‹ Traité complet du magnétismeChapitre 75 sur 192 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

lesoin d'éviter toute élévation de température. M. Delarive pense qu'il est prouvé par cette expérience que laction calorifique peut donner naissance aussi bien à une tension qu'à un courant électrique, et que par conséquent on a pu attribuer, dans certains cas, au contact de deux substances hétérogènes, un développement d'électricité qui n'était dû réellement qu'à Faction calorifique. Nous partageons entièrement son opinion à cet égard. Nous devons conclure de tous les phénomènes électriques qui ont été observés jusqu'ici dans le contact des corps, que, dans presque tous les cas, il y a eu action chimique, et que dès lors on est porté à croire que cette dernière cause est celle qui exerce le plus d'influence sur leur production. Néanmoins, dans l'état actuel de la science, on ne doit pas encore abandonner la théorie de Volta, attendu qu'il peut très-bien se faire qu'au contact de deux corps il y ait un dégagement d'électricité résultant d'un commencement de réaction chimique entre ces corps.

§ XIV. De l'électricité de tension dans les actions

chimiques,

85. M. Delarive s'est rendu compte des causes qui font varier Tiulensité des effets électriques produits dans les aclioDS chimiques, en parlant de ce principe, que les deux électricités dégagées se recombinent immédiatement après leur séparation en plus ou moins grande proportion, suivant la conductibilité des corps soumis i Texpérience.

Si Ion met dans une capsule de platine de l'acide sulfurique étendu d'eau, ou de l'acide nitrique, et qu'on y plonge une lame de zinc ou de fer, l'action est très- vive, «til doit en résulter. un dégagement d'électricité considérable. Dans ce cas, il y a recomposition immédiate d'une grande partie des deux fluides, au contact même ' du métal et du liquide. En mettant au contraire dans la capsule de l'eau pure ou de l'acide sulfurique concen- ^ deux liquides qui conduisent médiocrement l'électri- II. 10

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