‹ Traité d'agriculture pratique [microforme] (volume 2)Chapitre 7 sur 80 · LA GALE · texte numérisé non relu

LA GALE

ST une maladie éruptive, à laquelle tous les animaux domestiques sont su-

jets, surtout les chiens.

Il paraît qne le séjour des animaux Le dans les écuries malsaines, et une nourriture de mauvaise qualité en sont

‘ très-souvent les causes.

La première attention, lorsqu'un animal en est attaqué, est de le séparer des autres, de le

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La gale se guérit plus facilement en été qu'en hiver, et dans les jeunes animaux que dans les vieux. |

Il y a plusieurs sortes de gales: la moins dangereuse est celle occasionnée parles insectes appelées acares.

Les frictions de soufre dissous, de mercure déteint dans de la graiïisee, et encore mieux l'action directe du gaz acide sulfureux, en débarrassent l'animal en peu de jours.

Les autres gales tiennent à l’âcreté des humeurs ; leurs symptômes extérieurs sont, d'abord, la rougeur et la démangeaison de la partie affectée, quelquefois des écailles blanches, ensuite des trous ou des fentes superficielles, d'où sort une humeur très-âcre; les poils tombent en tout ou en partie.

Lorsque la gale est arrivée à ce point, toutes les humeurs se détériorent, il n’y a plus de sommeil, les aliments ne profitent plus, et l’animal meurt étique.

Le premier moyen curatif, après avoir mis J’animal dans l'impossibilité de se grater, c’est de lui couper le poil sur la partie affectée, de la frotter soit avec un linge rude, une brosse, une étrille, on une lame de couteau, et de la ouvrir d’un linge imbibé d’une décoction de ‘mauve, ou guimauve, qu’on répète jusqu’à quatre fois par jour.

Pendant ce traitement on donnera à l’animal «n breuvage, dans lequel on aura fait fondre un once de nitre, et deux de tartre ; une pinte Pour les gros animaux, et un demiard pour les

petits, est la dose convenable, chaque jour. lematin : tous les trois ou quatre jours, si son effet n’est pas marqué, on pourra ajouter à cerégime un bol composé d’une once de fleur de | soufre, et de quatre gros d'antimoine diaphorétique non lavé et en poudre, incorporés dans du miel.

Une infusion de tabac dans l’urine humaine,.

dont on frotte deux fois par jour la partie ga- | leuse, est un remède vulgaire qui produit sou- | vent d'excellents effets, ainsi que l’emploi de l'huile empyreumatique, (brèàlée) surtout pour | les petits animaux, comme les brebis.

| LE FARCIN é ONSISTE dans une éruption cutanée de:

boutons ronds, ou de tumeurs longues | et étroites, que l’on désigne sous le © nom de cordons; quelques unes de ces tumeurs s’abcèdent et suppurent, d’au-- | tres se résolvent, d’autres se terminent | en durillons et forment des ganglions.

On distingue deux sortes de farcins, l’un malin et l’autre benin; tous deux sont conta-. gieux et exigent conséquemment l'éloignement | de l’animal qui en est affecté.

Les causes sont, lo. Le long repos. 20. Une | nourriture abondante, 30. L'avoine et le foin. À nouveaux. 40. Le contact d’un animal attaqué de farcin. 50. Le séjour dans des éeuries. mal-propres, humides, et infectées par des animaux farcineux. 60. Le passage subit de l'air: dans l’eau, et de l’eau à l'air froid. |

Le vrai remède de cette maladie n'est pas.

encore découvert; on emploie, en attendant,

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Ja saignée, on tient l’animal à un régime trèsdoux, au son, à l’eau blanche ; on lui administre des lavements émollients, des breuvages purgatifs, dans lesquels on fait entrer l’aquila alba diaphorétique.

Outre ces remèdes extérieurs, on est quelquefois obligé d’en employer d’intérieurs, l'onguent d’althea, ou l’onguent napolitain, dont on frotte légèrement les tumeurs.

L’extirpation des boutons ou des cordes du farcin est recommandée dans le commencement du mal, avec un instrument tranchant, ou la cautérisation, avec le cautère actuel,

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