‹ Traité complet du magnétisme (volume 4)Chapitre 125 sur 127 · CHAPITRE II. ^Jl · texte numérisé non relu

CHAPITRE II. ^Jl

l'autre à alcool ( fig. i4o)* Cette dernière donne deux sources différentes, au moyen d'une spirale en platine et d'une plaque de cuivre noircie portées par des tiges soudées (fig. i4i )? que l'on fait entrer dans un tube placé latéralement sur le support S ( fig. 142 ). Alors la spirale enveloppe la flamme, et la plaque la couvre à la partie antérieure seulement ( fig. i43 ). Dans le premier cas , on a une source incandescente sans flamme ; dans le deuxième, on a une source de chaleur obscure, dont la température moyenne est d'environ 4^^** centigrades.

Les écrans diathermaux sont des morceaux ou des lames de différents corps naturels ou artificiels , polies sur les deux grandes faces parallèles, qui ont une largeur un peu plus forte que celle de l'ouverture de l'écran E' ( fig. \l^2 ). On les pose tout simplement sur la plaque horizontale S, au-devant de l'ouverture O, lorsqu'ils sont assez épais pour se soutenir d'eux-mêmes ; autrement, avant de les placer ainsi , on les fixe par leur bord inférieur dans une entaille pratiquée sur une plaque de liège, inférieurement garnie de plomb pour les empêcher de tomber (fig. i44)«

Quant aux écrans E,E", ils consistent en un système de lames métalliques parallèles, parfaitement polies, portant à leur partie supérieure un bouton en ivoire, et à la partie inférieure une charnière, au moyen de laquelle on les abaisse dans un plan v€u:*tical , perpendiculaire à celui qui passe par la rainure R,R'. L'un d'eux E" sert à intercepter ou à établir la communication calorifique entre la source et la face antérieure de la pile; l'autre est principalement destiné à abriter la seconde face de la pile, des rayonnements extérieurs , lorsque son tube est ouvert; ce que l'on doit pratiquer dans presque toutes les expériences, afin que l'air ambiant soit en contact libre avec les deux parties actives de la pile, et puisse leur faire partager à chaque instant sa propre température.

6a I. Étudions la marche du thermo-multiplicateur,

43a EMPLOI DR LA PILÉ THEEMO-ÉLECT., ETC.

quand on l'expose à un rayonnement calorifique constant; supposons l'appareil monté comme dans la figure il\'i. Si l'on ôte les corps placés sur le support S et que Ion abaisse l'écran E", les rayons calorifiques de la source passent par l'ouverture O et tombent sur la face antérieure de la pile. En regardant l'index du multiplicateur, on le voit aussitôt sortir de sa position d'équilibre et décrire un arc de 7 ou 8 degrés ; puis rétrograder de quelques degrés, revenir vers sa direction primitive, et, après quelques oscillations de plus en plus lentes, se fixer enfin à une déviation un peu moindre que celle qu'il avait éprouvée d'abord.

M. Melloni a trouvé que pour des impulsions dans son appareil de 10°, 20% 3o", 4o®? 5o**, l'index a pris à très-peu près les déviations fixes de 10®, 19**, a8®,

Un certain nombre d'observations suffisent pour construire par interpolation une table, au moyen de laquelle on détermine les déviations définitives, correspondantes aux arcs d'impulsion. Cette table est importante et abrège beaucoup le temps des observations.

Les déviations correspondantes à deux rayonnements calorifiques divers étant données, pour avoir le rapport d'intensité de ces deux rayonnements il faut reconnaître les relations existantes entre les degrés du galvanomètre et les forces de déviations dans tous les poiuts du tableau. Nous avons déjà décrit les méthodes (1 ) pour faire cette détermination; ainsi nous n'y reviendrons pas.

Dans les expériences que nous allons rapporter, il suffira de comparer immédiatement les arcs, pour avoir le rapport d'intensité.

Pour déterminer les intensités relatives des ravonnemenls calorifiques provenant de deux sources différentes, il suffit de placer successivement les deux sources de chaleur sur le plateau S , et d'observer l'action

(i)Tonier^ p. 3i.

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