‹ Traité complet du magnétismeChapitre 56 sur 192 · CHA.P1TRE III · texte numérisé non relu

CHA.P1TRE III

température et l'état hygrométrique seront sensiblement . les mêmes. L'appareil suivant ( fig. 4^- ) remplit les conditions nécessaires. Ou prend une balance électrique que l'on place sur ime planchette horizontale^^, recouverte d'une glace; cette planchette est suspendue, à l'aide de deux montants verticaux, à une traverse A A d'un fort châssis en bois AABB; la cloche oo de la balance est percée dans sa partie supérieure d'une ouverture ii^ dans laquelle on fait passer un tube en cuivre qui descend dans son intérieur, et qui est maintenu sur la traverse horizontale par dé fortes vis. A l'extrémité de ce tube, on fixe un appareil ce, composé de deux petits plans circulaires en cuivre qui peuvent se rapprocher ou s'éloigner au moyen de trois vis, et dont le plan inférieur est percé à son centre d'une ouverture de deux centimètres. C'est entre ces deux plans qu'on place le corps qui doit être soumis à la pression. Ce petit appareil communique au réservoir commun, par l'intermédiaire d'une chaîne métallique qui donne ainsi écoulement à l'électricité. Lorsque l'on veut élever la température du corps, on verse dans le tube de cuivre bb un liquide chaud.

On pratique aussi deux ouvertures dans la planchette : l'une, d'environ un décimètre de diamètre, pour l'usage intérieur de la balance, peut être fermée à volonté avec une capsule en verre dont le bord est revêtu d'une douille à vis : cette capsule est aussi destinée à recevoir les substances qui absorbent l'humidité de la cloche; l'au tre ouverture M « sert à passer un petit tube en verre recouvert d'un vernis à la gomme laque, et portant à son extrémité supérieure le corps qui doit presser celui qui est placé entre les deux plans circulaires ; ensuite quand on veut exercer la pression, on pose ce tube, au moyen'd'un petit support, sur l'une des extrémités d'un fléau de balance , dont l'autre est disposée pour recevoir les poids nécessaires h. la production de la pression. L'ouverture pratiquée dans la planchette est suffisamment grande pour que ces mouvements ne soient

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pas gênés; de plus, afin d'empêcher la communication de l'air extérieur avec celui de la cage de la balance électrique, on fixe, au moyen d'un anneau, autour de rouverlur'e,un cylindre en baudruche, au milieu duquel passe le petit tube, et dont les dimensions sont telles, que la peau légère dont il est formé ne gêne nullement les mouvements du petit tu))e. Le fléau de la balance se hausse et se baisse à volonté à l'aide d'une vis de pression ; ensuite on dispose l'appareil de manière que le fléau soit dans une direction horizontale, lorsque les deux corps soumis à la pression ne fout que se toucher. Les choses ainsi disposées, on exerce la pression; puis, pour séparer les corps , on se sert de deux ressorts disposés de manière à recevoir une tension déterminée. Les ressorts revenant à leur état primitif entraînent avec eux le fléau ; les corps se trouvent donc sortir de la compression avec une vitesse égale à la tension du ressort. Le corps placé à l'extrémité du tube étant sorti de la compression, il faut pouvoir le présenter ^ disque de clinquant suivant sa plus grande surface : on y parvient en formant ce tube de deux pièces, et les réunissant au moyen d'une charnière à boulon (fîg. /|2 bis). Passant ensuite ce tube qui est plein dans un autre tant soit peu plus large, les deux parties se trouvent en ligne droite; veut-on présenter le corps au disque de clinquant, on retire un peu le petit tube de sou enveloppe, et la partie supérieure trébuche aussitôt.

58. Le plus souvent l'excès d'électricité acquis par chacune des substances au sortir de la compression est trèsfaible : si l'on prenait par conséquent pour fil de torsion un fil d'argent , tel que Coulomb l'a employé dans sa balance, la répulsion serait peu sensible, et quelquefois même nulle ; il faut donc le remplacer par un autre qui ait une force de torsion bien plus faible. Les fils de platine d'une grande finesse, tirés à la filière à la manière de Wollaston , remplissent parfaitement ce but ^ mais il faut avoir la précaution de choisir le degré de finesse convenable ; car je me suis, assure que lorsque

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^^ fils ont atteint un certain degré de ténuité, la torsion (l'un petit angle dérange assez l'état d'agrégation "<*s molécules" pour que celles-ci ne reprennent plus leur position primitive d'équilibre. Il en résulte que les oscillations d'un petit pendule horizontal suspendu à lextf'éniité de ce fil ne sont plus isochrones; on doit donc fe rejeter.

