‹ Traité complet du magnétisme (volume 3)Chapitre 335 sur 364 · CHAPITRE PtlEMlER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PtlEMlER

magnétique d'un point et l'inclinaison en ce point; loi qui sert aujourd'hui dans un grand nombre de circonstances et dont voici l'expression : La tangente de Pin'^ clinaison est égale au double de la tangente de la latitude magné tique.\o\c\ les circonstances qui l'ont conduit à s'occuper de cette question.

- M. de Humboldt, à son retour d'Amérique, où il avait fait plus de trois cents observations sur l'inclinaison de l'aiguille aimantée et sur l'intensité des forces magnétiques, offrit à M. Biot de réunir ses observations, ainsi que celles qu'il avait faites en Europe avant son départ, à cplles que ce célèbre physicien avait faites dans les Alpes, afin de mettre tous les faits en ordre, et de pouvoir en tirer des conséquences utiles à la théorie générale du magnétisme terrestre. Cette proposition ayant été acceptée, MM. de Humboldt et Biot s'occupèrent d'un travail sur les variations du magnétisme ter* restre à différentes latitudes (i).

Pour suivre ce résultat général avec facilité , MM. de Humboldt et Biot isont partis d'un terme fixe, et ont choisi pour cela les points où l'inclinaison de l'aiguille aimantée est nulle, parce qu'ils semblent indiquer tes lieux où les actions des deux hémisphères sont égales entre elles. La suite de ces points forme, comme on l'a déjà vu, l'équateur magnétique.

Les observations recueillies furent partagées par zones parallèles à l'équateur, afin de faire mieux ressortir l'accroissement de l'intensité à partir de l'équateur, et de rendre la démonstration indépendante de petites anomalies, qui, étant quelquefois assez sensibles et assez fréquentes, ne pouvaient être attribuées entièrement aux erreurs des observations. Il paraissait, en effet, plus naturel de les attribuer à l'influence des causes locales. A l'appui de cette opinion , M. Biot cite un fait que je dois mentionner. Dans le voyage qu'il fit dans les Alpes, il avait emporté avec lui l'aiguille aimantée dont il s'était

(i) Journal de Physique^ t. lix, p. 429*

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servi dans une ascension aérostatique avec M. Gay-Lussac ; cette aiguille avait une tendance plus forte à revenir au méridien magnétique dans ces montagnes qu'à Paris. Les résultats suivants ne laissent aucun doute à cet égard.

Nombre des osdlUtioDS ea 10' de temps.

Paris, avant le départ 83,9

Turin 87,^

Sur le mont Genève 88,!%

Grenoble 87^

Lyon 87,3

Genève 86,5

Dijon 8496

Paris, au retour 83,9

M. de Humboldt a observé des effets analogues à Perpignan, au pied des Pyrénées. Dans les exemples que je viens de citer, il n'a nullement été tenu compte des effets provenant des différences de température qui influent d une manière sensible sur la durée d'une oscillation. Je me borne à présenter cette observation, a6n que le lecteur n'admette pas, sans nouvel examen, que l'action des Alpes influe sensiblement sur l'intensité des forces magnétiques.

MM. de Humboldt et Biot ont été conduits à considérer l'intensité du magnétisme terrestre , sur les différents points du globe, comme soumise à deux sortes de différences; les unes dépendantes de la situation des lieux par rapport à l'équatcur magnétique, les autres dues à des circonstances locales.

Passant de là à l'inclinaison de l'aiguille aimantée,

f)ar rapport au plan horizontal , ils ont cherché la loi à aquelle est soumis un accroissement quand on s'éloigne de l'équatcur magnétique.

- M. Biot a commence par déterminer la position de l'équatcur, en supposant qu'il soit un grand cercle de la sphère terrestre, puis il a donné la forme et la figure de cet équateur.

Pour utiliser les observations sur l'inclinaison faites

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