‹ Traité complet théorique et practique du chauffage et de la ventilation desChapitre 24 sur 65 · prlMd'.lrjL, p«M«eodqV«irenlre ks i · texte numérisé non relu

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Ce calorifère se compose (fig. l\9) d'un foyer central a et d'un appareil bémicycloldal D.

Le foyer proprement dit a de vastes proportions pour permettre aux produits de la combustion de se dégager librement, tout en se refroidissant dans une certaine mesure au contact des surfaces multiples de ce foyer, qui a deux parties

W TRAITÉ COMPLET DU CHAUKFACE ET DE LA VENTIUTtOn.

principales, l'une basse, e, c', qui comprend le cendrier avec sa cuvelle à>au d, el la grille; l'autre supérieure, formée de Irois pièces annulaires qii s'a îsemblenl en reuillurc. Ces Irois pièces sont 3'jr.nnntées d'une coupole au soinm:^! de laquelle se trouve le départ de la fumée.

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La réunion de ces diverses pièces forme le foyer proprement dît, lequel a dans le bas un garnissage de briques réfractuires.

La ligure 120 monlre la cuupc verticale faile sur la ligue 4-3 de la figure 121.

Les ligures 121, 122 et 123 montrent des coupes horizontales faites à diverses hauteurs de la figure 120.

Les légendes des figures, suflisamment explicatives, nous dispensent de donner de plus amples détails sur la construction de ce calorifère de caves, fabrique par MH. Geneste et Ilerscber frères; nous nous bornerons à étudier plus particulièrement Irois parties essentielles; ce sont : la prise d'air, la chambre de la chaleur, les conduits de chaleur et les bouches.

LES APPARErLS DE CHAUPPICE MODERNES. .91

La prise d'air est pratiquée à l'intérieur des espaces à chauffer lorsqu'il s'agil de grands édifices, surtout de vastes locaux qui renrerment un grand cube d'air. ■ Dans des locaux pbis restreints, au contraire, celte prise d'air est fnile extérieure-

hémicyctoîdal I E, échappeiibcaL

-3 d« la tignn liO.— B, ri

raent aQn de puiser de l'aÎT pur, ce qui contribue au cbauffa^e et à la ventilation.

Nous devons dire cependant que, lorsque les caves sont bien aérées, et par

suite ne possèdent pas celte odeur d'humidité qui est très-désapréable, on peut

se dispenser de faire un conduit spécial pour aller chercher l'air extérieur.

Quoi qu'il en soit dans les deux précédentes hypothèses, l'air froid est amené A la partie basse de la chambre de chaleur.

92 TRAITÉ COMPLET DU CHÂUn'AGE HTT DE LA VE:<TIUT(ON.

Celle-ci est formée par quatre murs en briques qui sont places à une certaine dislance de l'appareil, afin de permettre k l'air de circuler librement contre les

surfaces de chauffe. Au-dessus des murs en briques(la figure 120 fait comprendre cette disposition) il existe un planclier au centre duquel rayonne le départ cen-

tral lie l'air chaud. C'est au-dess;us de ce plancher que viennent se brancher tous la conduits de distribution.

De là on les dirige dans les locaux à chauffer.

Il est de la dernière importance de bien proportionner la section des conduits en raison du cube des pièces à desservir, et de tenir compte en même temps du plus ou moins grand refroidissement de ces mêmes pièces.

Suivant la dimension de l'appareil, le calorifère de cave Geneste peut chauffer des espaces variant entre 400 et 4000 mètres cubes en prenant encore Tair extérieur. Notre figure 124 montre Télévation de ce calorifère de cave.

calorifère en brique* réir*eialree erensee. — Comme beaucoup d'hygiénistes ont exagéré les inconvénients que présentent les calorifères où Tair s'échauffe au contact de tuyaux ou de surfaces métalliques, plusieurs constructeurs se sont occupé d'améliorer ce genre de chauffage.

HM. Gaillard et Haillot ont créé un type en briques réfractaires, dans lequel ils Oiiit supprimé l'emploi de la fonte et du fer pour tous conduits ou passages dans lesquels circulent Pair et la fumée.

