‹ Traité complet du magnétismeChapitre 15 sur 192 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

siructibh âetxiânâe plus de soin que celui à deùxaigulltes.

Ctn doit toujours avoir en outre à sa disposition deux â)vanomètrés, chacun à deux fils 5 égaux et enroulés de a meihe manière, Tun pour les effets électro-chimiques, Tautre pour les effets thermo-électriques. Ils servent aussi à comparer deux courants de même iiature, maiâ Qè source différente.

Les multiplicateurs dont nous avons donné la description servent à reconnaître les courants très-faibles produits par l'électricité qui émane de sources fonctionnant sans interruption ; mais ils ne peuvent être d'aucune utilité quand on veut constater l'existence d'un courant produit par la décharge d'une bouteille de I^eyde.Il faut isoler davantage les circonvolutions du fîl. M. Colladon(i)aobtenu ce résultat en préparant un galvanomètre de 5oo tours, dont le fîl était doublement recouvert de soie, et chaque série de tours séparée par un taffetas gommé. Cette double précaution est indispensable pour isoleir ddvantage les unes des autres les diverses parties du fîl ; iiav sans cela rélectricité passe d'une circonvolution à une autVe.

M. Person a imaginé un autre hiultiplicateur, fondé sur le principe qu'une aiguille d'acier ^ placée suivant laxe d'une spirale électro-magnétique, devient magnétique lorsqii on fait passer dans le fîl la déchdrge d'une pouteille de Lcyde faiblement chargée. Il prend à cet effet une aiguille d'acier très-mince, peu trempée et ne

f|ossédant qu^me polarité magnétique excessivement aible, pour qu'elle puisse la perdre et en prendre une ^«tre sans difficulté; il la suspend à un fil simple de soie, dans l'intérieur du châssis du multiplicateur, placé dé manière que les circonvolutions du fil se trouvent perpendiculaires à la direction de Taiguille, au lieu d'être parallèles comme dans les multiplicateurs ordinaires. Quand on fait passer la décharge électrique daiis le fil y

(i) Xnoai. aé Cli. et dèl^hys., t. xxxiii, p. 62.

aO MESURE DES COURANTS ÉLECTRIQUES.

l'aiguille, suivant le sens de la décharge, prend une plus forte polarité, ou bien perd la sienne pour en reprendre une autre en sens inverse. Dans le premier cas, elle reste immobile; dans le second, elle pirouette et décrit une demi-circonférence de cercle, afin de prendre une position d'équilibre compatible avec lechangement de ses pôles. Il faut donc opérer de manière à faire passer la décharge dans un sens tel que la polarité de la petite aiguille soit changée.

Cet appareil, convenablement disposé, peut être employé avec avantage toutes les fois que l'on veut reconnaître les courants produits par de faibles décharges électriques.

§ III. De la mesure des courants électriques.

1 3. Lesmultiplicateurs précédents n'accusent que des différences entre les intensités des courants qui produisent telle ou telle déviation de l'aiguille aimantée, puisque la loi qui exprime les rapports entre ces intensités et les déviations correspondantes , et qui est très-compliquée, varie d'un appareil à l'autre; on a donc été foixé d'avoir recours à des méthodes particulières pour les graduer. La méthode la plus simple consiste à employer un multiplicateur à plusieurs fils. On conçoit que si l'on enroule, en même temps, autour d'un châssis, deux fils de même métal, de même longueur et de même diamètre, et également recouverts de soie, l'aiguille aimantée ne sera pas dérangée de sa position d'équilibre, quand on fera passer dans chaque fil un courant d'égale intensité, émanant d'une source semblable, mais dirigé en sens contraire l'un de l'autre. Maintenant, si l'on fait passer dans chaque fil un courant d'égale intensité, dirigé cette fois dans le même sens, la déviation de l'aiguille aimantée correspondra à une force double de celle qu'on aurait eue si l'on n'eût employé qu'un seul courant. En faisant varier l'intensité du courant qui passe dans chaque fil , on aura une série d'observa"

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