‹ Traité complet du magnétismeChapitre 186 sur 192 · DÏTERM. DE TOUS LES COUR. ÉLEC, ETC · texte numérisé non relu

DÏTERM. DE TOUS LES COUR. ÉLEC, ETC

nous a été possible Jes principales observations relatives à la découverte fondamentale de M. Faraday , ainsi que' les développements qui sont dus à MM. Nobili et AnlinorL Nous allons actuellement soumettre au lecteur une observation sur quelques-unes des méthodes d'expérimentation employées par ces trois physiciens.

Rappelons-nous que lorsque l'on a un fil de métal quelconque, de cuivre par exemple, et que l'on superpose Tun sur l'autre les deux bouts , quand ils n'ont pas la même température , on a toujours un courant électrique qui , pour le cuivre, va du côté chaud au côté froid. Cela posé, prenons les deux sondes de M. Nobili, plaçons l'une auprès du centre et l'autre près de la circonférence du disque, et pressons-les assez fortement sur le disque pendant qu'il tourne pour qu'elles y adhèrent continuellement; supprimons en même temps l'aiguille aimantée: il y aura évidemment dégagement de chaleur, par suite du frottement exercé par les pointes sur la surface du disque, et la chaleur dégagée sera plus forte sur la sonde qui est près du centre que sur l'autre, puisque les points qui environnent ce centre sont animés de plus de vitesse que ceux qui en sont éloignés. Eh bien, dans ce cas, on aura un courant thermo-électrique qui ira de la sonde placée près du centre à l'autre, en suivant le disque. D'un autre côté, plus le mouvement de rotation est rapide, plus le frottement est grand, et plus aussi le dégagement de chaleur est considérable, ainsi que l'intentensité du courant électrique. Enfin , pour démontrer l'influence des courants thermo-électriques dans les expériences de MM. Nobili et Antinori, nous dirons qu'en plaçant les deux sondes à la même distance du centre de rotation, et appuyant plus fortement sur une sondequesur l'autre , pour déterminer un frottement plus grand sur la première, on a encore un courant qui va de la sonde la plus pressée, là où a été le plus grand dégagement de chaleur, à Tautre. Les observations que nous venons de présenter sont de nature à être prises-en considération , dans la méthode qui a été employée pour recon-

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[Uittre la présenct- des courants électriques sur les dis- [|ue6 de métal qui sont >oumis à un mouvement de rotation au-dessus d'uu aimant.

$ Vn. De r induction magnéto -électrique tcr^

restre.

284* M. Faraday a obtenu avec le magnétisme terrestre les effets qu^il avait découverts avec les aimants. II s'est servi à cet effet de Thelice creuse, qu'il a mise en communication avec le multiplicateur, et d'un cylindre de fer doux, qui n^avait aucune trace d'aimantation; ce cylindre fut placé dïiîJï J'Iif'Iico. qui avait été dirigée préalablement suivant l'inclinaison magnétique. Ije fer devenant un aimant, l'induction >e manifesta comme si on eût employé réellement un aimciut : ainsi nous ne nous y irrêterons pas.

L**habile phvsici. n anglais a rendu sensible linductîon inagnéto-électrjque de la terre sur la spirale^ sans employer le barreau de fer doux; il a montré aussi que tous les pliénomèues électriques du plateau tournant se reproduisaient sans autre aimant que la teri*e. A oici comment il a fait l'expérience : le disque de cuivre fut lisposé de manière à tourner dans un plan borizontal ; la direction de Finclinaison magnétique coupant ce plan K>us uu plan de pjès de 70% cet angle était assez approché de go^ pour donner naissance à l'induction magnéto-électrique, suffisante pour produire uu courant d'électricité.

D'après les principes exposés précédemment, les courants tendeut à passer dans la direction des rayons , ioit du centre à la circonférence, soit de la circonférence au centre, suivant le sens du mouvement. L'un les bouts du (Il du multiplicateur fut mis en commulîcation avec Taxe de rotation, et l'autre, au moyen run conducteur, fut appliqué contre le bord du disque; .'aiguille aimautée fut déviée a l'instautoîi Ton fit tourfier le disque ; la déviation eut lieu dans un sens inverse,

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lorsque la rotation allait dans une direction opposée .' en étudiant le sens du courant, M. Faraday les trouva dirigées conformément à la nature des pôles magnétiques terrestres.

L'effet peut être rendu sensible avec un disque de cuivre d'uu pouce et demi de diamètre, d'un cinquième de pouce d'épaisseur, dont les bords sont amalgamés afin de rendre le contact plus immédiat avec les con-' ducteurs qui établissent la communication avec le multiplicateur.

D'après toutes les observations précédentes, il est impossible qu'un globe de métal puisse tourner sans produire des courants électriques dans son intérieur, suivant un plan perpendiculaire au plan de révolution, pourvu que l'axe de rotation ne coïncide pas avec la direction de l'inclinaison magnétique.

Pour vérifier ce fait, M. Faraday a employé un elobe de cuivre de 4 pouces d'épaisseur, et vide dans 1 intérieur. Une tige de cuivre fixée dans le globe servait d'axe de rotation , et une aiguille asiatique ,. comme celle dont on fait usage dans le multiplicateur, fut employée à reconnaître les courants.

Les aiguilles se trouvaient dans le plan du méridien magnétique, et le centre du globe dans le même plan liorizontal que l'aiguille supérieure. Dès l'instant que l'on imprimait un mouvement de rotation au globe (en prenant pour axe de rotation une ligne contenue dans le plan du méridien magnétique et perpendiculaire à la direction que prend une aiguille aimantée librement suspendue), la double aiguille était aussitôt déviée; cette déviation changeait avec la direction de la rotation. Quand le globe tournait de l'est à l'ouest, le pôle nord était tourné vers l'est. En mettant le globe à l'est des aiguilles, celles-ci étaient affectées de la même manière. Si l'on considère maintenant la partie supérieure du globe comme un fil de métal qui se meut de l'est à l'ouest, au-dessus du pôle sud de la terre, le courant électrique de cette partie ira du nord au sud. £n envisageant éga*»

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