L'un des corps est placé entre les deux plans en cuivre, ft poli sur l'une de ses faces , s'il est minéral , et quand îl en est susceptible ; et Vautre, que l'on prend ordinail'C'iiient de liège ou de moelle de sureau dans les expériences comparatives, a la forme d'un petit disque dp très-peu d'épaisseur et de même diamètre que le disque de clinquant de la balance. Il suit de là que Iprsque ces deux disques, après avoir été ramenés tous les deux au Zfîro de l'échelle, sont en contact, il y a partage égal d'électricité: la répulsion a lieu aussitôt, et on en mesure leffet au moyen d'une circonférence de cercle divisée, tracée sur la planchette horizontale. La forme plus ou moins cylindrique de la cage ne peut donc altérer en rien la valeur des degrés. On détermine exactement la position du bras de levier qui porte le disque de clinquant au moyen d'une règle verticale, posée sur un support circulaire, que Ton proniène le long de la cir-? conférence du cercle, et dont le centre correspond au prolongement du fil de torsion. Voyons maintenant où conduit le partage égal d'électricité entre les deux disques. On sait que la force totale de la répulsion varie, pour chaque distance, dans le même rapport que les S^^ntités d'électricité qui contribuent à cette répulsion; " ^st donc nécessaire que l'expression de son énergie, ^^ On appelle réaction électrique, soit proportionnelle au P'^ocluit de ces deux quantités. Représentons par jr l'excès électricité acauis par le disque de liège ou de moelle .® sijreau, au sortir de la compression : aussitôt après ^ ^ontîict avec le disque de clinquant, l'un et lautre Posséderont un excès d'électricité j^> '^ réaction élec- **^H^e sera donc exprimée par j x^; mais cette même

Io4 niGkG. DE LELEG. PAR PRESSION.

réaction est donnée directement par l'expérience, puisque l'arc de cercle qui mesure l'écart des deux disquess lui est proportionnel, en tant que cet arc peut être pris pour sa corde; ce qui peut toujours se faire en tordaoti convenablement le fil de suspension. Soit e cet arc, ont

aura e = -^ x^; d'où a; = a l^i^Telle est la valeur des la quantité d'électricité acquise par le disque de moelle^ de sureau après une pression P. Pour une autre pression

P* on aura ;r' = a l/ë^; mais si l'on ramène par la torsion, dans les deux expériences, les deux disques à la même distance, les valeurs de iv et x' deviendront comparables, et on en déduira le rapport des intensités électriques dû à des pressions différentes.

Cette manière de déterminer la quantité d'électricité produite par une pression quelconque peut être employée toutes les fois que la répulsion du disque de clinquanty après le partage d'électricité , est mesurée par un arc d'un certain nombre de degrés; mais souvent le dégagement de l'électricité est si faible, que la réaction électrique devient inappréciable, malgré la grande sensibilité de torsion du fil de platine. Il faut donc avoir recours à un autre expédient. Il suffit pour cela de donner au disque de clinquant une quantité d'électricité dont on peut déterminer à chaque instant l'intensité; alors tous les résultats deviennent comparables. On place dans la cage de la balance un second disque de clinquant de même diamètre que le premier, et isolé de la même manière; on l'électrise au moyen d'un fil de laiton qui traverse la cage; puis on met en contact les deux disques de clinquant, 6n tournant convenablement le tambour qui porte le micromètre; il y a de suite partage égal d'électricité, puis répulsion. On tourne de nouveau le micromètre pour ramener les deux disques à une distance mesurée^ par un petit arc de dix degrés, qui peut être pris pour sa corde. Soit a le nombre de degrés dont on a

tordu le fil, X/'io^ + a représentera la quantité d'électricité posséda par chaque disque de clinquant. Les chose

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