IV. — MAGASINS ET BOUTIQUES
Les grands magasins demandent, suivant les marchandises qui s'y vendent, d'employer un mode de chauffage de préférence à un autre. Ceux qui débitent des marchandises qui pourraient être détériorées par un air sec et chaud, doivent employer la vapeur ou l'eau chaude. Du reste les grands magasins peuvent être assimilés à certains édifices publics, et ils peuvent être chauffés comme les églises ou les bibliothèques; nous renvoyons donc au chapitre suivant ceux de nos lec-
(1) Tableau de Paris, par Mercier. Amsterdam, 1783.
leurs qui voudraient étudier un bon mode de chauffage pour ces établissements. Nous nous occuperons ici plus spécialement des plus petits magasins, des bou« tiques.
Celles-ci occupent ordinairement le rez-de-chaussée des maisons, et souvent le commerçant a son logement dans une arrière-boutique ou à Tenlre-sol. Quand la boutique est assez grande, on peut établir un calorifère dans la cave; quand elle a de petites proportions, on emploie certains poêles à flamme renversée, qui ont l'aspect d'une cheminée. Quelquefois même les poêles sont dissimulés par un comptoir ou toute autre disposition.
Dans la journée, ces poêles chauiïent suffisamment; le soir venu, on les éteint, car le gaz qui éclaire la devanture et la boutique donne une très-grande chaleur. Aussi on établit une ventilation plus considérable que dans la journée, et pour cela, à part les ventilateurs dits insensibles qui sont placés à certains endroits dans les carreaux des fenêtres ou des devantures, il serait utile d'établir des vasistas ou appareils analogues, des ventilateurs de Sherringham par exemple, afin de venti-- 1er très-largement.