rf lo 4- «f
V^io •+• a l/io + d
Usage de t appareil.
^ 5g. Les surfaces des corps soumis à la pression doivent
^^''^9 autant que possible, dans un état semblable de
P^'*; sans cette précaution les résultats ne seraient pas
^^•^parables, attendu que le plus ou moins de poli influe
*|,'ïgiilièrement sur la quantité d'électricité développée.
' ^e sont des substances minérales, on les taille en pla- ^^^ minces I et on leur donne tout le poli que l'art peut
I06 DÉGkG. DE l'^LEG. PAR PRESSION.
atteindre, ou bien, ce qui est encore préférable, on les clive naturellement quand elles en sont susceptibles. Ensuite on lave la surface avec de l'alcool pour enlever les matières grasses, et on laisse séjourner le corps pendant quelque temps dans l'air sec de la balance, pour enle* ver la petite couche d'humidité qui adhère ordinairement à la surface de tous les corps. Quant aux substances qui ne sont pas minérales, on se contente de les priver de leur eau hygrométrique. Cette dernière précaution est indispensable; car certaines substances , telles que laba* ryte sulfatée cristallisée, le mica, la chaux sulfatée, ne sont électriques par pression qu'autant qu'elles ont été desséchées préalablement.
A l'instant où l'on place les deux corps l'un sur l'autre, il faut éviter qu'ils éprouvent du frottement; car il en résulterait une complication d'effets dont on ne pourrait rendre compte. On remplit cette condition en posant ces corps de manière à ce que le fléau de la balance n'éprouve d'oscillations dans aucun sens; on fixe pour cela au pied de l'appareil une tige verticale, qui monte ou descend au moyen d'un engrenage à crémaillère, et qui est terminé, à sa partie supérieure, par une fourchette dans laquelle on place un des bras du fléau de la balance. Cet engrenage est tellement disposé, que le fléau de la balance peut monter et descendre sans oscillations latérales. De plus, pour être bien certain que le plus petit frottepicnt n'a pas influé sur la quantité d'électricité due à la pression , on laisse subsister celle-ci pendant quelque temps.
Dans les expériences qui ont pour but de déterminer le rapport entre les intensités électriques et les pressions correspondantes, on doit éviter d'employer des substances à l'égard desquelles de légères altérations dans les surfaces apportent de grandes différences dans les quantités d'électricité développée. Par exemple, le liège et la moelle de sureau ne pourraient convenir pour leur pression réciproque, attendu que le plus petit changement de température , d$tns l'un dé ces deux corps , suffit souvent