CHAPITRE II
Avril
Moyenne.
lO' 50.9 10 47.2 10 18.8 10 21.5 10 22.9 9 33.9 7 28,8 6 26.9
13 lO.O
13 3.3 Il 48.4
Mai
Juin
Juillet
Août
Septembre
Octobre
Korembre
Ilécembre
JaoTÎer
Février
Mars
Moyenne
lo' 2;8
lo' 23,8
Ces résultats montrent i** que chaque année, au mois de décembre, la différence est un minimum, ce qui paraît naturel , attendu que les changements variant selon les différentes heures de la journée, ne peuvent être attribués, suivant toutes les apparences, qu'à l'influence exercée par le soleil ; 2** que les déclinaisons sont plus fortes vers une heure de l'après-midi que le matin, comme on le savait déjà; 3"* que les différences n'atteignent pas leur maximum à l'époque du solstice d'été, puisqu'en juin et juillet elles sont plus petites qu'en avril, mai et août. Cassini avait déjà reconnu une période à peu près semblable, puisque, selon lui, à partir du mois d'avril jusqu'au commencement de juillet, la déclinaison diminue. MM. Gauss et Weber attribuent avec raison ces effets à l'influence du soleil; mais, relativement à la déclinaison moins forte dans les mois qui s'approchent du solstice d'été, on peut observer que l'instant du minimum de la déclinaison a lieu avant 8 heures du matin, de sorte que Taccroissement total est plus grand que le mouvement calculé, à partir de cette heure.
Nous voyons encore que, pendant la deuxième année, la différence a été beaucoup plus grande dans tous les mois pris isolément , que pendant la première, et que, dans la troisième, cette différence est en-
aSa DES VAR. DE l\i^. AMktttÈ, OBSERVÉES , ETC.
core plus grande que dans la prëcëdente. Ces diflerences sont beaucoup trop fortes, pour que Ton puisse y voir Tindice d'un accroissement séculaire; ces observations ont été faites depuis trop peu d'années pour que Ton eo tire cette induction. Au surplus , 'si cela est, comment faire cadrer ce résultat avec le fait bien constaté que la déclinaison est maintenant dans sa période de décroissement? Il pourrait se faire cependant que Tinfluenct exercée par le soleil sur le magnétisme terrestre fut, selon les années, plus ou moins marquée , de même que la température diffère souvent d'une année à l'autre.
I^es précédents résultats nous montrent bien que les différences qui existent entre les variations de la déclinaison du matin et celle de l'après-midi, présentent des f)articularités tout opposées à celles qu'elles offrent dans a marche normale ou régulière. Ces exceptions, à la vé> rite, sont rares; et il ne s'est présenté que quatorze cas, dont un seul pour 79 jours, dans l'espace de trois ans, où la déclinaison ait été plus forte le matin que le soir. Voici ces époques et la valeur des différences :
1834 Août 15
Décraibre S4
Décembre 2b
Décembre 26
1836 JaiiTier 30
Février 7
Octobre 4
1835 Novembre 8
Décembre 8
1830 ianvier 20
Juillet 20
Novembre 9
1837 FéTrier. 13
Mars 14
On peut remarquer que, parmi ces quatorze exceptions, douze ont été observées durant les mois d'hiver et deux seulement pendant les mois d'été; dans l'hiver, l'influence journalière du soleil est tellement faible, que les causes irrégulières peuvent bien l'avoir emporté sur les causes régulières.
Dans le but de reconnaître les variations séculaires, au moyen des observations déjà faites, on a comparé les moyennes mensuelles de la i^ année avec celles des
CHAPtTRC II.
mois de la seconde et troisième année qui leur correspondent. Sur quarante-huit observations, quarante-sept donnent des diminutions, et une seule présente de l'augmentation , comme on le voit ci-après : cette dernière a été indiquée par le signe — •
Décroissement annuel de la déclinaison.
MOIS
Avril
Mai
Juin
Juillet
loùt
Se-ilrmbre. . . .
Octobre
NoTeinbre. . . .
Décembre. . . .
Janvier
Février
Mars
Moyenne. .
8 henres du matio.
3 37,2 , 3 3fi.4 ,
I henre ■près midi.
8 henres da matin.
I heure après midi.
En comparant les moyennes des observations faites à 8 heures du matin avec celles faites dans Taprès-mifli , on voit que les premières présententune augmentation de déclinaison plus grande que les secondes : ceci revient à ce qu'on a dit précédemment, savoir que, pendant la I ''année, les variations quotidiennes ont été moins grandes que durant la a^ et que celles de la 3* ont été encore plus étendues que ne l'étaient celles de la a* année. Cette différence ne doit pas être considérée comme réelle, mais comme fortuite.
a La continuation des observations, disent MM. Gauss « et Weber, pourra donner lieu bientôt à des résultats (c tout opposés; 0t si l'on na aucune raison déterminante
a84 DES VAR. del'aig. aimantée, observées, etcI
a pour préférer l'un ou l'autre des résultats obtenus, le ce moyen le plus simple à employer sera de s'en tenir au tf chifTre moyen résultant de tous deux. Ce terme moyen ce est de a' 36'',5 pour la i" année et de 4' 55",9 pour la « a^. L'on serait presque tenté d'admettre ces résultats « comme une preuve que la diminution de la déclinaison oc s'accélère de plus en plus; pourtant ce serait donner (c un mauvais principe à une chose très-simple et trèsce naturelle en elle-même; car il a été reconnu que la déa clinaison magnétique, qui, pendant le siècle dernier a ce constamment été en augmentant dans toutes les parties ce de l'Europe, a atteint son maximum vers les premières ce années du siècle actuel et qu'aujourd'hui elle a cornée mencé à rétrograder. D'après la nature même des chocc ses , ce retour du mouvement progressif au mouvement ce rétrograde a dû donner lieu à un décroissemeot peu ce sensible d'abord , mais allant de plus en plus en augce mentant. Faute d'observations antérieures, il n'est guère ce possible d'indiquer exactement pour Gœttingue reposée que à laquelle ce passage d'un mouvement progressif ce à un mouvement rétrograde a eu lieu. Toutefois, à en ce juger par les observations faites en d'autres lieux et ce qui nous ont été communiquées, cette époque serait « beaucoup plus reculée que celle qui résulte des deux ce chiffres précités, si on les considérait comme résultat ce net d'un mouvement lent, tel que le mouvement sécuee lairc. £n outre, toutes les expériences faites sont \k ce pour démontrer qu'une variation régulière égale à (€ a'j9'\4 ^^^ absolument inadmissible pour une seule a année.
ce Nous considérons donc aussi celte différence comme ce étant en grande partie fortuite, et nous devons donc, « pour aujourd'hui du moins, et jusqu'à ce que de nouée velles expériences nous aient appris quelque chose de ce mieux, considérer le chiffre moyen 3'46",2 comme ce étant celui de la diminution de la déclinaison annuelle « pour 1834 à 1837. »
On a vu que les différences observées entre les dé-