CHAPITRE IV
Des cIîfFérences aussi grandes dans la durée des osciU lations excitèrent Tattentiou de M. Hansteen; pour en connaître la cause , il fit de nombreuses expériences qui le conduisirent aux résultats suivants :
Lorsqu'une aiguille horizontale est placée au pied d'un objet vertical quelconque, elle oscille plus vite quand elle est au nord qu'au sud de l'objet; à l'extrémité supérieure, c'est l'inverse.
M. Hansteen en tira la conclusion qu'un objet vertical, quelle qu'en soit la nature, a, dans nos climats , deux pôles magnétiques distincts, le pôle sud dans le haut, et le pôle nord dans le bas.
§ III. Des variations de Vintensiié observées ai^ec le magnétomètre.
L'appareil bifilaire peut servir avec avantage à ob* server les variations régulières et irrégulières de l'inten* site qui ont lieu à de petits intervalles , de même que le magnétomètre est employé à étudier les variations analogues de la déclinaison ; le mode d'observation est le même.
Les variations de l'intensité sont exprimées en parties de l'échelle qui -peuvent être réduites facilement en par» lies de l'intensité même. Dans l'appareil dont on fait usage à Gœttingue , une partie de Téchelle correspond à la — TT7 partie de l'intensité totale.
Les résultats obtenus en 1 837 indiquent des variations i*égulières dépendantes du temps de la journée, et qui peuvent se confondre, comme pour la déclinaison, avec des variations irrégulières, et qu'on ne distinguera les unes des autres qu'après des observations continuées pendant nombre d'années. Quoi qu'il en soit, M. Gauss pense que l'intensité décroît pendant les heures de la matinée, de telle sorte qu'elle atteint son minimum une ou deux heures avant midi, et qu'elle augmente de nouveau à partir de ce temps; suivant M. Hansteen, ce mouvement a lieu entre 10 et 11 heures.
Pour avoir un terme de comparaison sous le rapport
.374 O^ YAItlATIOlfS DE Ii'llTTEVSITÉ OBS., ETC.
de laauandlë, M. Gauss a pris^ pendant les 3o jours du mois aaoût 1837, les intensités de 10 heures du matin et de 3 heures apr^ midi ; il les a comparées ensemble , et a trouvé que, pendant 26 jours, Tiutensité a été plus grande^ et pendant 4 jours seulement plus petite, après «nidi qu'avant. La différence moyenne était de 39 par^ ïhs de réchelle, c'est-à-dire, uq peu au-dessous de la -^^^ partie de toute l'intensité.
Ayant comparé également, pendant la plupart de ces jours, l'intensité à 9 heures du matin , il a trouvé que iur sB jours, il y en a eu a3 où l'intensité était plus grande qu'une heure après : pendant 5 jours, le contraire a eu lieu; la différence moyenne n'a été que de 1 1 -^ parties de l'échelle, ou un peu plus de la rrjT partie dç toute Tintensité.
M. Weber a reconnu que des variations irrégulières, quelquefois très-considérables, se montrent à de courts intervalles, et ne sont pas moins fréquentes que dans la déclinaison. Des observations comparées ont été faites trois fois pendant long temps et sans interruption, avec les magnétomètres bifilaire et unifilaire, le 1 5 juillet, depuis 6 heures du matin jusqu'à 6 heures du soir ; ensuite, dans le terme magnétique du 29 au 3o juillet 1837, et dans le terme extraordinaire du 3i août au l*** septembre, pendant a4 lieures, de 5' en 5'. Les figures (40 et 4ij pi. XII) représentent les tracés graphiques de l'avant-dernier terme; on trouve (fig. 4o) les courbes représentant les variations de l'intensité et celles des variations de la déclinaison; elles indiquent bien, les unes et les autres , la marche des phénomènes.
Les mouvements des deux courbes dans chaque terme n'ont aucune ressemblance; néanmoins l'on voit que là où la déclinaison est fortement troublée, il y a égale* ment perturbation dans l'intensité.
• Ce tracé, tel qu'il vient d'être présenf é, n'indique pas, à beaucoup près, d'une manière aussi satisfaisante, le tableau de la marche des perturbations, que si celle-^d était construite sur la même couii)e. Mais si l'on veut