CATARACTE SCROPH UI.EUSE
Nous plaçons cette maladie dans le chapitre des phlegmasies scrophuleuses d u tissu muqueux, parce qu'elle est quelquefois la conséquence de l'ophthalmiedu même nom; quoid[u'on Fobserve cependant assez fréquemment sans elle. Les moyens de prévenir la cataracte écrouelleusesont absolument relatifs à l'état de Fœil ; F usage des topiques est le plus, souvent sans effet, le traitement général peut seul donner quelques espé-
458 TRAITÉ Sun LES SCROPHULES.
rances. Quant au mode opératoire, on doit toujours préférer V extraction y parce que V abaissement complet est ordinairement très-difficile, souvent même impossible, la cataracte se brisant sous l'instrument; et que, d'un autre côté, les débris du cristallin n'étant point assez promptenient résorbés, il en résulte fréquemment une inflammation interne, et consécutivement une cécité pour jamais incurable. ^
Ici se présente une remarque très-importante, et sans laquelle on pourrait se décourager dans le traitement des cataractes strumeuses. Il arrive souvent, lors même que l'opération n'a présenté aucun accident , et que l'œil jouit d'une transparence parfaite , que le malade ne distingue nullement les objets ; mais la vision s'établit progressivement ensuite, à mesure que la constitution se consolide et se fortifie sous l'influence du traitement anti - scropliuleux ; il faut quelquefois deux, trois , et même quatre ou six ans pour que cette fonction acquière le degré de perfection dont elle est alors susceptible. Nous pourrions citer, pour constater la vérité de cette observation dans laquelle nous a confirmé M. Dupuytren, plusieurs faits recueillis à l'Hôtel-Dieu , sous la direction de ce chirurgien célèbre. Brunner avait déjà pressenti l'indispensable nécessité d'un traitement interne dans celte maladie : ce Quand la cataracte est causée par le vice scro-