‹ Traité complet du magnétisme (volume 4)Chapitre 71 sur 127 · CHAPITRE IX · texte numérisé non relu

CHAPITRE IX

Le chlore développé sur la lame positive forme du bicblorure d'étain, qui s évanouit en vapeur, et l'étain déposé à l'électrode négative se combine avec le platine et forme ainsi un alliage fusible à la température à laquelle le tube est soumis. Voici les f^sultats obtenus dans une expérience : la lame négative pesait d'abord ao grains; après l'expérience, avec son alliage, a3, a grains. L'étain développé par le courant électrique pesait, par conséquent, 3, 2 grains. La quantité d'hydrogène et d'oxigène renfermée dans l'électromètre de Volta égalait 3, 85 pouces cubiques. Mais comme 100 pouces cubes d'oxigène et d'hydrogène, dans les proportions nécessaires pour former de l'eau, peuvent être considérés comme pesant la, 92 grains, il en. résulte que les 3, 85 pouces cubiques devaient peser 0,4974^ grain. Or, le même courant qui décompose ce poids d'eau, décompose aussi un poids de proto- chlorure d'étain qui contient 3, 2 grains de métal. On a donc 0,4974^' 3,2: 19, l'équivalent de l'eau, esta 57,9, qui serait par conséquent l'équivalent de l'étain , si lexpérience ne contenait aucune erreur. Or, dans quelques ouvrages de chimie, l'équivalent de l'étain étant représenté par 58, et dans d'autres par 57, 9, on peut donc regarder 57, 9 comme s'approchant beaucoup des deux résultats théoriques.

5oo. On n'obtient pas toujours un accord aussi parfait en expérimentant de la même manière sur du chlorure de plomb , à moins qu'on ne change la nature dé la ' lame positive, attendu que le chlore réagit directement sur le platine et produit des effets composés.

La plombagine est une substance qu'on peut employer en toute sûreté comme conducteur positif dans des corps tels que les chlorures, les iodures, attendu que le chlore et l'iode n'agissent pas sur lui.

£n expérimentant sur le chlorure de plomb comme sur le proto-chlorure d'étain, M. Faraday a trouvé que l'équivalent chimique du plomb donné par la moyenne de trois expériences est de ioo,85 au lieu de io3,5.

l5a SUR LANATURB DÉFIIflE ET L^EXTENSf ON , ETC.

est cx>mbiné avec un cassion, tous deux voyagent; l'un va à l'anode, Tautre à la catode.

Un corps non décomposable, lorsqu'il est seul, tel que l'acide borique, n'est pas directement décomposé par le courant électrique; lorsqu'il est combiné, il peut agir comme un ïon en allant à l'anode ou à la catode; mais il ne cède 'quelquefois ses éléments que par l'action secondaire.

La nature de la substance dont l'électrode est formée, pourvu qu'elle soit conductrice , ne cause pas de différence dans le genre ou le degré de la décomposition électrique ( 5oo) , mais par son action secondaire elle a uue influence déterminante sur l'état dans lequel apparaissent les ions. Cette propriété des électrodes a été l'objet d'études approfondies de notre part depuis dix ans, et nous en avons fait la base d'une nouvelle branche de la chimie. Nous aurons plus tard l'occasion de la développer. ,

Une substance qui est employée comme électrode peut se combiner entièrement avec l'ïon développé auprès d'elle dans une proportion représentée par son équivalent électro-chimique.

502. Des ions composés ne sont pas nécessairement formés d'équivalents électpo-chimiques d'ïons simples. Ainsi, l'acide sulfurique, l'acide boracique, l'acide phosphorique sont des ïons , mais non des composés équivalents électro-chimiques d'ïons simples.

Les équivalents électro - chimiques sont toujours en harmonie les uns avec les autres. Ainsi, '8 est l'équivalent électro-chimique de l'oxigène séparé , soit de l'hydrogène, soit de l'étain, soit du plomb, et io3, 5 est l'équivalent électro-chimique du plomb séparé de l'oxigène du chlore ou de l'iode.

503. Les équivalents électro- chimiques coïncident avec les équivalents chimiques ordinaires, et sont les mêmes que ceux-ci.

On peut déterminer les équivalents électro-chimiques de tous les ïons suivant le procédé qui a été employé pour l'hydrogène, l'oxigène, le plomb et l'étain. On

Page 1