LES DARTRES
ES maladies de la peau, sont les dartres, la gale et le farcin. On distingue deux sortes de dartres, l’une farineuse et l'au-
tre vive. On reconnait la première, lorsqu’en écartant le poil de la partie affectée, on découvre une multitude de petites pustules presque imperceptibles, le poil tombe peu à peu, et la peau se couvre d'écailles qui se dissipent sous la forme d'une poudre blanche. La seconde se reconnaît à la tumeur brûlante formée de petites pustules réunies et enflammées ; la matière qui en découle cause beaucoup de douleur à l'animal, il se gratte si fréquemment qu'il s'oppose à la guérison des plaies,
On attribue la cause des dartres aux écuries humides et mal-propres, a la boue des rues, aux travaux excessifs l'été, aux mauvais aliments et surtout à la disproportion du sujet.
Comme cette maladie se communique, il est bon que ceux qui soignent les animaux dar.
‘treux prennent des précautions pour ne la : point prendre, et mettre dans ur appartement
séparé les animaux qui en sont malades,
Le traitement des dartres farineuses est le ‘ même que celui du farcin indiqué plus bas:
* celui des dartres vives est de n’appliquer aucun remède extérieur, de faire une petite saignée - de mettre le malade à la paille et au son mouil.
lé, dans lequel on ajoute deux onces de soufre par jour, si c'est un cheval ou un bœuf; &i c'est un poulin, un veau, un mouton, on n’en - met qu’une once; on donne pour boisson de l’eau blanche, du patit lait, ou de l’infusion de : réglisse : les bains conviennent aux chevaux
et aux bœufs; on leur en fait prendre vingt k
dans huit jours et on les y tient plusieurs heu. res: en outre les dartres doivent être lavées trois fois par jour, avec une forte infusion de ‘ régiisse, tenant en dissolution un gros de su-
vlime corrosif pour une livre et demie d’infu. sion, et on couvre la partie affectée nour la dé. : fendre des injures de l’air.