POUILLET
Électricité ] d'un seul couple.
Argent Cuivre.
Or fin..
Fer. . . i Platine.
Laiton.
De tous ces résultats, il n'y a que ceux qui sont compris danç la seconde et la quatrième colonne qui puisaeiit être comparés ; car les autres présentent des di£fé-
^a BU POUV. CONDUC. DES LIQ. POUR L ELEGT.
rences trop considérables. Nous le répétons encore , îl en sera toujours ainsi, quand on n'opérera pas avec de Vé^ lectricité provenant de la même source.
§ IL Du pouvoir conducteur des liquides pour
rélecirjcité,
386. Pour peu que Ton ait expérimenté avec le multiplicateur, on ne tarde pas à s'apercevoir que tous les liquides n'ont pas le même pouvoir conducteur pour Télectricité voltaîque. Les huiles , et en général les corps oléagineux, sont prives de tout pouvoir conducteur, tandis que les acides le possèdent à un haut degré, mais à un degré moindre cependant que les métaux.
^ Nous devons à M. Marianini une suite de recherches pour la détermination du pouvoir conducteur de l'eau tenant en dissolution des acides, des alcalis ou des sels, comparé à celui de Teau distillée à la température de trois degrés ( Réaumur ) ; quoique sa méthode laisse beaucoup à désirer et ne donne que des différences dans la conductibilité, nous allons cependant la faire connaître, parce que nous n'avons rien de mieux à lui opposer. Lorsque l'on plonge dans l'eau de mer un couple voltaîque ordinaire en communication avec un multi-
flicateur, au moyen de deux fils de métal , et dans de eau distillée un couple semblable, mais d'une surface cinq fois moindre, on obtient des déviations vingt fois
Plus grandes dans le premier cas que dans le second. Si on part du principe que les déviations sont proportionnelles aux conductibilités des liquides et aux surfaces des couples, le pouvoir conducteur de l'eau de mer sera 5 quand celui dé l'eau distillée sera i ; ce rapport, est précisément le même que celui qui a été trouvé par Cavendish, M. Marianini a employé ensuite des couples qui avaient à peu près la même surface, lorsqu'il a voulu comparer des conductibilités très -différentes. Dans la théorie électro-chimique, telle qu'elle est générale ment admise aujourd'hui, la méthode de M. Marianini n'est pas exempte d'erreurs. £n effet, l'intensité du coU-
GHAPITRC PREMIER. ^3
rant doit varier avec rintensité de l'action chimique; dès lors on ne peut comparer ensemble le pouvoir conducteur de deux dissolutions dans chacune desquelles on plonge deux lames de métal en communication ayec le multiplicateur; car si l'un des liquides agit énergiquement sur les deux métaux ou sur l'un d'eux seulement, et que l'autre n'agisse que faiblement, on aura dans les deux cas des effets qui ne devront pas être attribués seulement à la différence de conductibilité des deux liquides, mais encore à une différence dans l'action chimique. Bien plus, la conductibilité du liquide dans lequel a lieu la plus forte action chimique, éprouve des modifications en raison des nouveaux composés qui s'y forment; de plus, les déviations ne peuvent servir à représenter les intensités du courant , lesquelles ne sont pas proportionnelles à l'étendue des surfaces immergées : ainsi, la méthode de M. Marîanini ne peut servir tout au plus qu'à donner des différences entre les pouvoirs conducteurs des liquides.
387. Il n'existe jusqu'ici qu'un seul moyen de déterminer avec une certaine exactitude le pouvoir conducteur de chaque liquide , ce serait d'opérer avec le multiplicateur à deux fils, et de se servir de lames de platine ou d'un autre métal non oxidable plongeant également dans les dissolutions. Soient A et B deux vases renfermant l'un de l'eau distillée, et l'autre une dissolution dont on ^eut comparer le pouvoir conducteur à celui de l'eau : on plonge dans chaque liquide deux lames de platine en communication d'une part avec la pile, de l'autre avecleipultiplicateur. Ces communications étant établies ^e manière à avoir deux courants dirigés ensens inverse, 'es déviations rapportées à la table des intensités donneront réellement la différence entre les deux courants. 388. Quoi qu'il en soit de ces observations , et faute ^ mieux, nous rapportons ici les résultats de M. Mananinî. , V
Le pouvoir conducteur croît comme les quantités de 'el dissoutes, mais plus lentement quand on approche
^4 I>Û POUV. COITDUCT. DES LIQ. POUR L ÉLECT.
du terme de saturation. Ces accroissements ne prés tent pas des rapports simples avec les conductibilités dissolutions; car les pouvoirs conducteurs du sulfate magnésie, dissous danâ loo ou dans looo parties d'e sont entre eux :: 24: i3.
Rapports des conductibilités de différentes dissolutii à celle de Veau prise pour unité.
( La conductibilité de Teau de mer est 100. )
Substances ditsoates dans 100 parties d'eati.
Hydro-cyanate de soude « • • Iô,g6
Acide liydro-cyanique i8,a7
Ammoniaque liquidé. 26,45
Soude é • « • • . 32,06
Phosphate de potasse « 44^74
Surborate de soude • . 43,3 J
Phosphate de soude ^ • • « « IfijOO
Tartrale de potasse et d^antirïlbine. . . 5o,07
Sulfate de zinc 5f ,64
Chlorate de baryte. 53,23
Potasse 55,68
Proto-hydrochlorate de fer. ...#.** 56,53
Nitrate de chaux *....< 57,00
Acétate de potasse 59,02
Nitrate de baryte. / 60,00
Proto-sulfate de fer * 62,26
Tartrate acide de potasse* . .^ . . . ^ * 62,04
Sulfate de magnésie ^ 62,64
Acétate de soude. ........* 64,09
Carbonate de potasse neutre. ...... 66,07
Chlorate de potasse neutre. ....... 68,09
Carbonate de soude. .....<. ...,.# 69,02
Acide benzoïque. ...... .^ .. ^ »... • 'J^fil
Mélanate d'ammoniaque ♦... 7ï>i5
Sulfate de soude. ....«f.*....;»^.. 74»^^
Benzoaté de potassçi»^» »^r#* #* r r,. 76^56