BETTERAVE
PE me suis engagé à l’article betterave, dans la première partie de cet ouvrage, de traiter de ce légume, comme plante fourragère dans cette seconde paitie, et je vais l’effectuer.
Les Allemands sont les premiers qui ont ultivé cette plante en plein champ pour la iourriture de leurs bestiaux ; les Français les nt imités ensuite, puis les cultivateurs Améicains, qui he négligent rien de ce qui peut apporter du profit, l'ont adoptée pour la nour-
riture de leurs cochons, aux”"els ils donnent
les feuilles l'automne, et les racines ?hiver li
pour compléter leurs engrais ; c’est l'aliment par excellence, des vaches, attendu qu’elle leur donne plus de lait qu'aucun autre fourrage:
c'est surtout pour l’engrais de toute espèce d'animaux qu’elle est le plus utile.
La terre destinée à la culture de la betterave blanche, appelée racine de disette, doit être labourée profondément avant l'hiver, et encore lors du semis, dans les premiers jours cle mat et bien fumée alors; on répand, dans deg sillons faits à la charrue, et espacés de quinze pouces, trois livres de graines par arpent, afin] de pouvoir biner à la charrue, ce qui est un avantage considérable sous le rapport de l’éco. nomie du travail ; comme le hersage doit être aussi parfait que possible, on fera mieux de faire rateler la terre par des élèves, que l'on plase deux à deux de chaque côté des planches,
qui, pour cela, ne doivent pas excéder quatre
pieds de large; on ne doit pas ménager le roulage, car il est reconnu que plus le champ est uni, plus le succès est assuré.
Le plan levé se conduit positivement comme il est indiqué pour les jardins, pourquoi jy renvoye le cultivateur.
En août on pent faire enlever par less magées
enfants, toutes les seinaines, une ou deux
feuilles inférieures des betteraves pour les
don er aux bestiaux ; à l’époque des premières gelées, on détache le reste des feuilles, et peu après on arrache les racines, on les soigne, et on les emploie comme il a été dit à l'article betterave des jardins.
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Une circonstance que je ne dois pas omettre, c'est qu’en France on a élevé des fabriques, de sucre de betteraves, depuis quelques années, qui paraissent prospérer, et soutenir la concurrence du sucre extrait de la canne.
Sous tous ces rapports, c'est une plante que tous les cultivateurs qui entendent bien leurs intérêts, doivent accueillir f”vorablement,.