HOUBLON
OMME les brasseries se multiplient dans Œ le pays, j'ai cru devoir recommander la culture du houblon qui est un objet de première nécessité pour la fabrication de la bière et une ressource de plus pour les cultivateurs qui voudront en
profiter pour le vendre.
Le houblon est une plante vivace, ses tiges sont sermenteuses et produisent des cônes qui servent à bonifier la bière,
Le sol destiné à former une houblonnière doit être non seulement riche, mais encore moeuble,profond et humide pour qu'elle prospère, Aussitôt que le terrain est suffisamment préparé par les labours, les hersages et les engrais, il convient d'y tracer des lignes droites | et parallèles, sur lesquelles doivent être établis des. monticules en quinconce, pour recevoir les plants, distancés de deux pieds; on met sur chaque monticule quatre à cinq plants; on donne au sommet des monticules la forme d’un léger bassin pour retenir les eaux.
La seconde année on retranche au printemps toutes les tiges de l’année précédente jusqu’auprès du Collet de la racine, ainsi que les drageons. : |
Dès qu'on s'aperçoit que ces nouvelles pousses. sont élevées, il faut enfoncer autour de ces monticules, pour les soutenir, quatre perches de 12 à 15 pieds de haut, inclinées en dehors et fourchues au sommet ; on doit sarcler et biner aussi souvent que possible, dresser les tiges qui s'élaignent des perches et les y entrelasser. |
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La maturité du houblon s'annonce par le branissement des cônes et par l’odeur forte, aromatique qu’ils exhalent à cette époque ; il ne faut pas différer la cueillette des cônes, car ils se flétrissent et perdent cet arôme qui en fait le mérite.
On coupe les tiges à environ un pied de terre; on arrache les perches qu'on dépouille de leurs cônes ; on réunit les cônes en tas, ou on les met dans des paniers pour les transporter dans un hangard bien airé, où ils achèvent de sècher ; si non, il faut l’accélérer en les exposant au-dessus du fourneau à drèche de la brasserie de celui qui en fait l’achat.
On continue chaque année les mêmes semis ; on renouvelle les engrais et les sarclages ; par ces opérations on fait durer une houblonnière une douzaine d'années.
On peut cultiver dans les espaces vides des plantes peu épuisantes telles que des fèves, des carottes, des raves ou des navets.
Lorsque la houblonnière est épuisée, on peut la labourer et lui faire succéder de l’orge avec
avantage.