‹ Traité complet théorique et practique du chauffage et de la ventilation des habitationsChapitre 30 sur 64 · V. — APPARTEMENTS · texte numérisé non relu

V. — APPARTEMENTS

Un appartement se compose d'une ou plusieurs antichambres, de couloirs, de chambres à coucher, de cabinets de toilette et de travail, de salles h manger, de grands et petits salons et de cuisines.

Un appartement peut occuper un ou deux étages dans une maison, ou simplement une portion d'étage.

Comme nous l'avons dit précédemment, un poêle ou un calorifère doit opérer le chauffage général au moyen de bouches de chaleur, tandis que le chauffage particulier est obtenu par des cheminées; on doit, bien entendu^ préférer les meilleurs systèmes (voir leur description page 51 et suiv.), surloutceux qui prenant l'air extérieur le versent une fois chauffé dans les pièces de l'appartement.

Les chambres à coucher, les grands et petits salons, doivent avoir des cheminées. Pour les cabinets de travail et les cabinets de toilette, si l'on ne peut poser des cheminées, de simples bouches de chaleur peuvent suffire.

Un bec de gaz dans les cabinets de toilette peut rendre quelquefois service pour chauffer de l'eau, si les cabinets de toilette n'en reçoivent pas directement des fourneaux de cuisine.

Les cabinets de travail peuvent être chauffés par des bouches de chaleur, par le gaz, ou par des cheminées pouvant brûler toutes sortes de combustibles.

Les salles à manger peuvent avoir des bouches de chaleur du calorifère de l'appartement, mais posséder en outre un poêle en faïence, avec une étuve pour chauffe-assiettes.

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Les grands et petits salons auront également des bouches de chaleur et des cheminées en proportion de leur capacité.

Pour les cuisines, nous n'avons pas à nous occuper de les chauiïer, car il y fait toujours trop chaud; nous nous occuperons de celles-ci dans la deuxième partie de notre livre, pour donner les ma;rcns les plus eflir^ces de les ventiler, et surtout d'empêcher les odeurs de se répandre dans l'appartement.

Nous ne pouvons cependant ne pas décrire quelques appareils et Touroeaux de cuisine.

CbIbIm «n gM. — Nous recommanderons en premier lieu d'employer pour les petits ménages le gaz, car ce mode présente des avantages considérables. Avec des appareils bien compris la dépense de gaz est toujours complètement utilisée. On peut la gouverner Tacilement et la limiter rigoureusement aux besoins du chauiïage et de la cuisson.

Les aliments, une fois portés au degré de cuisson voulue, peuvent y être maintenus avec une très-minime dépense. S'il faut une certaine somme de gaz pour arrivera réhnililion. il surTit. pour la maintenir, d'une consommation cinq fols

Fifi. Ifii. — «■ili

moindre. On ne peut obtenir ce résultat avec le chauffage au bois et au charbon, car on ne peut le régler aussi métliodi(|uement. Avec le gaz on n'a plus d'allumage difficile ou donnant de la fumée dans i'appartemenl. Tous ces avantages réunis font que la cuisine au gaz est très-commode pour les petits ménages, qui n'ont pas hesoiti de fourneauit brillant tout le jour, mais seulement quelques heures.

On fait aujourd'hui des appareils à très-bas 'prix. Une maison à Paris, qui fait cette spécialité(l), établit des réchauds ronds à partir de 2 fr.5il. Notre ligure 162 montre ce réchaud, mais il ne possède qu'une seule couronne, ou, comme on dit en style de gazier, fi« seii(/'«i; au contraire, si Ton désire un réchaud donnant beaucoup plus de chaleur pour faire bouillir rapidement de l'eau, par exemple,

i\t C'c<l la innison VipIlinnI fanciennc mniaon JarqiipL).

I)L~ CIIAli'KAGIC I)tS DIVERSE» PARTIES DK LIIAIIITATIUN. on |)ciil em|iluyer un réchaULl à deux (eux ou a double cuuroiuK.-, loi i|uc celui l'cpri'senlf liguiv 103.

On Tail iiussi des reurnouux :t di'u\ IhiucIios el à Kintli-llos', nulri? figure Ifil

inonlre un lypc de ces derniers. D'aulres |iossédtnt Irois, iiualrc et cinq bouches el iiii^ine un pins grand nombre; mais noua devons dire «luo les fourneaux à rondelles sont moins cunimoilcs i|ue ceux à lamelles, parce que sur les premiers les cuisiniers sont constamment occupés à mettre leurs plats en équilibre. Aussi en Angleterre on fait des modèles à lamelles qui sont Irès-répandus. Notre ligure 165 montre un fourneau de ce (lenre à deux bouches.

