APPAR. PROPRES A MESURER L*ÉLECT. VOL
des gaz dégagés se dissout dans le liquide ; car en lesexa* minant , il y a trouvé de petites quantités d'azote , qui ne pouvaient provenir que deTair dissous dansTacide , lequel avait dû être déplacé par les gaz dissous.
Pour éviter la solution des gaz, et afin d'avoir des effets constants, il faut opérer avec des plaques décomposantes dans une position verticale ; cet effet est surtout sensible lorsqu'on opère avec une solution de potasse au lieu d'une solution d'acide sulfurique.
Ces préliminaires posés, M. Faraday a préféré prendre Thydrogène comme indicateur, parce qu'il est moins soluble que l'oxigène, qu'il donne deux fois plus de gaz, et qu'on peut l'obtenir dans un plus grand état de pureté; et il a posé en principe que la différence dans la dimension des lames ne produit pas de variation dans l'action chimique sur l'eau.
47 1 . Cet habile physicien fait remarquer que l'intensité d'un courant qui ti'averse des conducteurs semblables dans leur nature et leur longueur, étant proportionnelle à la quantité qui passe dans chaque section perpendiculaire à l'axe, divisée par le temps, il doit en résulter que lors** qu'on opère avec de larges plaques et des fils, séparés par une égale longueur du même conducteur décomposant, l'élextricité, dans les deux appareils, doit se trouver dans un état très-différent, sous le rapport de la tension, et cependant les résultats chimiques être en générai les mêmes. Pour montrer que la différence dans l'intensité du courant n'apporte effectivement aucun changement dans les résultats, on peut se servir de l'appareil fig. qq, au moyen duquel le même liquide est soumis au pouvoir décomposant du même courant électrique qui passe dans le vaseA. entre de larges plaques de platine, et dans le vàsè B entre de petits fils. Si Ton introduit dans le circuit l'appareil fig. 96 , on peut connaître l'état relatif des deux plaques, par rapport à l'intensité, et en l'appliquant en d et y on voit comment influe l'intensité du courant.
Si l'on dispose trois électromètres- de Volta, de manière que le courant , après avoir traversé l'un d'eux , se
GHA^PITRE Vî. aO^
divise en deux parties, qui se réunissent quand ils ont traversé chacun d'eux , on trouve alors que la somme des décompositions, dans les deux derniers vases , est toujours égale à la décomposition dans le premier; mais comme l'intensité^ dans le courant divisé , n'est pas la même que celle du courant primitif, il faut en conclure que la variation dans l'intensité n'a pas d'influence sur les résultats si la quantité d'électricité reste la même.
47a. Voyons ce qui arrive quand on ajoute à l'eau diverses quantités d'acide sulfurique, qui donnent à la solution une pesanteur de 1,47^ et au-dessous; si l'on isôumet simultanément tous les appareils ci-dessus à l'action du même courant, on trouve, à quelques différences près, que dans tontes les dissolutions la même quantité d'électricité décompose exactement la même quantité d'eau, quoique la quantité d'acide sulfurique se trouve dans les unes 70 fois plus grande que dans les autres. M. Faraday a reconnu, en employant un acide dont la pesanteur spécifique est d'environ i,336, des' résultats plus uniformes; l'oxigène et l'hydrogène étaient plus constamment en proportion égale l'un avec l'autre. Cet acide donne plus de gaz qu'un acide beaucoup glus faible, parce qu'il a un pouvoir dissolvant moindre. In soumettant à l'expérience des solutions d'acides, de sels et de composés différents, on trouve des résultats d'une très -grande uniformité. Avec des solutions de potasse ou de soude caustique, de sulfate de magnésie ou de sulfate de soude, il y a autant d'oxigène et d'hydrogène développés qu'avec la solution d'acide sulfurique qui sert d'étalon. Il en résulte que les changements dans la nature de la solution n'altèrent pas la constance de l'action électro-chimique du courant sur l'eau.
Nous venons de voir qu'un courant qui traverse l'eau , en décompose une portion qui est exactement proportionnée à la quantité d'électricité qu'on a fait passer, malgré les nombreuses différences de circonstances dans
ao8 APPAR. PROPRES A MESURER l'iJlECT. VOL.
lesquelles elle peut être placée. Si donc l'on se garantit de certains effets secondaires, tels que les dissolutions ou recomhinaisons de gaz, les produits de la décomposition étant rassemblés avec soin , peuvent servir de mesure pour l'électricité employée. La solution d'acide sulfurique doit être exemple de toute substance organique, d'acides végétaux ou d'autres corps qui cèdent facilement à l'action décomposante des lames, de l'oxigène ou de l'hydrogène.
Dans quelques cas où l'on agit sur des solutions de sels métalliques capables de se réduire sur la lame négative, l'oxigène peut être avantageusement employé comme substance propre à mesurer l'intensité de l'action chimique. Tel est le cas, par exemple, du sulfate de cuivre. Quand on se sert des appareils décrits précédemment, pour obtenir une mesure absolue, et non une mesure relative, il faut prendre en considération la pression barométriq.uc et la température, et veiller à ce que les instruments soient gradués sur une seule échelle. L'appareil fig. 98 est ce qu'il y a de mieux, puisque le gaz peut être mesuré sur l'eau , tandisquedans les autres appareils il se trouve sur des solutions acides ou salines. Cet instrument, qui indique la quantité d'électricité qui a passé, peut servir h mesurer l'électricité voltaïque: c'est pour ce motif que M. Faraday l'a appelé éîectromètie de Vol ta.
%%»t^%WV*%V%<^V»^V^(^%%i^V%^%^V^V%%4.%.%V^/<fcV^/»%^-%.V^%»-W>.«»^»/»%V»^»'%^%%^V%^