LE PIGEON
ST le dernier animal dont je parlerai; je le recommande aux cultivateurs du pays, quoique dans l'opinion de plusieurs il passe pour être plus nuisible que profitable ; mais, comme le contraire est prouvé par des agronomes célèbres, je ne laisserai pas que de le recommander, puisque, dans le fait, les profits qu’il donne sur-
passe de beaucoup sa dépense.
D'abord dans la belle saison il trouve 84 nourriture dans les champs, et dans l'hiver, il
Il ne n’ re plus engrais
mesure et M ne lui faut que les balayures des granges et les à laissant D criblures des grains avec de la potée de gouine le nid, M driole, ou de patate.
sera bon Dès le mois de février les femelles fournisture plus DM sent des pigeonnaux jusqu’au mois de décembre sous les M elles en donnent deux tous les mois, ce qui dég couvent Mdommage amplement de cette chétive pi-
tance.
On distingue deux espèces de pigeons, le fuyard etle privé; mais comme le fuyard est devenu privé, je parlerai du pigeon en général, sans distinction.
Tout cultivateur qui veut élever des pigeons doit s'en procurer une certaine quantité, dans Je mois de Janvier, des prémières couvées de l'année précédente, les renfermer dans un bon
ut de huit soins par-
ies et dans
et on hol. Epigeonnier ; leur fournir de l’eau et des greeigné pour Milles jusqu'à ce qu'ils aient pondu et que les étant les Mnetits soient éclos ; alors on peut leur ouvrir me dispen- Ia porte pour qu’ils puissent aller dans la cam-
agne chercher leur nourriture et celle de eurs petits.
Ponte etincubation, Les femelles commencent à pondre dès le
mois de février deux œufs qu’elles couvent ausitôt et continuent ainsi jusqu’au mois de déembre.
Le mâle a cela de particulier qu’il couve lternativement avec la femelle les œufs et ourrit conjointement avec elles les petits ; en orte qu’on est dispensé de ce soin.
Education et nourriture.
Il ne n’agira alors que de donner une nourrire plus substantielle aux pères et mères pour engrais de leur petits, qui sont excellents E S.P.
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quand on les tue au moment où les pères et mères laissent les soins de les nourrir, ce qui dure un mois
La vesce est la nourriture que les pigeons préfèrent, ils mangent volontiers de l'orge, du sarrasin, des lentilles, des pois, de l’avoine, des féverotes et du chanvre ; dans les champs ils vivent de presque tortes les graines PRAGUE et d'insectes.
Comme ils aiment beaucoup le sel, qui contribue à leur santé, je reccommanderai de leur faire des pains avec dix livres de patates cuites, dans lesquelles, on ajoutera deux livres de cumin que l’on mettra: dans un vase, avec de Îa terre fraîche sassée et assez molle pour être pétrie avec de l’eau, dans lequelle on jetera deux livres de sel de cuisine ; on pétrira le tout on en fera des petits pains en forme de cônes, que l’on expose au soleil, ou dans un four modérément chaud ; quand ils seront secs on en mettra quelques-uns dans la colombier, où les pigeons viendront les becqueter l'hiver et surtout dans le temps de la mue.
Production.
Les pigeons vivent ordinairement sept à huit ans. Il faut les tuer avant ce temps ; aussi bien ils pondent peu quand ils deviennent âgés.
Ce n'est guêre qu’à cinq ou six mois que les pigeons commencent à se reproduire, à la fin de
la seconde année ils ont atteint toute leur
grandeur.
Les femelles donnent deux petits pendant dix mois de l'année, qui estimés à trente sols Île couple donnent un produit annuel de quinze
francs ; en sorte qu'un cultivateur qui aurait]
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un produit de cent de pigeons se ferait un revenu de quinze cents francs.
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Éorie, 0 | Je ne puis mieux terminer ce chapitre des VOD AE animaux domestiques qu'en faisant observer à hamps ils
ceux qui s’adonnent à en élever, cette maxime qu'il est plus aisé de prévenir leurs maladies que de les guérir.
Que pour obtenir une fin si désirable les plus rs moyéns et les plus efficaces sont de les pourvoir de demeures propres et bien airées, de jeur fournir une nourriture saine et par dessus out le pansement de la main.
Comme ces moyens sont. essentiels pour le maintien de la santé des animaux, ils seront raités dans le cours de cet ouvrage et j'engage scultivateurs à y donner toute leur attention.