Dans les petits uppartemenls, quand on lait griller de la vi.inde et ilu poisson, les sucs que rendent ces mets, déj;outlunl sur le feu, donnent une odeur et une fumée i|ui se répandent dans toutes les pîè- Kiy. loo. ~ Griiiuir.Y« m ikum.

ces, à moins queloscuisines ne possèdent une vontilnlion exceptionnelle. Aussi pour supprimer ces odeurs on fait des grilloirs avec le feu dessus. Nuire ligure ItîC montre un modèle de cet appartiil qui est muni de deux robinet»; l'un sert (mur le rêcbauil et l'autre pour

IJ,; TlUiTÉ COMPLET DU CIUOFFACE ET DE LA VESirtATION.

le grilloir. Kiiliii, on fait aussi de grands fourneaux Je cuisine au fc-az (li;;- K'^) qui [lossÊdeiit à leur sommet trois Feux, au-dessous un fuui- à pâtisserie, et uu grilloir avec rôtissoire.

Nous avons donné ce modèle à grande échelle afin d'eu faire comprendre toute l'icononiic sans lîxplicalion.

-Nous no pouvons décrire les appareils de ce genre car ils sont innombrables; nous nous bornerons donc à indiquer deux types de fourneaux, et dans la deuxiëme partie de notre ouvrage nous donnerons uu modèle qui supprime la liotle.

La ligure 108 montre un fourneau au cliarbon pour une inai^iin bourgeoise. Il possède une riltisserie à air libre avec un fojer dont la i.iparilé se réduit par un levier qui remonte la grille.

Dl' CIUI'FFACE 1)KS DIVKRSES 1-AHTIKS I>E I.

Ce foiirneaU' possible ^n outre un dmitilti

viinlîkileur, rniv- ùluve, un réservoir d'eau, el A (caiichB un nppareîl fuinivorc pour \es rrilures et les grill.itlcs, ce i|ui empi^rhe U ruinée et l'odeur i\c se répnmlrc duiis lit cuisine el par suil« iJans l'appartenirhl.

La (igiiiv 160 Tait voir un grand Toumnau pour liùtels, hospices, Ijcées, elc. Cet appareil pcriiti>l de préparer des aliiuetils pour trois ccitls personnes, et avec <|ue1(|ues Niodificatioas il peut en Tournir pour douze ou quinze cents. Sun Toyer est à grille mobile à reniontoir; lus inarmitos sont en l'onle poHe, et le bouilleur

contient 1 200 litres. De grands robinets permettent de donner de l'eau ciiaude et de l'eau Troide dans le.s marmites. Ce fourneau est pourvu aussi de doubles fours superposés, à ventilateurs cl h registres modëruleurs, qui permettent de nts se servir que d'un seul compartiment h la fois.

08 TnAlTÉ COMnKT DU r.HlCFKAGE tT DE U \

RAIlurrle A «enlllalenr. — NoIlC ligure 170 fuil \ c un fDyor

[■ uii iiouvL-au système liilc. el pouvant i^lcin-

cle rdtisserie à venliluttnir avec un Toyor divisé, à gnll< lire Irùfi-rapiiicment le feu quand il ijevieiit inutile.

Celte rôtisserie possède un molour à lii^lice à aîr diluti: qui Iboclionne par les produits de la combustion et qui Tait tourner les broches.

Pour utiliser toute la chaleurdu ronibuslihle, il cïistc derrière l'àtrc un bouil-

leur qui peut cliauller 1000 litres d'eau par heure â 70°. On peut utiliser>ctl« eau pour bains, laverii! et autres usa;;i>s; enlin un ridiîHU rellcclcur à contrepoids, se manœuvrant comme un bureau h ryliuJre, donne un grand tirage au conduilde larumée eleiilttve tomes Ic^ oiieurs de graisse, qui sans cela se répandraient dans U cuisine.

Cette rôtisserie, ainsi que les deux funnicaux précédents, sont fabriqués par

M. A. Baudon fils. Nous avons donné ces spécimens parce qu'ils présentent des qualités réelles et des avantages incontestables. Du reste, on peut les voir fonctionner aujourd'hui dans toutes les grandes administrations de France et de l'étranger.

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