‹ Traité complet du magnétisme (volume 2)Chapitre 38 sur 145 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

DESGEIPTIÔN ET USAGE DE LA MAtHINE ÉLECTIIO- I MAGirÉTIQVE DE M. CLARKE.

i585. Parmi toutes lés machines électro-inagnéti- ' ques mises en usage jusqu'ici, on doit distinguer, en raison de sa simplicité et de l'intensité de ses effets, celle qui a été composée par M. Clarke. Je vais en donner une description succincte, en indiquant en même temps son usage pour donner la commotion , opérer les décompositions chimiques, produire dés phénomènes d'incandescence , de fusion , etc.

Voici les diverses parties qui composent cette machine : A (fig. 8) représente une série de six barreaux d'acier aimanté, recourbés en fer à cheval, disposés verticalement et reposant sur quatre vis fixées à la planche d'appui B, dont deux se voient en M N (fig. 9).

Une barre épaisse de cuivre c est percée, en son milieu, d'une ouverture dans laquelle passe un pêne avec une .vis tournante destinée à maintenir l'aimant contre la planche B. On peut, par ce moyen, enlever facilé- ' ment l'aimant sans déranger le reste de l'appareil. D représente l'armature d'un double cylindre de fer doux^ G F, laquelle est fixée dans un mandrin de cuivre placé entre les pôles de la batterie A.

Cette pièce est mise en mouvement de la manière indiquée dans la fig. 9, au moyen de la roue Ë, d'un axe de rotation et d'un fil sans fin. Sur chaque cylindre est eoroulé en hélice un fil fin de cuivre entouré de

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soie, d'une longueur de ^So mètres. L'un des bouts de chaque hélice est soudé à l'armature du milieu, à laquelle est fixée en D, perpendiculairement à sa surface, une tige de cuivre munie de deux pièces de rupture H. •

K représente un cylindre creux de cuivre auquel est soudé l'un des bouts libres des hélices, et qui est séparé de la tige au moyen d'un morceau de bois dur qui repose dessus; l'autre bout des hélices communique avec la tige.

O est un ressort en fil de fer destiné à exercer une pression contre le cylindre creux K, avec lequel il est en contact métallique , au moyen d'une vis fixée dans la plaque de cuivre M.

P représente une tige de cuivre verticale, carrée, s'adaptant à la plaque de cuivre N.

Q est un ressort de métal exer<j;ant une faible pression sur la pièce de rupture H. Elle est tenue en contact métallique au moyen d'une vis à tête.

T est un fil de cuivre destiné à établir là communication entre les deux plaques de cuivre M, N.

Au moyen de cette disposition , ces diverses parties i), H, Q, P, N, sont en communication avec un des bouts , et K et M avec les deux autres bouts.

On conçoit très-bien que le ressort Q, pressant doucement sur la pièce de rupture H , les effets sont réguliers.

Les faces des cylindres de fer F, G, autour desquels sont enroulées les bélices, sont parallèles autant que possible avec celles du fer à cheval A, et en contact avec lui. Quand ce contact n'est pas établi, on dévisse l'écrou de la roue E, et on l'enlève de son axe au moyen des quatre vis dont il a été parlé ci-dessus, et de la vis de la plaque C; on ajuste alors la batterie avec la plus grande facilité.

Il faut encore que la pièce de rupture soit disposée de manière que le ressort Q se sépare en même temps que les cylindres de fer de l'armature quittent les pôles de l'aimant. Quant au ressort en fil de fer O, il presse

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toujours, et doucement, contre le cylindre creux de cuivre K.

i585. Au moyen de ces dispositions, on se passe d\in bain de mercure, qui présente toujours des inconvénients. Lorsque Ton veut donner la commotion avec cette machine, on prend dans les deuK mains, humectées avec une dissolution d*eau salée, les deux conducteurs de cuivre R, S , dont l'un est en communication avec la plaque M, et Tautre avec la plaque N, de la manière indiquée sur la figure; puis M, N sont réunis au moyen de la tige T. La commotion que Ion reçoit avec cet appareil, dès l'instant que Ton tourne la roue, est très-violente. Si l'on veut avoir un courant toujours dirigé dans le même sens, on ne met qu'une seule pièce de rupture. Dans ce cas, le circuit est interrompu quand le courant change, c'està-dire, lorsque chaque hélice quitte une branche de l'aimant.

A l'instant où l'on reçoit le choc, les muscles des bras se contractent avec violence, de manière à forcer les mains à serrer fortement les conducteurs, en leur ôtant tout pouvoir de s'en détacher.

En plaçant les deux fils de communication R, S, entre M, N, le choc n'est pas aussi puissant.

Uet V sont des tiges en rapport avec les fils conducteurs, et munies de morceaux d'épongé dont on fait usage dans les applications de l'électricité à la médecine. Ces éponges sont humectées de solutions acides ou salées* On peut, avec leur secours, donner une succession de chocs les plus puissants là où il est nécessaire.

Quand on fait fonctionner cet appareil, si l'on regarde entre la face de l'armature de rotation et l'aimant en fer à cheval , on aperçoit une vive lueur qui va de Tune, à l'autre. On aperçoit encore cette lumière aux pointes de rupture. Ou la voit aussi quelquefois briller entre les hélices F, G.

1 586. Pour décomposer l'eau , M. Clarke fait usage de l'appareil fig. lo, disposé de la manière suivante : A est un vase de verre muni d'un couvercle de cuivre ,

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