DEUXIÈME PARTIE
Exclusivement consacrée à la recherche de
xvj INTRODUCTION.
tous les moyens capables de prévenir ou de combattre la maladie strumeuse, elle comprend deux divisions principales.
PREMIÈRE DIVISION
Entièrement relative au traitement prophylactique de la constitution scrophuleuse , elle se partage en deux Chapitres dans lesquels nous exposons ,
I**, Les précautions que doit prendre lanière pendant la gestation ^ 2"^, les principes généraux de la meilleure éducation que Von puisse donner à V enfant après sa naissance. — Nous adressons cette partie de notre ouvrage aux parens plutôt encore qu'aux médecins; parce que les premiers , guidés par la nature, la tendresse et Famour; sans cesse occupés des soins qu'ils doivent prodiguer aux objets de leurs plus chères espérances, peuvent seuls, en faisant une sage et continuelle application des règles hygiéniques , en évitant les abus inséparables d'une civilisation excessive, procurer aux fruits de leurs amours cette heureuse constitution, cette santé brillante et soutenue sans laquelle il n'existera jamais qu'un bonheur chimérique.
INTRODUCTION. xvij
DEUXIÈME DIVISION
Elle comprend tout ce qui a rapport au traitement curalif de la maladie scrophuleuse, et renferme trois Chapitres relatifs ,
i^. A V examen des superstitions qui jadis firent partie des moyens proposés contre les écrouelles,
2^. A rénumération des médicamens préconisés par les différens auteurs dans la guérison de r affection strumeuse. — Dans ce Chapitre , nous réduisons à leur juste valeur toutes les substances médicales vantées sous les noms trompeurs de spécifiques y â! anti-scrophuleux par excellence ^ etc.
3°. Au traitement naturel, des scrophules , — Nous divisons ce Chapitre en deux sections dans lesquelles nous traitons, i°. des moyens curatifs de la constitution strumeuse simple; des ' modifications qu'ils doivent éprouver suivant l'âge , le sexe , le tempérament , la saison , le climat, etc. ; des effets que produit quelquefois le régime lui-même; et des précautions nécessaires pour en prévenir les suites fâcheuses; 2°. du traitement de la diathèse écrouelleuse avec affection locale ; dans cette section j nous établissons.
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d'abord , des considérations générales qui présentent les bases de la thérapeutique applicable à tous les cas particuliers ; nous exposons ensuite les variétés du traitement convenable à chacun de ces cas examiné d'une manière spéciale , et nous terminons par la solution d'une question importante et relative à l'amputation des parties scropliuleuses.
Nous avons toujours, autant que possible, rapproché les unes des autres les maladies dont les moyens curatifs sont absolument les mêmes , à quelques variétés près ; et celte méthode nous a donné l'avantage inappréciable de simplifier, de raisonner les applications , et de présenter dans quelques pages le traitement complet d'un assez grand nombre de maladies.
Tel est le plan de cet ouvrage dont je connais toutes les difficultés, et pour lequel je réclame l'indulgence de mes lecteurs , en considération des motifs qui me le firent entreprendre. Mon dessein ne fut jamais d'élever sans nécessité un nouveau système à côté de ceux dont la médecine théorique est déjà beaucoup trop surchargée; mais de fixer l'attention des praticiens sur une maladie un peu trop négligée dans son étude, et dont il importe d'arrêter les progrès effrayans ,
INTRODUCTION. xix
en la détruisant à sa naissance par le traitement que la nature elie-raême nous indique et nous prescrit. Si je me suis égaré dans la recherche de la vérité, j'écouterai toujours avec reconnaissance la voix qui pourra 'm'y rappeler 5 mais }e dois prévenir ceux qui voudront me juger avec connaissance de cause et impartialité , qu'ils ne pourront jamais le faire sur un chapitre considéré séparément 5 et que toutes les parties de ce travail sont tellement lie'es entre elles, qu'il est impossible d'en bien apprécier une division , sans en avoir d^abord approfondi l'ensemble.
Si ces faibles efforts peuvent mériter l'approbation des médecins philanthropes, je serai plus que dédommagé de mes travaux et de mes veilles, puisque j'aurai dès lors la certitude d'avoir pu concourir au soulagement de l'humanité , terme de tous les vœux que je n'ai cessé de former depuis l'instant où je sacrifiai pour la première fois sur les autels du dieu d'Epidaure.