‹ Traité complet du magnétisme (volume 3)Chapitre 54 sur 364 · CHAPITRE II. LXXXIX · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. LXXXIX

00 les met, il y a trop d'incertitude pour pouvoir rien conclure de décisif touchant la part des liquides dans le phénomène.

Cette action des aimants sur les substances est un effet, comme on le voit, de magnétisme ordinaire , et nullement de magnétisme en mouvement.

jl ^^. Comparaison de Caclion exercée prrr les aimants sur un fil (Tor pris pour unité j pa? rapport au fer.

Il est nécessaire, avant d'aller plus loin, de comparer les résultats donnés par certaines substances avec le fer, ou du moins quelle serait la quantité de fer métallique qui, mélangé avec ces substances, donnerait lieu au même phénomène. Cette comparaison donne le magnétisme spécifique de ces substances. On ne peut résoudre cette question qu'en prenant un corps pour unité, rapportant les substances à ce corps^ et cherchant la valeur du magnétisme spécifique de ce corps par rapport au fer. \jà petit barreau qu'il a pris pour unité est un fil d'or ordinaire, de i centimètre de long, et pesant !i5 milligrammes. On ne peut comparer directement le fer et l'or; car, d'après ce que nous avons dit, dans le fer les particules magnétiques sont Irès-rapprochces, et le temps d'une oscillation dépend du diamètre du barreau, la densité magnétique étant très -grande; tandis que dans le fil d'or les particules magnétiques ou les pai*cellesde fer, étant très-éloignées, ne s'influencent pas, la densité magnétique est très-faible, le temps d'une oscillation ne dépend plus du diamètre du barreau, et par conséquent la force qui fait osciller ce fil est proportionnelleà la quantité de particules magnétiques qu'il renferme. Pour les comparer, il faut donc, de même que Coulomb, agir sur des mélanges de limaille de fer et de cire. Il a trouvé, comme nous l'avons déjà dit, qu'il suffisait qu'im petit barreau d'argent eût j3.',.2o deson poids de fer, pour manifester les effets obtenus à Taidc de forts aimants.

XC DE l'action EXERCÉK PAR F.ES AIMANTS.

Pour comparer d'une manière précise le pelit cylindre d'or, que l'on nommera cylindre élalon, avec le fer, M. E. Becquerel a préparé un mélange de 5o grammes de cire blanche et de o*' ,a4o de fer réduit de l'oxyde par l'hydrogène, et projeté dans la cire fondue avant qu'il ait eu le temps de s'oxyder; le fer étant en poussière impalpable s'est parfaitement mélangé. Il y avait donc dans cette masse ^j^=o, 00478 de fer. Il a pris quatre parties différentes de cette m'asse dans quatre positions opposées, et a formé quatre cylindres de différents diamètres, et exactement de I centimètre de longueur; car le diamètre n'influe pas sur les oscillations en présence des aimants, les particules magnétiques étant très-éloignées.

On a eu dans l'appareil décrit plus haut :

, Témpt de 100 oscillations Trmp» de 100 owil- Temps «l'une osol-

par la torsion «eisle entre lations rn précoce lation en preseocr

les fers doux. des aimanu. dr» aimants.

Cylindre n'* i . . 1432". ..... 3g\:t ...... o",39a

Moyenne. . . . o",382

Comme les oscillations sont très-rapides , la torsion n'influe j)as sensiblement sur les temps des oscillations. En effet, en effectuant cette correction dans le cylindre n" 4? on trouverait o",36i, au lieu de o'\36o. On déduit de là, pour l'action des forces accélératrices, C étant

une constante, et d'après la formule ^^z:— ,

La cire a une action par elle-même qui est assez marquée, car un cylindre de cire blanche a donné:

Eoti e les fers doux.

Entre les aimants.

10 oscillations en i 1 5"

10 oscillations en iS'y;

CHAPITRK II. XCI

ce qui donne pour Taction nimantaire sur la cire:

et pour Taction due à la présence seule du fer dans le mélange :

La même opération^ répétée plusieurs fois avec le cylindre d'or, a donné pour ce métal :

G>mme les barreaux d'un diamètre quelconque oscillent dans le même temps, il en résulte que si Ton suppose les barreaux du même poids, le rapport des actions exercées sur Tor et le mélange de cire et de fer est24Î7l=o,ooi83. Le mélange contenant 0,00478 (le ter , lor suppose sans action , mélange avec 0,00478 X 0,001 83, ou bien 0,000008747 de fer métallique, donnerait la même action que le petit cylindre d'or soumis à Texpérience.

En fraction ordinaire, ce nombre est ,,^3.^^, et se rapproche du nombre jr}^^ donné par Coulomb pour l'argent. C'est le magnétisme spécifique du petit barreau d'or; les nombres peuvent donc s'exprimer ainsi :

Fer 1 000000

Or ordinaire en fil 8,8

Avec des aimants beaucoup plus énergiques, on pourrait rendre sensible une action 10, joo fois plus faible, c'est-à-dire yjj^, ,0000000 ^'« f^^' P^"'' exprimer cela autrement, on peut dire, par exemple, qu'il suffirait d'un gramme de fer métallique pour donner cette faculté à 10 quintaux métriques d'un métal supposé inactif. Ce sont des traces insensibles que l'analyse chimique la plus parfaite ne peut atteindre. Les matières organiques manifestent une action beaucoup plus énergique. Ainsi, la cire blanche ordinaire, d'après l'expérience précé-

\CÏ\ DU MAGNÉTISME SPÉCIFIQUE DES ROCHi:S.

dente ^ a pour magnétisme spécifique 1296,4 9 celui du fer étant loooooo. La silice crislallisée donne à peu près le même nombre que For en fil.

§ VII. Du magnétisme spécifique des mches.

M. E. Becquerel a recherché Faction élémentaire exercée par les aimants sur les principales roches, en les rapportant au fil d'or pris pour unité.

Les substances sont façonnées en petits barreaux de la longueur exacte d'un centimètre. Lorsqu'elles sont en poudre ou en fragments, on les met dans une petite cartouche de papier pesant 4"""' ,8, et de même longueur, et dont le diamètre extérieur est h peu près de i millimètre. On prend toutes les précautions indiquées dans ce mémoire pour faire osciller ces substances entre le ferdoux de la cage en verre, puis entre les aimants.

Si l'on nomme T le temps d'une oscillation due à la torsion seule, t le temps du à la torsion et à l'action des aimants, Z la somme des forces accélératrices de l'aimant, y la force de torsion , on a , indépendamment de la résistance de l'air, d'après ce que nous avons dit :

La force étant proportionnelle à la densité magnétique de la matière, en nommant P le poids de la substance qui oscille, en prenant /jsur une fibre moléculaire de la substance, pour unitc^ l'action exercée par les aimants ou le magnétisme spécifique de cette substance

sera p, ou proportionnel à

Il est nccrssaire de tenir compte de hi jK^litc carlonche sur laquelle les aimants exercent une action qui est

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