CHAPITRE XII
èàns toute position, une partie quelconque du balancier, placée vers un des pôles du corps attractif, sera attirée , et on n'observera jamais de répulsion.
«Enfin, mon opinion est, quoiqu'il soit difficile ici, oooune dans beaucoup d autres cas, de prouver le contratre^ qu'aucune action, quelle qu'elle soit , ne saurait avoir lieu entre le balancier et le fer, lorsque tous deux soot exempts de propriétés polaires fixes, ù
D'autres expériences furent faites avec un autre balancier compensateur, privé, autant que possible, de tout magnétisme local , et avec un balancier de cuivre et deux ressorts trempés à des degrés différents, chacun d'eux pouvant être fixé au balancier. Outre le pivot destiné à suspendre ces pièces, on fit usage d'une pièce de cuivre, au moyen de laquelle le tout pouvait être placé délicatement dans une position horizontale.
Avec le balancier compensateur ^ mis presque en contact avec un boulet, on ne put découvrir aucune action ; il en fut de même quand les poids du balancier eurent été enlevés. Ce dernier ayant été éloigné du boulet^ on lui présenta le pôle nord d'un barreau aitDanté: après lui avoir donné un très-léger mouvement, A s'arrêta très-peu de temps après , dans une direction telle que la barre d'acier croisée se trouvait précisément «lans la direction de l'aimant ; et si on la dérangeait de <^tte position , elle y revenait aussitôt.
L'aimant ayant été retourné , on ne put découvrir la plus légère indication de répulsion; on en dut conclure ^ue 1^ balancier n'était point magnétique , et que chaîne de ses parties était également susceptible d'acquérir U magnétisme, quoique lui-même fût tout à fait insensible à l'action du boulet. Un chronomètre construit Hvec un tel balancier et un ressort également exempt de magnétisme, aurait la même marche à bord qu'à terre.
Avec le balancier de cuivre , on ne put reconnaîtr<s aucune espèce d'action. En y adaptant un des ressorts, il fut mis en contact avec le boulet ; le fer produisit une faible action. L'expérience ayant été répétée avec le même
f 7^ OBSERV. SUR LRS PARTIES DÉTACH. d'uN CHRONOM.
succès, il fut démontré que le ressort avait acquis du magnétisme.
11 résulte de ces faits , que lorsqu'un balancier ou son ressort acquièrent la propriété polaire, la marche du chix>nomètre auquel ils appartiennent, éprouve un changement toutes les fois que cet instrument se trouve sous l'action d'une masse de fer, et, à plus forte raison, dans le voisinage d'un aimant. Mais si le balancier et le ressort sont exempts de magnétisme, le chronomètre conserve alors sa marche.
En terminant, je rapporterai le tableau des observations faites, soit à terre, soit à la mer, sur la marche d'un chronomètre appartenant au Leifen^ pendant le voyage de ce navire aux îles du Cap Vert, en 1819 (i).
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