CHAPITRE II
6* Essai. Les expériences précédentes ayant été interrompues pendant assez dé temps pour que le zinc séchât, on le replongea brusquement en entier dans le liquide, et le fer à cheval devint apte alors à supporter 33 kilogrammes.
Ce résultat montre que l'on peut obtenir des effets magnétiques très-puissants avec des éléments voltaïques d'une surface peu étendue, pourvu que Faction. chimique soit énergique.
MM. Liplkeus et Quetelet ont fait une autre expérience avec un élément voltaïque dont la lame de zinc n'avait que a y! pieds carrés de surface d'un côté; la charge fut dans un premier essai de* 17 kilogrammes, et dans un second, de i4«
£n variant les dimensions des éléments voltaïques et des morceaux de fer, ces deux physiciens ont conclu des résultats qu'ils ont obtenus, que l'énergie des effets dépendait moins de la grandeur des premiers que de celle des seconds ; de sorte qu'en opérant avec des éléments voltaïques de grandeur assez médiocre, et de gros barreaux de fer doux, courbés en fer à cheval et enveloppés un grand nombre de fois par un fil conducteur, on pouvait augmenter considérablement les effets.
§ V. De la conservation de la puissance magnétique
dans le fer doux.
1269. On sait qu'il est extrêmement difficile de se procurer du fer doux privé de toute force coercitive; aussi quand un barreau de fer doux a été soumis à l'action par influence d'un aimant, conserve-t-il une polarité magnétique plus ou moins faible.
M. Watkins (i) a fait quelques expériences pour connaître plusieurs des circonstances où le fer doux est capable de conserver la puissance magnétique qu'on lui
(i) Philos. ïransac, i833, 11* p., p. 333.