CHAPITRE II. agS
tempête était apaisée, ou a trouvé une Iiannouie tout à fait satisfaisante avec les résultats obtenus dans tles lieux situés plus au nord.
En général , les vents les plus violents restent sans influence sur Taiguille aimantée; très-souvent on observe, à Gœttingue, pendant le plus violent ouragan, un état extraordinairement tranquille de Faiguille. Il eu est de même des orages, qui, non-seulement à Gœttingue, mais encore en d'autres lieux, ont une influence peu visi* ble sur Taiguille aimantée.
Je rapporterai encore quelques observations relatives aux mouvements qui ont eu lieu dans six termes. Dans les trois premiers termes d'été, on peut voir au milieu de toutes les grandes anomalies, apparaître le mouvement régulier de chaque jour, en ceci seulement, que les courbes montent dans les heures de l'après-midi, et descendent <lans celles de \a matinée. Dans les trois termes d'hiver, on peut à peine en apercevoir quelque chose; le tracé régulier est envahi par le trace irrégulier où il se perd entièrement. Dans les années i834 et i835, il y a eu quelques termes où la marche régulière n'a élé troublée par aucune anomalie considérable, tandis que les petites anomalies n'ont jamais manqué.
Mais ce qui rend les mouvements anormaux si remarquables, c'est le grand accord que Ton trouve jusqu'aux plus faibles nuances, en différents endroits; accord qui se montre même dans tous les lieux d'observation, seulement avec des valeurs différentes. MM. Gauss et Weber n'ont pas cherché à expliquer ces divers effets, qu'ils appellent des hiéroglyphes de la nature; ils se bornent pour l'instant à observer des faits : voici quelques réflexions qu'ils ont présentées à cet égard.
Les anomalies ne sont que de légers changements dans la grande force magnétique terrestre, dus probablement à des effets magnétiques du globe, ou qui ont lieu peut-être en dehors de notre atmosphère.
Il ne faut pas pour cela abandonner l'ancienne idée, que la force magnétique principale s^ son siège dans la