L'air destiné à entretenir la combustion arrive sous la grille A (fig. 125) par le cendrier. Il traverse le combustible, s'échauffe et s'élève, mélangé à la fumée, dans un premier conduit vertical A'. (!e dernier est très-large, il est entouré d'un massif de briques réfractaires jusqu'aux conduits supérieurs et horizontaux B, en nombre variable suivant la proportion de l'appareil, et entre lesquels il se partage.

Parvenue à l'extrémité des conduits supérieurs B, la fumée plonge en B', en B'', en B"', en B"'' et gagne par des passages verticaux le canal inférieur de la fumée C, qui la dirige vers la base de la cheminée. Les conduits de la fumée, B, B' etc., ne sont séparés dans le sens horizontal que par des languettes en briques réfractaires de 0™,004 d'épaisseur.

A l'extrémité de chacun de ces conduits, des tampons de nettoyage D permettent, à l'aide d'un racloir recourbé, de débarrasser complètement tout l'intérieur de la suie qui s'y dépose.

Notre figure 12G montre le plan de ce calorifère, qui a été l'objet d'un rapport très-favorable de M. H. Tresca, ingénieur sous-directeur des arts et métiers; nous donnerons la fin de ce rapport, qui résume parfaitement les avantages du calorifère dont nous venons de donner la description :

< En résumé, dit M. Tresca, ces calorifères entièrement en briques, qui ne contiennent point de parties en fonte ou en fer exposées à rougir par l'action du feu, sont exempts des inconvénients que l'on reproche à la plupart des appareils de chauffage en métal et à l'air chaud.

» Leur rendement calorifique est égal à celui des meilleurs appareils, connus.

» Le peu de conductibilité des matériaux qui entrent dans leur construction atténue beaucoup les irrégularités qui peuvent survenir dans le chauffage par suite des négligences dans le service.

TRAtTË COMPLO DU CflAUFFACE ET DE LA VENTIUTION.

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CALOHIFERE EN BRIQUES REFRACTÀIRES CRELSES.

LES APPAREILS DE CniUFFAGE MODERNES. 95

* Leur construclion est sujette à moins de réparations importantes que celles des calorifères en métal, dont les foyers et les cloches en fonte sont brûlés en quelques années et donnent lieu à de férieux inconvénients. »

Nous ajouterons que le chauffage obtenu par un pareil calorifère est des plus sains, surtout lorsqu'on combine son action avec celle d'une ventilation suffisante.

Avant de terminer cette élude sur les calorifères â air cliaud, nous dirons un mot snr la canalisation des conduits de la chaleur. >

En généra) ceux-ci sont faits enpolerie.Unbonmodèleestcetui marqué CF. qne montre notre figure 127; il est fait en terre demî-rèfraclaire ayant une épais seur suffisante pour éviter toute déperdition de la chaleur; en outre les cannelures, tout en renforçant lé conduit, lui donnent uue légèreté relalive el permettent le grippement du plaire. >

Car on doit toujours enduire au plâtre les conduits de la chaleur.

De même que lorsqu'on est obligé de faire passer ces mêmes conduits dans des terrains humides ou dans des endroits très* froids, il faut les enfermer dans

Fif . IIT. — Conduit en polerk!.

une double enveloppe en briques avec isolement d'air. On doit opérer de même, s'il s'agit de conduire la chaleur à de très-grandes distances.

On iera bien de placer sur chaque conduit une clef pour pouvoir distribuer l'air chaud à volonté, et au besoin intercepter le courant quand on veut ne chauffer qu'un nombre déterminé de bouches. On économise ainsi du calorique qu'on lient pour ainsi dire en réserve. Seulement il faut bien calculer ses manœuvres, car en restreignant le nombre de bouches, on peutdéterminersur certains points une élévation de température si coasidérable qu'elle peut occasionner des incendies.

Un bon modèle de clef à régulateur est celui représenté par nos figures iïè et 129. La première représente la clef ouverte, et la seconde fait voir la déf fermée aux trois quarts dans le conduit de chaleur.

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