet, parmi les corps solides qui transmettent rëleclricité, les uns sont conducteurs et ne sont pas décomposés : tels sont les métaux, le charbon, etc.; les autres ne sont pas conducteurs et ne peuvent être décomposés. L'électricité peut donc cheminer dans les corps solides sans avoir besoin de transporter avec elle àes éléments matériels. Pourquoi n'en serait-il pas de même à l'égard des liquides dont la constilulion est la même, sauf l'état d'agrégation , qui n'est pas semblable? Si les liquides, en général , sont décomposés , cela tient à ce que la force d'agrégation étant moindre, tes afilnités entre les particules sont plu« facilement vaÎQCUÇs. Bien ne s'oppose donc à ce qu'un courant traverse un liquide sans le décomposer, quoique la polarisation des électrodes, qui a toujours lieu, annonce une décomposition.

Voici actuellement comment j'envisage l'jictioii décomposante de l'électricité. Prenons un .'Leul couple, ziuc et cuivre, et exaniinons son action sur l'eau pure, acidulée ou alcaline, peu importe, attendu que l'électricité produite est due uniquement à l'oxidation du liiic et à la décomposition de l'eau. Aussitôt que le zinc est en contact avec celle-ci, il ia décompose; de là résulte un dégagement d'électricité. L'oxigène, en se séparant de l'hydrogène pour se combiner avec le métal, est émijaemment négatif, tandis que la particule zinc, qui a besoin d'être positive pour effectuer et constituer sa combinaison avec l'osigène , chasse dans les coips en- L «ironnants une quantité d'électricité négative égale en laotensité à celle qui est propi-e à l'oxigène, laquelle se snd dans le cuivre aussitôt que le contact avec l'autre tat est établi, puis elle d^ouclie dans le liquide. L'hydrogène, au contraire, étant positif à l'état naisiant, est tiansporté par le courant jusqu'au cuivre, où ", reprend l'cloctricité négative dont il a besoin pour seformer son électricité naturelle. Sans le contact du livre, l'action est iente, attendu que l'a/finité de l'oxijèoe pour le zinc est contre-balancée par celte de l'oxia3.

356 DE Lk THEORIE â:<ECTRO-CHnfflQUE.

gène pour Thydrogène. Après le contact , Faction est, au contraire 9 énergique et rapide, parce'que les deux forces électriques qui servaient à maintenir la combinaison de l'hydrogène et de i'oxigène , agissant alors dans un sens opposé à celui de leur action primitive, sont employées à détruire cette même combinaison. Pour mieux rendre ma pensée, considérons une lame de zinc et une lame de cuivre plongeant dans de Teau acidulée , qui ne réagisse pas sur le cuivre : par suite de la plus forte afSnité de I'oxigène pour le zinc que pour l'hydrogène, les deux gaz sont séparés. L'oxigène se combine avec le zinc, tandis que l'hydrogène devient libre. £n adoptant les atmosphères électriques telles que je les conçois , avec la supposition toutefois qu'un corps n'est électrique que lorsqu'il est en rapport avec un autre, il s'ensuit que I'oxigène, qui doit être éminemment négatif à l'état naissant, reforme, à l'instant de sa combinaison avec le zinc , son atmosphère d'électricité^ positive aux dépens de l'électricité naturelle de ce métal, en chassant l'électricité négative dans le métal même qui la transmet aux corps environnants , comme l'expérience l'indique.

Si .nous considérons maintenant l'hydrogène, à l'instant où il est à l'état naissant, il s'entoure subitement d'électricité négative aux dépens des corps environnants, et laisse échapper de l'électricité positive qui devient libre. Voilà ce qui se passe quand le cuivre et le zinc ne communiquent pas ensemble. Établissons maintenant le contact entre les deux métaux., l'électricité négative du zinc va être transmise au cuivre et de là au liquide. Or , la particule d'hydrogène qui , à l'instant de sa séparation, est éminemment positive, et dont l'afBnité pour I'oxigène est diminuée par suite de celle de I'oxigène pour le zinc, va être attirée par l'électricité négative de la lame cuivre , et qui possède précisément une intensité é^ale à celle des deux électricités de la combinaison de i'oxigène avec l'hydrogène; par ce moyen , l'état électrique de I'oxigène se trouve trans-

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