‹ Traité d'agriculture pratique [microforme] (volume 2)Chapitre 25 sur 80 · LES OIES · texte numérisé non relu

LES OIES

UOIQU'IL y ait des oies dans ce pays, où elles sont sauvages, on n'élève que M:

celles d'Europe, parce qu'elles sont ap-BPinie privoisées ; on en connaît deux qualités quan la grande et la petite ; on ne s'occupefnere guëères que de la première, parce qu’elle La est d’un meilleur rapport. orge Quiconque désire en élever doit faire choiïæ'8rai d’un jars d'une grande taille, d’un beau blanc "ec avec l'œil gai, et de six femelles brunes, cenaChé drées, ou panachées. nes:

dindonoup.

de manaut alors digérer, nséquence ) trempée harricots dans leur

t robustes

de l'air ; centaine,

turage.

pustules au nsi qu'aux

» est de gésains ; eninaigre virouge ; On >.

ns Ce pays:

n'élève que es sont apux qualités, ne 8'o£cupe arce qu’elle

faire choix beau blanc

Il faut convenir que la chair, les plumes, le duvet, la graisse, la fiente même de ces animaux, ne sont pas à dédaigner dans les endroits où les circonstances favorisent leur propagation, comme la proximité d’une rivière, d’un ruisseau, d’un lac, d’un marais, et la culture du blé-d’Inde.

Pondaison et incubation.

Aussitôt qu'on s'aperçoit que les oies veulent pondre, on les tient renfermées dans leurs toits, où on leur prépare des nids avec de la paille, où elles reviennent constamment déposer leurs œufs, lorsqu'elles en ont pondu un dedans.

Lorsqu’elles gardent le nid plus longtems que de coutume, c’est une preuve qu'elles veulent couver ; alors on refait le nid comme il est dit pour les roules, et on y met quatorze ou quinze œufs; on place près d'elles de l'orge

détrempée et de l'eau dans des vases où elles

puissent se laver et boire; l’incubation dure trente jours.

| Education des oisons.

On retire les oisons de dessous leurs mères à mesure qu’ils éclosent; on les met dans un panier, couvert d’un linge et garni de laine; quand la couvée est finie, on les rend aux mères. #

La première nourriture est préparée avec de orge grossièrement moulu, du son et des grains cuits dans dun lait, ou du lait caillé Avec du miel, des feuilles de laitue, des bettes hachées et des croutes de pain bouillies; à mesure qu’ils grandissent, on augmente la por-

tion jusqu’à ce que les ailes commencent à se e croiser, alors ils sont assez forts pour suivre d les mères aux champs. On engraisse les oies e l'automne de la même manière que les autres p wolailles. b Preparation de la plume, y

Après la viande des oies, leur plus grand E Pl profit est leurs plumes. On plume les vieilles Æ 56 oies vivantes dans les mois de juin et de juillet, ainsi que celles que l’on tue, et les oisons quinze jours après les mères. On fait trois lots des plumes, les fines, les moyennes, et les grosses : les premières se vendent généralement sous le nom de duvet ou d’édredon ; on les fait sécher au four une demi-heure après avoir retiré le pain, alors il se conserve longtemps.

On attend, pour enlever les plumes des aiïlés, que les soies commencent à être en mue; on les hollande en les faisant bouillir dans une eau alcaline, plus ou moins forte, pour les débarrasser de leur graisse et des membranes qui les entourent ; ensuite on les fait sécher dans un bain de cendre; on en fait des paquets dé vingt, d’abord de grosses, de moyennes ensuite, et enfin de petites.

Les oies se mangent principalement rôties, avec une marmelade de pommes, ou de la gelée de gadelles ; on en conserve, dans des pots de grès, les cuisses à demi-cuites dans de l’ea salée, recouvertes de saindoux.

Maladies des oies.

Les oies sont sujettes aux mêmes maladie:

que les autres volailles, et on les soigne comme

cent à 8e ar suivre e les oies les autres

lus grand es vieilles de juillet, les oisons

fait trois ines, et les k générale- [redon ; on eure après ) conserve

s des aïlés, mue ; on les ns une eau

les débaranes qui les ner dans un paquets de nes ensuite,

nent rôties, de la gelée des pots de ns de l’ea

es maladie igne comm

elles. Un fléau redoutable pour les oisons sont de petits insectes quientrent dans leurs oreiiles et leurs naseaux ; alors ils marchent les ailes pendantes et secouent la tête ; pour les en débarrasser, on leur présente de l'orge dans un vase rempli d’eau claire ; pour le manger ils se plongent la tête dans l’eau, ce qui force les insectes à abandonner leur proie.

Page 1