‹ Traité complet du magnétisme (volume 3)Chapitre 33 sur 364 · CHAPITRE 1. LVll · texte numérisé non relu

CHAPITRE 1. LVll

H, horloge en cuivre ^ dont les trois pivots sont en acier. Elle est portée sur un trépied qui est mis d'aplomb au moyen de trois vis calantes , et est destinée à imprimer un mouvement de rotation très-rapide à uu axe vertical, auquel est assujettie une i^xkce b b' b" à trois branches , sur laquelle on place les disque» soumis à rexpérience. Ces disques sont percés à leur centre d'un petit trou qui reçoit le prolongement de l'axe de rotation. On les retient sur les branches b , b\ b" , au moyen d'une vis de pression. Des volants, i^, v\ i>*\ qu'on incline à volonté, sont destinés à ralentir plus ou moins la vitesse du disque.

T T', table portant un plateau y^ /;', percé au milieu fFune ouverture un peu plus grande que les disques ; une feuille de papier est collée en f f* (fig. 96); à la face inférieure de ce plateau et sur la face supérieure, on pose une cloche c y dans laquelle on suspend une aiguille aimantée a a', au moyen d'un fil de soie. Un petit treuil est destipéà élever ou à descendre l'aiguille. L'horloge est mise en mouvement au moyen d'un poids P. Un compteur indique le nombre de tours exécutés dans un temps donné. Voicien quoiconsiste lephénomène :

Si l'on fait tourner une plaque de cuivre avec une vitesse déterminée, sous une aiguille aimantée, aussitôt que le mouvement de rotation commence, l'aiguille est chassée du méridien magnétique, avec d'autant plus de force que le mouvement est plus rapide. La force d'entraînement étant balancée par l'action de la terre, qui tend à maintenir l'aiguille dans le méridien magnétique, il en résulte une nouvelle position d'équilibre, qui dépend du rapport de ces deux forces; mais quand le mouvement est très-rapide, l'aiguille ne s'arrête pas et continue de tourner. L'action que reçoit l'aiguille du disque eu mouvement décroit, pour la même vitesse , à mesure que leur distance diminue; ainsi, si l'aiguille tourne d'un mouvement continuel, quand les deux corps ne sont séparés que par une feuille de papier, en augmentant la distance elle prend une position fixe, et la dévia-

LVIII DES PHKNOMENES MAGNETIQUES.

tion* devient toujoui^s moindre, à mesure que Ton élève Taiguille au-dessus du disque. Lorsque les plaques sont évidée<; dans la direction des rayons, Teffet. est moindre que dans le cas où elles sont pleine^.

M. Arago , après avoir observé le phénomène, a cherché les composantes de la force qui le produit, suivant trois lignes parallèles à trois plans coordonnés, perpendiculaires entre eux.

I^ composante perpendiculaire au plateau est une force répulsive, que l'on rend sensible au moyen d'iin aimant fort long, suspendu à un fd dans une direction verticale, à l'extrémité du fléau d'une balance, qui est maintenu en équilibre avec un poids convenable, placé à l'autre extrémité. Dès l'instant que le plateau commence à tourner, l'aimant est repoussé, et le fléau d<^la balance penche de l'autre côté. La seconde composante est horizontale et perpendiculaire au plan vertical , qui contient le rayon aboutissant à la projection du pôle de l'aiguille. Cette force est celle qui. imprime le mouvement de rotation à l'aiguille; elle agit tangentiellement au cercle ; son effet est connu immédiatement par l'expérience.

La troisième composante est dirigée parallèlement au rayon qui aboutit à la projection du pôle de l'aiguille; on la détermine avec une aiguille d'inclinaison que Ton place verticalement, de manière que son axe de rotation soit contenu dans un plan perpendiculaire à l'un des rayons du disque. Une semblable aiguille , placée au centre du disque, n'éprouve aucune action. Il existe également un second point, plus voisin du bord que du centre, où elle n'éprouve non plus aucun changement dans sa position; mais^ entre ces deux points, le pôle inférieur est constamment attiré vers le centre, tandis qu'il est repoussé au delà du point.

Voyons quelles sont les tentatives faites pour trouver la loi suivant laquelle agissent les plaques, en raison de la vitesse et de leur distance à l'aiguille.

MM. Prévost et Colladon , en étudiant l'influence de

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