‹ Traité complet du magnétisme (volume 3)Chapitre 320 sur 364 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

a été réduit à quatre) pendant ^4 heures y et des stations magnétiques , d'après ce système j ont été établies à Altona, Augsbourg, Berlin , Bonn, Brunswick, Breda, Bre&lau,Cassel y Copenhague, Dublin, Freyberg, Gœttingue, Greenwich, Halle, Cazan, Cracovie , Leipzig, Milan, Marbourg , Munich , Naples, Saint-Pétesbourg et Upsal.

«Quelque étendu que soit ce plan , il reste encore beaucoup à faire. Les stations, nombreuses comme elles sont , n'embrassent qu'une petite portion de la surface de la terre, et, ce qui est encore d'une plus grande importance, aucune d'elles n'est située dans le voisinage de ces points singuliers , de ces courbes sur la surface de Ja terre, où l'on peut attendre que la grandeur des changements sera excessive , et peut-être même leur direction intervertie. En un mot, un système plus large d'observations est nécessaire pour déterminer si la somme des changements(très^dissemblableen différents lieux)dépend simplement des coordonnées géographiques , ou des coordonnées magnétiques du lieu; si la variation dans ce total est due à la distance plus ou moins grande d'un centre de perturbation , ou à l'effet modifiant de la force magnétique moyenne du lieu, ou aux deux causes agissant ensemble; sous un autre rapport aussi , le plan d'observations simultanées admet une plus grande extension. Jusque dans ces derniers temps, les mouvements observés ont été seulement ceux de déclinaison magnétique, quoiqu'il n'y ait pas de doute que l'inclinaison et l'intensité soient sujettes à des perturbations semblables. Tout récemment, à plusieurs des stations en Allemagne, la composante horizontale de l'intensité a été observée aussi bien que la déclinaison; mais il faut encore la détermination d'un autre élément pour que nous possédions toutes les données nécessaires dans des recherches aussi intéressantes.

«Les observatoires magnétiques qui sont sur le point d'être établis dans les colonies anglaises, par la générosité du gouvernement, satisferont en grande partie, on l'espère y aux besoins de la science. Les stations sont

46$ iirsTRUCTioirs de la soc. rot. de londres.

bien espacées sur la surface de la terre et sont situées à des points d'un grand intérêt relativement aux lignes isodynamiques et isoclines. Le point d'intensité maximum dans l'hémisphère nord est dans le Canada; le maximum correspondant dans l'hémisphère sud se trouve près de la terre de Van-Diémen ; Sainte-Hélène est près de la ligne d'intensité minimum ; et le cap de Bonne-Espérance est très»important à cause de la latitude méridionale. A chaque observatoire , les changements de la composante verticale de la force magnétique seront observés aussi bien que ceux de la composante horizontale et de la déclinaison; et les variations des deux composantes de la force étant connues , celles de l'inclinaison et de la force elle-même s'en déduiront facilement* Les observations simultanées de ces trois éléments seront faites à des périodes fixes, nombreuses, et l'on a tout lieu d'espérer que les directeurs des divers observatoires d'Europe prendront part à ce système combiné.

« Tout intéressants que soient ces phénomènes, ils ne forment qu'une faible partie de l'occupation d'un observatoire. Les changements re^^z^/efr^r (périodiques et séculaires) ne sont pas moins importants que les changements irréguliers ; et ce sont certainement ceux-là qu'un observateur patient doit recherclier pour arriver aux lois générales. L expression empirique même de ces lois ne peut manquer d'être d'une grande valeur, comme fournissant une correction popr les valeurs absolues des éléments magnétiques, et les réduisant par là à le^r somme moyenne.

ce Les changements horaires de la déclinaison ont été fréquemment et attentivement observés; mais quant aux variations périodiques des deux autres éléments, nous n'avons là-dessus que très-peu d'informations. La détermination de ces variations formera une partie importante de la tâche des observatoires magnétiques ; et d'après l'exactitude dont les observations sont susceptibles, et l'étendue qu'on se propose de leur donner , on ne peut douter qu'il n'en résulte une connaissance très-exacte des lois empiriques,

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