‹ Traité complet sur la maladie scrophuleuseChapitre 41 sur 236 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

un grand nombre de degrés intermédiaires entre un défaut dans l'élaboration et F animalisation indispensables à F état de perfection organique des solides vivans; et Vétiolement complet des tissus y qui peut se dé^^elopper, parcourir ses périodes, et disparaître sans présenter aucune affection locale particulière. J'ai constaté la vérité de cette opinion par des observations nombreuses recueillies au lit même des malades.

2°. Les maladies s crophuleus es locales yCouûdérées , par le plus grand nombre des auteurs, comme l'affection principale , ne sont cependant que la conséquence et l'un des symptômes de la diathèse générale dont nous venons de parler. Il ne faut voir dans ces maladies, qu'une irritation ou une inflammation affectant une ou plusieurs parties des tissus lymphatiques chez un sujet écrouelleux , et prenant un caractère particulier que détermine F état actuel des organes sous F influence de la constitution strumeuse.

C'est pour n'avoir pas fait cette distinction indispensable qu'on s'est habitué à ne voir les scrophules que là où existent des engorgemens . des ulcérations, des gonflemens osseux , en un mot, quelques-unes des irritations ou inflammations locales que nous venons de signaler. Qu'en résulte-t-il ? deux inconvéniens très-graves , et cependant inévitables.

Le ' premier , que l'on comm en ce beau cou p

trop tard à combattre la maladie , puisqu'on ne le fait qu'après lui avoir permis d'envahir toute la constitution , de s'établir d'une manière solide dans l'économie, et d'y exercer de funestes ravages ; au lieu de l'attaquer dans son principe, et lorsqu'il n'existe encore que le premier degré de î'étiolement général sans affections locales.

Le second, que l'on traite constamment ces dernières comme l'altération principale; que l'on fait, par conséquent, la médecine du symptôme, lorsqu'il est indispensable de frapper sur la cause- et que l'on met en usage des moyens toujours insuffisans, et souvent même contraires à l'indication naturelle.

Il est donc, je le redis encore, de la plus haute importance de ne pas confondre les affections scrophuleuses locales avec la diathèse générale, sur laquelle toutes viennent se enter y si je puis employer cette expression qui rend bien mon idée.

Nous verrons bientôt que toutes ces maladies locales diffèrent de la constitution strumeuse, non-seulement par leur nature , mais encore par les causes qui peuvent les déterminer, puisque les premières sont constamment produites par une irritation directe physique, chimique ou vitale sur la partie consécutivement affectée j. tandis que la seconde se développe ordinairement, comme nous l'avons démontré , sous l'influence

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d'un ensemble de circonstances générales dont le caractère et le mode d'action sont essentiellement difFérens.

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