VIII. — LOGEMENTS DES ANIMAUX DOMESTIQUES
Ce n'est que dans des cas exceptionnels qu'on chauffe le logement des animaux, car les étables et les écuries où Ton enferme les bœufs, vaches et chevaux sont en général fort basses et ont une chaleur suffisante. Cependant aujourd'hui, pour les chevaux de h]xe,les chevaux de course ou de chasse {hunters)y on construit des écuries spacieuses et largement ventilées, qui nécessitent dans les pays septentrionaux un chauffage pendant la saison rigoureuse; quand l'écurie n'a pas une grande importance on peut diriger souterrainement des conduites de chaleur de l'habitation, si elle n'est pas éloignée.
Si au contraire l'écurie est isolée, on doit établir en sous-sol un petit thermosiphon.
Quand l'écurie est considérable, elle possède presque toujours une buanderie; on peut employer dans ce cas un chauffage à l'eau à haute ou à basse pression qui fournit en même temps de l'eau chaude et peut remplacer la buanderie.
Pour les poulaillers, faisanderies, volières et autres locaux pour la gent volatile, le seul système applicable est aussi le chauffage à l'eau chaude.
Pour les magnaneries nous ne parlerons pas ici de leur chauffage, car il est indispensable de le combiner avec un bon système de ventilation; c'est donc dans la deuxième partie de cet ouvrage que le lecteur trouvera des renseignements concernant le chauffage du vers à soie, cet insecte si productif.